Commandant DUBLAIX
REPUBLIQUE
et
ROYAUTÉ
Le gouvernement de plusieurs n'est pas bon
Ayons donc un seul chef, un roi.
(Homère.
L'Iliade)
EN VENTE
A LA LIBRAIRIE D'
« ACTION FRANÇAISE »
12, RUE DE ROME, 12
PARIS (8°)
En manière de préface
Anatole France et la République
« Ah! je l'ai
déjà dit : seule la République, puissance ploutocratique et anonyme, peut ainsi
traiter des hommes... Un roi aurait pitié, mais la République est sans
entrailles. »
« Maître,
n'êtes‑vous donc pas républicain ? » demanda l'un des assistants.
Le Maître remua sa calotte rouge et vivement : « Me prenez‑vous
pour un idiot ? »
Cela jeta un froid.
MARCEL
LE GOFF,
(Anatole
France à La Béchellerie).
CHAPITRE PREMIER
I. VICES ESSENTIELS DU REGIME
Les vices inhérents au régime républicain
démocratique ont été reconnus par de nombreux écrivains républicains, tels : le
socialiste Marcel Sembat (1), Eugène Lautier (de l'Homme libre), Emile
Buré (de l'Avenir), du Mesnil (du Rappel), le Provincial
(du Temps), etc.
Ces vices sont :
Faiblesse du
pouvoir né
de l'élection et dépendant de l'élection.
Instabilité
ministérielle, résultat fatal du principe démocratique que les ministres sont
responsables devant le Parlement. C'est une véritable prime aux crises ministérielles.
Incohérence de
la politique, conséquence
de l'instabilité ministérielle et des variations de l'opinion publique facile à
influencer par la presse.
Irresponsabilité
des ministres. Sauf le cas de CRIME avoué (Baïhaut) ou prouvé (Malvy), la seule
sanction, même pour des fautes lourdes (Ribot laissant tomber, en 1917, les
propositions de paix séparées de l'Autriche ; Herriot faisant de l'inflation
secrète malgré ses dénégations solennelles), la seule sanction est la perte du
portefeuille.
Gaspillage des
deniers publics, compagnon inséparable des démocraties et résultat de la surenchère
électorale.
Abandon de
l'intérêt général que personne ne représente ni ne défend.
Le Président
de la République, en effet, est l'homme d'un parti ; ses pouvoirs sont éphémères et
surtout ils sont inexistants : c'est un soliveau.
Les Ministres sont
plus éphémères encore. A peine commencent‑ils à être au courant des
affaires de leur département qu'ils tombent et sont remplacés par des hommes
qui, la plupart du temps, ont tout à apprendre. Sachant qu'ils ne dureront pas,
les Ministres se désintéressent de l'avenir et pratiquent, même dans les
affaires extérieures, une politique au jour le jour : « Nous n'avons pas, nous ne pouvons pas avoir
de politique étrangère en République », a écrit Anatole France.
Comment sont choisis les ministres ?
En raison de leur compétence ? Non, mais en raison
de leur influence politique et parlementaire et en vue du nombre de voix qu'ils
sont supposés devoir apporter au ministère.
La principale préoccupation des Ministres est de
conserver leurs portefeuilles et, pour cela, de maintenir et, si possible, de
grossir leur majorité dans le parlement. C'est pourquoi ils livrent aux députés
l'avancement des fonctionnaires et sacrifient aux caprices des parlementaires
tous les intérêts du pays, ceux même de la défense nationale.
C'est pour conserver sa majorité, en flattant les
hommes de gauche (il se disait : Les
modérés voteront toujours pour moi), que M. Poincaré a trahi les intérêts
de la France en refusant toute aide, même morale, aux séparatistes rhénans
qu'il laissa massacrer en 1923, à Pirmasens et à Kaiserslautern.
