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. La loi du 1 er octobre 1793 ordonnait
lextermination des " brigands ", hommes, femmes, enfants.
Plus tard, les républicains vendéens eux-mêmes eurent à souffrir des exactions de la
troupe. Voici ce quen dit un républicain, Lequinio: " Le pillage a
été porté à son comble . Les militaires, au lieu de songer à ce quils avaient
à faire, nont pensé quà remplir leur sac et à perpétrer une guerre aussi
avantageuse à leur intérêt. Beaucoup de simples soldats ont acquis 50.000 Francs et
plus . On en a vu couverts de bijoux et faisant dans tous les genres de dépenses
dune prodigalité monstrueuse. Lavidité dacquérir le butin a mille
fois engendré une fatale insouciance dont le résultat a été le massacre des
avant-postes, la surprise et la déroute des corps de défense. Lhabitude de piller
a étendu les effets de cette disposition coupable jusque sur les patriotes et les
richesses de ceux-ci sont
On en a vu dautres porter des enfants au bout de la baïonnette ou de la pique et qui avait percé du même coup et la mère et lenfant. Les rebelles nont pas été les seules victimes de la brutalité des soldats. Les filles et les femmes des patriotes ont même été souvent mise en réquisition , cest le terme. Toutes ces horreurs ont aigri les esprits et grossi le nombre des mécontents, forcés de reconnaître souvent moins de vertu à nos troupes quaux brigands, dont plusieurs, il est vrai, on commis des massacres mais dont les chefs ont toujours eu la politique de prêcher les vertus et daffecter souvent une sorte dindulgence et de générosité envers nos prisonniers ".
Dans cette sombre politique danéantissement, deux sinistres silhouettes se détachent: celles du Général Turreau et de Carrier, le noyeur de Nantes. On fusille 2 000 Vendéens, dont moitié des femmes, à Angers; 1 500 à Noirmoutier; 1 800 aux carrières de Gigant, près de Nantes. Carrier fait noyer 4000 personnes en Loire. Ce n'est pas suffisant. Le 19 janvier, Turreau présente à la Convention son plan d'extermination de la Vendée : 24 colonnes vont y pénétrer, avec la consigne de tout brûler et de tout. La Vendée est mise à feu et à sang. Dans une seule journée, le 28 février, la colonne de Cordellier fera, aux Lucs-sur-Boulogne, 563 victimes. Cependant, tout n'est pas fini. Les survivants, exaspérés, se regroupent derrière deux hardis chefs de bandes : Charette et Stofflet. Les massacreurs sont massacrés à leur tour à Chauché, aux Clouzeaux et ailleurs. La colonne de Crouzat qui, en l'absence de Stofflet, a tué 1 500 personnes, dans la Forêt de Vezins, le 25 mars, est exterminée, trois jours après, aux Ouleries. Le plan de Turreau a échoué : la Vendée, bien qu'ensanglantée, est encore redoutable. La guérilla est impitoyable. Le bocage savère un véritable labyrinthe de chemin creux , les troupes qui sy aventurent nen ressortent jamais indemne. Un seul homme bien posté peut faire le coup de feu, tuer à coup sûr sans rien risquer, si ce ne sont des représailles sur les civils. " Lincroyable Vendée existe toujours" , écrivent dépités les Représentants en Mission à la Convention. Le 13 mai 1794, Turreau est destitué. La Convention, qui a besoin de ses troupes aux frontières, évacue la Vendée. |
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