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Quelque chose qui ressemble à la paix 

Si les vendéens sont exténués, les républicains n’ont plus les moyens de soutenir l’engagement. Ils se replient dans des camps, aux limites de la Vendée. Le pays respire. Malheureusement, les rivalités entre chefs continuent. Le 10 juillet 1794, Marigny est fusillé par des hommes de Stofflet.
A l'automne, Charette s'empare des camps républicains : Les Moutiers, Fréligné.

La Convention se lasse la première, d'une lutte qui n'en finit pas. Elle envoie des émissaires à Charette pour lui proposer la paix.

Les pourparlers en vue de la paix se continuent à la Jaunaye, près de Nantes. Le 17 février, la paix est signée. Charette a exigé et obtenu la liberté religieuse pour la Vendée. Il fait sa soumission à la République. Le 26 février, il reçoit à Nantes un accueil triomphal. Mais le Traité comportait des clauses secrètes concernant le jeune Louis XVII.... la Convention était à l’agonie et nombreux étaient ceux qui pensaient à un proche retour des Bourbons. Les militaires républicains qui n’étaient pas trop compromis, pouvaient espérer jouer sur deux tableaux.

A Paris , on découvre, ou on fait semblant, les atrocités commises en Vendée. La stupeur le cède bientôt à l’indignation. Comme il est d’usage, on choisit les plus zélés serviteurs de la politique d’extermination pour en faire les boucs émissaires. Turreau et Carrier sont jugés, ce dernier est condamné à mort. Il est intéressant de rappeler que l’un des plus sévères accusateurs de Carrier fut Gracchus Babeuf, le "père" du communisme . Son ouvrage, " Du système de dépopulation ou la Vie et les crimes de Carrier"    s’avère un témoignage capital deux siècles plus tard. carrier.jpg (20624 octets)

" Du système de dépopulation ou la Vie et les crimes de Carrier " de Gracchus Babeuf

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