Pour la mène raison, ce ministre cependant
intelligent, cultivé, expérimenté et assez patriote, accepta le principe de
l'évacuation de la Ruhr en échange du plan Dawes, fit de l'anticléricalisme
actif (attribution de biens d'Eglise, refus de louer le Séminaire de Saint‑Sulpice
à l'archevêque de Paris, etc.), et décerna, en plein Sénat, an traître Malvy,
un certificat de civisme et de probité.
Pour ne pas compromettre sa majorité, Herriot,
pendant toute la durée de son ministère (juin 1924 à mars 1925), est resté
sourd aux appels pressants et réitérés du maréchal Lyautey et a refusé
d'envoyer au Maroc les renforts en hommes et en matériel qui eussent permis
d'écraser dans l'œuf la révolte d'Abd‑el‑Krim. Pour envoyer ces
renforts, en effet, il eût fallu solliciter des Chambres des crédits que la
gauche socialiste eût refusés. D'où seraient résultées la rupture du Cartel et
la dislocation de la majorité ministérielle. Afin de conserver sa majorité,
c'est‑à-dire le pouvoir, Herriot a fait tuer, par surcroît, des milliers
de soldats français.
(1) Dans son curieux livre : « FAITES UN ROI, SINON
FAITES LA PAIX ». ‑ 1 vol. chez Figuière, 1913.
Toujours pour plaire aux hommes de gauche, soutiens
de sa majorité, le même ministre a brutalement rappelé de Syrie le général
Weygand et l'a remplacé par le F\Sarrail, anticlérical
notoire. Les procédés brutaux de ce sectaire ont déchaîné une insurrection qui
nécessita une expédition longue, coûteuse et meurtrière.
En France, les gauches
sont germanophiles parce qu'elles subissent directement l'influence de la
Judéo‑Maçonnerie internationale, laquelle a partie liée avec l'Allemagne.
Pour s'assurer les voix de gauche, Herriot avait
consenti, en 1924, à évacuer la Ruhr sans compensations et à reconnaître de jure le gouvernement des Soviets
(allié de l'Allemagne).
Pour conquérir, à leur tour, les voix de gauche et
consolider leur majorité, Poincaré, Briand, Barthou, etc., par les accords de
Locarno, de Thoiry et de Genève, ont accepté l'évacuation de la zone de
Cologne, le retour des fonctionnaires prussiens en Rhénanie occupée,
l'admission de l'Allemagne au Conseil de la Société des Nations et la
suppression, en fait, du contrôle du désarmement, en attendant l'abandon total
de la vallée du Rhin. L'intérêt de parti, en démocratie, fait complètement
oublier les intérêts de la patrie.
Députés et
Sénateurs, eux,
n'ont qu'un souci : favoriser leur réélection.
L'élection choisit‑elle au moins le plus digne
?
M. Gustave Théry, professeur honoraire de droit aux
Facultés catholiques de Lille, écrit dans sa brochure l'AUTORITÉ : « L'élection est une surenchère dans
laquelle les malhonnêtes gens, spéculant sur la sottise ou la corruption de
l'élection, ont nécessairement l'avantage sur leurs concurrents honnêtes. En
sorte que, par le fonctionnement normal de ce régime, l'administration tombe
fatalement aux mains de ce que le pays contient de moins recommandable. »
De quoi
dépendent les élections ? De l'opinion publique. ‑ Mais
qui fait cette opinion ? demande Charles Maurras dans l'Avenir de l'Intelligence.
C'est la presse. ‑ Qui meut la presse ? C'est l'or.
Voilà pourquoi, partout et toujours, démocratie =
ploutocratie.
Nous pouvons ajouter : Qui détient l'or ? C'est le
Juif. Et cela explique comment les nations affligées d'institutions
démocratiques tombent fatalement sous le joug de la Judéo‑Maçonnerie. Le
Juif, par la vertu de son or, maître de la majeure partie de la presse et
disposant de grosses influences parlementaires, pousse au pouvoir les Francs‑Maçons
ses serviteurs dociles.
Le même phénomène se constate au Portugal, en Tchéco‑Slovaquie,
au Mexique, en Russie et dans plusieurs républiques du Centre et du Sud
Amérique. Si dans ces pays, comme en France, la persécution anticatholique
sévit avec une extraordinaire continuité, c'est qu'elle est l'œuvre d'un
pouvoir stable : celui de la Judéo‑Maçonnerie, celui d'Israël.
M. Gustave Théry, dans son ouvrage déjà cité, dit
encore : « La Franc‑Maçonnerie,
instrument des Juifs, s'est efforcée d'introduire en France la forme
démocratique (et y a réussi) parce que cette forme lui a paru faciliter, plus
que toute autre, la réalisation de ses plans. Le but poursuivi est la
domination universelle du Juif embusqué derrière le Franc‑Maçon.
L'obstacle à
cette domination est d'abord l'Eglise catholique, ensuite le sentiment
patriotique qui se révolte contre tout ce qui tend à la destruction de la
patrie. IL faut donc détruire l'idée catholique et le sentiment patriotique. La
démocratie est le système qui se prête le mieux à cette double destruction. »
Il est une troisième force pour protéger
efficacement les peuples contre la conquête juive c'est le gouvernement du Père
de famille : la Monarchie héréditaire. C'est pourquoi la Judéo‑Maçonnerie
s'est appliquée à faire falsifier l'Histoire de France par des écrivains à ses
gages ou soumis à son influence : des historiens (Michelet, Edgar Quinet, Henri
Martin, Lavisse et les auteurs des manuels scolaires officiels), des romanciers
(Alexandre Dumas en est le plus notoire), des auteurs dramatiques (Ex : Victor‑Hugo
: Le Roi s'amuse), des publicistes,
etc.
But de cette entreprise de
mensonges historiques : Amener les Français à détester et à redouter les
institutions monarchiques qui, pendant tant de siècles, avaient rendu notre
pays puissant et prospère. Si bien qu'un grand historien belge, Henri Pirenne,
professeur à l'Université de Louvain, écrivait en 1913 : « L'Histoire de France, depuis cent ans, semble avoir été écrite par des
ennemis de la France ».
II. AUTRES MAUX ENGENDRES PAR LA DÉMOCRATIE
Elle pousse aux dissensions
entre les citoyens ; la lutte des partis est l'essence même du régime.
Elle provoque une centralisation croissante parce qu'un régime fondé sur l'élection a
besoin de tenir les électeurs.
Elle favorise l'action
des démagogues, pêcheurs en eau trouble, toujours à l'affût d'un mandat
électif, ambitieux et avides.
Elle favorise aussi l'action de l'étranger qui achète le concours de certains
politiciens et qui fonde ou subventionne des journaux pour mener les campagnes
dont il a besoin.
Ce vice des démocraties est aussi vieux que le
monde. Philippe de Macédoine avait des orateurs à sa solde, sur l'agora de
Thèbes ou d'Athènes pour soutenir les thèses qui lui étaient profitables :
réduction des forces militaires et navales ; lutte de classes, etc.
Signalons en France, avant la guerre de 1914 : la
fondation du Courrier Européen, de
Charles Paix‑Séailles et du Bonnet
Rouge de Vigo Almereyda, journaux antimilitaristes et antipatriotes et la
campagne de Judet réclamant, dans l'ÉCLAIR, la publication des documents verts.
Or, la publication de ces documents diplomatiques
allemands, interceptés par le gouvernement français, eût fourni à l'Allemagne
le casus belli qu'elle recherchait.
Pendant la guerre, mentionnons les campagnes
défaitistes menées par le BONNET ROUGE (Duval condamné à mort, Marion huit ans
de travaux forcés et relégation, Vigo Almereyda étranglé dans sa prison). Les
ministres Malvy et Viviani subventionnaient cette feuille de trahison et
Painlevé figurait parmi ses
collaborateurs. En outre, des campagnes antifrançaises étaient conduites : par
la TRANCHÉE RÉPUBLICAINE des Juifs Landau et Goldschild dit Goldsky (huit ans
de travaux forcés et relégation) ; par Ce
qu'il faut dire du satyre franc‑maçon
Sébastien Faure ; par la Vérité du F\ Paul Meunier, etc.
Rappelons enfin les relations criminelles
entretenues avec l'ennemi par Bolo, Lenoir (condamnés à mort), Malvy (cinq ans
de bannissement), Caillaux (trois ans de prison, cinq ans d'interdiction de
séjour, dix ans de privation des droits civiques), Turmel, etc.
Depuis la guerre : l'ŒUVRE, l'ERE NOUVELLE, le
QUOTIDIEN la JEUNE RÉPUBLIQUE, soutiennent cyniquement les thèses pro‑allemandes
contre les droits et les intérêts de la France. L'HUMANITE et sa séquelle de
feuilles communistes et anarchistes, travaillent ouvertement contre notre
patrie, excitent chaque jour, par une accumu1ation de mensonges, la colère,
l'envie, la haine dans l'âme de leurs lecteurs, prêchent le pillage, les
destruction et l'assassinat, conseillent les mutineries aux soldats, organisent
la guerre civile et projettent l'effondrement de la France dans les hontes et
les souffrances de l'enfer communiste.
Cette catastrophe se prépare, avec la complicité du
gouvernement républicain, sous le couvert des principes démocratiques suivants
:
Aucune
atteinte ne doit être portée à la liberté de penser et d'exprimer sa pensée.
La République
ne connaît pas d'ennemis à gauche.
Les communistes, étant à gauche, sont dans la bonne
voie. Tel est aussi l'avis de Marc Sangnier qui leur reproche seulement, en
termes amicaux, d'aller un peu trop vite.
La complicité gouvernementale que nous dénonçons
plus haut s'explique par ce fait que 1a Juiverie
internationale veut le bouleversement des nations et, en particulier, de la
France, fille aînée de l'Eglise. Et elle compte réaliser ce bouleversement
dévastateur par le communisme. La Franc‑Maçonnerie, instrument des Juifs,
obéit à l'ordre de ses maîtres en préparant les voies au communisme.
Cette complicité est d'ailleurs prouvée par des
faits : tolérance dont jouit la propagande révolutionnaire ; apothéose de
Jaurès ; manifestations communistes autorisées et facilitées (mur des Fédérés,
meeting de Garches, etc.) impunité des assassins de Marius Plateau, de Philippe
Daudet et d'Ernest Berger ; immunité presque complète assurée aux assassins de
Marseille et à ceux de la rue Danrémont, etc., etc.
Faute d'un pouvoir stable et intéressé à l'avenir,
1a République ne peut pas prévoir. Elle
laisse péricliter la défense nationale. Sa politique est à courtes vues. Dans
tous les domaines elle tend à sacrifier l'avenir au profit du présent. Ex. :
système des emprunts ; exploitation abusive des forêts, etc.
III. ABSURDITE FONCIERE DU
REGIME DEMOCRATIQUE
A. ‑ Il est juste et utile que les gouvernés
fassent représenter leurs intérêts devant le pouvoir. Mais i1 est absurde
qu'ils choisissent, par l'élection, le détenteur même du pouvoir.
Ah ! si les hommes étaient des saints et des saints
très intelligents, ils choisiraient, peut‑être, pour exercer le pouvoir,
les citoyens les plus capables et les plus dignes. Mais les hommes ne sont pas
des saints. Trop souvent ils sont égarés par la passion et par le souci
exclusif de leurs intérêts personnels, on trompés par l'ignorance et le défaut
de jugement.
B. ‑ II est absurde de procéder aux élections
d'après le principe démocratique : un homme,
un vote. Dans ce système, en effet, la voix d'un idiot vaut celle de
l'homme le plus intelligent ; le vote d'un illettré a le même poids que celui
d'un savant ; le bulletin d'un malfaiteur compte autant que celui d'un honnête
homme et le suffrage d'un célibataire vaut celui d'un père de famille
nombreuse. Celui‑ci cependant est bien plus intéressé que le premier à
l'avenir de la nation.
C. ‑ Il est absurde que les élections
législatives se fassent, le plus souvent, sur des questions de politique
générale que beaucoup d'électeurs connaissent mal ou ignorent totalement :
relations diplomatiques, questions douanières, militaires, maritimes,
financières, etc.
D. ‑ Il est absurde de remettre en question,
tous les quatre ans, toute la politique intérieure et extérieure du pays,
l'ordre des finances, la défense nationale, la paix religieuse, etc. Car tout
cela dépend de l'orientation que va prendre la girouette électorale, sous le
vent de l'ignorance, du mensonge, de la fraude et de la corruption.
E. ‑ Il est absurde d'appliquer, à cette
entreprise si complexe et si vaste qui s'appelle une nation, un système que
personne ne voudrait adopter pour ses entreprises particulières. Aucun homme
sensé, en effet, n'acceptera d'introduire le régime démocratique dans son
usine, sa maison de commerce, son atelier, sa ferme, son administration,
sachant bien que ce régime (élection des chefs de service qui seront renversés
s'ils déplaisent, constitution d'un comité qui votera sur toutes les questions,
etc.) amènerait promptement la ruine et la mort de l'entreprise.
L'Eglise catholique n'est pas une démocratie, mais
une monarchie fortement hiérarchisée.
La famille n'est pas une démocratie. On ne vote pas ‑
même chez les républicains invétérés ‑ pour savoir qui commandera dans la
famille. Le père de famille est roi, de droit naturel, dans ce petit état.
L'œuvre collective la plus simple exige, pour
réussir, un chef et un seul. Voilà un groupe de manœuvres ayant à transporter
une poutre d'un point à un autre tout proche. I1 faut à ce groupe un chef, un
seul, qui, de la voix ou du sifflet, règlera et coordonnera les mouvements de
ses hommes. Sinon, la poutre n'avancera pas et peut être tombera sur les pieds
des porteurs en querelle.
F. ‑ Il est absurde que le Parlement soit
omnipotent. Il l'est, en France, comme dans toutes les républiques
démocratiques et se trouve, en fait, maître des biens, des libertés, de la vie
même de tous les citoyens.
Il déclare la guerre : nous devons abandonner
famille et affaires pour courir au combat.
Il conclut la paix : nous devons l'accepter, fût‑elle
désastreuse.
Il fixe à son gré la durée du service militaire :
nous sommes obligés d'obéir.
Il peut doubler, tripler, décupler nos impôts : nous
sommes contraints de payer.
Il peut soumettre certaines catégories de citoyens
irréprochables à des lois d'exception, les priver d'une partie de leurs
libertés et de leurs droits civiques et confisquer leurs biens. Il nous faut
subir cette tyrannie (Congrégations religieuses ; Église de France).
Le Parlement viole les lois quand elles le gênent.
C'est ainsi qu'au mépris de la loi de 1834 sur l'état des officiers, il a nommé
général de brigade, en 1906, le lieutenant colonel Picquart, sans que cet
officier ait jamais été colonel. Et il a antidaté de trois ans cette nomination
illégale pour que le favori puisse passer promptement général de division.
Empiétant sur les attributions du pouvoir exécutif,
le Parlement a nommé d'autres officiers à des grades et a conféré des
décorations (Ex. : Dreyfus).
Il a exonéré arbitrairement ses membres de certains
impôts. L'augmentation de 12.000 francs, que les parlementaires s'étaient
allouée en 1920, avait été, par une disposition législative spéciale, exemptée
de l'impôt cédulaire sur les traitements.
Ce qu'aucun monarque, même autocrate, ne pourrait
faire, le parlement français l'a réalisé : il a de lui‑même, ce maître
absolu, augmenté sa liste civile, en portant l'indemnité parlementaire de 9.000
francs à 15.000 (1909), à 27 000 (1920), à 45.000 francs (1926) !
Dans la détresse accidentelle du budget de l'État,
Louis XIV réduisait son train de maison et envoyait fondre à la Monnaie sa
vaisselle d'or et d'argent. Le Parlement, lui, augmente ses émoluments.
Est‑il donc si bien doué, ce souverain
fantasque, qu'on puisse se féliciter de vivre sous son pouvoir arbitraire ?
Non, de l'aveu même de républicains marquants.
« Une
assemblée, a
dit Ernest Renan, n'est jamais un grand
homme. Elle a tous les défauts qui, chez un souverain, seraient les plus
rédhibitoires : elle est bornée, passionnée, emportée, décidant vite, sans
responsabilité et sous le coup de l'idée du moment ». (Réforme
intellectuelle et morale de la France.)
E. M. Hubert Bourgin, qui fut longtemps socialiste :
« En dépit des
panégyriques officiels ou officieux, intéressés ou non, le régime parlementaire n'est qu'une comédie, le travail parlementaire n'est
qu'une légende, le contrôle parlementaire n'est qu'un simulacre ». (Cinquante
ans d'expérience démocratique.)
Avez‑vous remarqué que, chaque année, lorsque
les Chambres partent en vacances, le pays tout entier pousse un soupir de
soulagement. Les gens s'abordent joyeusement et se disent les uns aux autres : « Enfin les voilà partis ! Nous allons
donc être tranquilles pendant quelques semaines ». Et les ministres ne sont
pas les derniers à se réjouir. Eux aussi vont enfin connaître quelque répit et
pouvoir s'occuper des affaires de leur département. Mais quelle n'est pas
l'absurdité d'un régime tel que les citoyens et le gouvernement lui‑même
se félicitent lorsque l'organe essentiel du régime est absent !
Si le Parlement français s'est attribué une autorité
sans limites c'est par suite d'une véritable usurpation de fonctions. Les
députés aux Etats généraux de 1789 étaient seulement les représentants des
intérêts de leurs mandants devant 1e pouvoir royal. Mais très vite, on le sait,
sur le conseil des agents qualifiés de la Franc‑Maçonnerie (Mirabeau,
Siéyès, Barnave, Lameth, Duport, etc.), ces députés érigèrent leur assemblée en
Constituante et s'arrogèrent le droit d'édicter des lois et de rendre des
décrets. Dès lors, les intérêts des divers groupements, corporations,
universités, villes, pays, provinces, etc., cessèrent d'être représentés et
défendus devant le pouvoir puisque l'Assemblée Constituante était devenue le
pouvoir lui‑même.
C'est pourquoi, lorsque le Comte de Chambord
écrivait : « Ensemble et quand vous
voudrez, nous reprendrons le grand mouvement de 1789 », il entendait revenir en deçà de l'usurpation dont nous venons de
parler. Il envisageait la reprise du grand mouvement qui rassemblerait, dans
les Etats‑Généraux, les représentants des groupements professionnels,
corporatifs, locaux, régionaux, etc., pour éclairer le Roi sur les besoins et
les désirs de la nation.
CHAPITRE II
ROYAUTÉ
I. PRINCIPES
Dans
ce système l'autorité politique est confiée héréditairement a une famille dont
elle devient la fonction permanente.
Le
Roi règne et gouverne.
La
Nation et le Roi font la loi.
La
Nation consent l'impôt. Elle fait représenter ses intérêts devant le Roi.
II. DÉVELOPPEMENT
1° Le Roi
règne et gouverne. Son pouvoir est indépendant
et entier, dans les limites de ses attribution. Ces limites sont posées, d'une
manière effective, par les statuts, libertés et privilèges (privatae leges) de l'Église, des corps constitués, des
Universités, des provinces, des villes, des corporations, des associations de
toute nature.
Le Roi choisit librement ses ministres, qui sont ses
secrétaires (secrétaires d'Etat) et qui sont responsables devant lui et non plus devant 1e Parlement. C'en sera
donc fini de ces crises ministérielles incessantes provoquées par l'ambition
des politiciens, crises qui paralysent l'activité des ministres et rendent
impossible toute politique cohérente et suivie. La durée moyenne des
ministères, sous la Troisième République, n'a pas dépassé huit mois. Comparez
avec la durée des pouvoirs d'un Richelieu, d'un Colbert, etc.
2° La Nation
et le Roi font la loi. ‑ Le Roi seul a l'initiative des lois et
exerce cette initiative conformément aux vœux des Etats Généraux on de leurs
délégations permanentes. Il est donc assuré de répondre aux besoins et aux
désirs de la nation.
Le Roi fait rédiger les lois, dans ses conseils, par
des légistes, c'est‑à‑dire par des hommes dont c'est la fonction
propre. Ainsi seront mises sur pied des lois cohérentes et bien établies dont
toutes les conséquences auront été prévues, toutes les répercussions étudiées.
Rien de commun avec les monstres législatifs informes dont accouchent
généralement les parlements démocratiques après des discussions confuses, au
milieu du tumulte, des injures et parfois des coups.
Les lois, présentées au nom du Roi, seront soumises
à l'approbation d'une assemblée peu
nombreuse représentant la Nation. Quel sera le nom de cette assemblée ?
Peu importe. Comment sera‑t‑elle
constituée ? Nous l'ignorons. Charles Maurras dans « Dictateur et Roi », admet qu'elle soit formée de déléguées des assemblées provinciales. Chaque province, dans la France
restaurée, aurait, en effet, ses Etats provinciaux, comme chaque département
possède actuellement son conseil général.
Quel que soit le nom de l'assemblée législative et
quelque soit son mode de recrutement,
elle devra se prononcer à la muette, par oui ou par non, sur les
textes législatifs qui lui seront
soumis. Finis donc les bavardages de tribune et la surenchère électorale !
Finies les discussions stériles et les pluies d'amendements par lesquels tant
de députés cherchent à soustraire aux obligations de la loi telle catégorie
d'électeurs dont ils recherchent la faveur
3° La Nation
consent l'impôt... ‑ C'est un vieux
principe de droit public de la Monarchie française : « On ne peut lever deniers sur
le peuple sans son consentement ».
L'assemblée législative votera donc le budget, mais
n'ayant pas l'initiative des lois, elle n'aura naturellement pas celle des
dépenses. Ainsi sera bouchée, calfatée, la brèche, sans cesse élargie, par
laquelle s'écoulait la fortune de la France.
Rien n'oblige d'ailleurs à remettre en question,
chaque année, la totalité du budget. Une loi d'organisation étant votée avec
les crédits qu'elle comporte (par exemple : loi d'organisation judiciaire de la
France), ces crédits demeurent légalement acquis tant que la loi subsiste. Dans
ces conditions, le rôle budgétaire de l'assemblée pourrait se borner au vote
des créations ou suppressions, augmentations ou diminutions de crédits.
4° La Nation fait représenter ses intérêts
devant le Roi. ‑ Cette représentation est assurée par les Etats
Généraux. Tout groupement national ou régional, incarnant des intérêts sérieux,
sera invité par le gouvernement à envoyer ses délégués aux Etats Généraux.
Ainsi les intérêts matériels, moraux, intellectuels,
sociaux, régionaux, etc., seront représentés et défendus, auprès du pouvoir,
par les délégués des syndicats agricoles, syndicats ouvriers, syndicats
patronaux, chambres de commerce, associations corporatives, Universités,
Associations de professeurs, Associations d'étudiants, clergé des différents
cultes, Croix Rouge française, Associations de pères de famille, d'anciens
combattants, etc.
Les Etats Généraux ne sont pas une assemblée
législative, mais consultative. Ils émettent des vœux qui sont, pour le
gouvernement, de précieuses indications. Leurs sessions ne sauraient être
permanentes, ni même prolongées, sous peine de mettre en souffrance les
intérêts matériels et moraux dont les délégués ont personnellement charge. Mais
on peut imaginer la constitution d'une délégation permanente, sous la forme de Chambres professionnelles
consultatives.
III. AVANTAGES DE LA MONARCHIE HEREDITAIRE
Nous disons : la Monarchie héréditaire. C'est, en effet, le, principe de l'hérédité qui rend
les institutions monarchiques essentiellement bienfaisantes, quelle que soit
d'ailleurs la valeur personnelle du souverain.
A. ‑ Le
Roi héréditaire ne tient pas ses pouvoirs de l'élection. Il est donc indépendant de l'opinion
publique. Par suite, il peut agir en tenant compte uniquement de l'intérêt
national.
L'opinion publique est volontiers routinière et, en
tout cas, facile à égarer par des campagnes de presse. Ainsi, sous Louis XV et
Louis XVI, l'opinion publique en était toujours au principe : abaisser la Maison d'Autriche et ne discernait pas le péril prussien. Sous
Louis‑Philippe, l'opinion
publique, agitée par l'opposition républicaine et bonapartiste, voulait la
guerre contre l'Angleterre, au risque des pires catastrophes. Dans ces deux cas
le Roi résiste et, dans l'intérêt de la patrie, n'hésite pas à engager sa
popularité.
Au contraire, Napoléon III, parce qu'il était
Souverain plébiscitaire, donc
dépendant de l'élection, a sacrifié, en plusieurs
circonstances graves, l'intérêt national, pour suivre l'aveugle impulsion d'une
opinion publique égarée par la presse maçonnique. En 1859, par exemple, il
entreprenait une guerre sanglante pour fonder l'unité italienne. Or, un peuple
n'a jamais avantage à avoir pour voisin immédiat une grande nation qui pourra
devenir une rivale.
Par contre, en 1866, alors qu'il pouvait sauver
l'Autriche par la simple menace de l'intervention française et sans tirer un
coup de canon, l'empereur laissait la Prusse triompher à Sadowa et jeter les
fondements de la redoutable unité allemande.
Raisons de ces fautes : la presse française se
montrait, en majorité, hostile à l'Autriche cléricale
et réactionnaire, partisan de
l'unité italienne (pour dépouiller la Papauté de son domaine temporel) et
favorable à la Prusse protestante qu'on présentait comme libérale. Le soir de
Sadowa, les journaux libéraux et radicaux illuminèrent à Paris, ne prévoyant
pas que, dans Sadowa, il y avait en germe Sedan.
B. ‑ Le
Roi héréditaire n'est l'homme d'aucun
parti. Il lui est donc facile de tenir, au‑dessus des partis, le rôle
d'arbitre et de juge impartial.
C. ‑ Le
Roi héréditaire n'a pas sa fortune à
faire.
D. ‑ Le
Roi héréditaire dispose de la durée. Il
peut donc concevoir et mener à bien des projets à longue échéance.
E. ‑ Le
Roi héréditaire connaît son métier. Tout
métier s'apprend. Le Roi, dès son enfance, est familiarisé avec le sien.
F. ‑ En
monarchie héréditaire la possession du rang suprême ne peut éveiller aucune
compétition, le Roi étant désigné par sa naissance. Pour 1a même raison, la
transmission du pouvoir, lors de la mort du souverain, se fait sans difficulté,
ni secousse. Voyez avec quelle facilité, lors de la mort du Duc d'Orléans
(Philippe VIII), son successeur, le Duc de Guise (Jean III), s'est trouvé
investi des droits, de l'autorité et des responsabilités de Chef de la Maison
de France.
G. ‑ Le
Roi peut décentraliser et il a intérêt à le faire, afin de décharger la
couronne du poids de besognes secondaires. Non seulement, par 1a
décentralisation, la Monarchie française accroîtra l'indépendance, l'activité,
la richesse des communes, des provinces, des corporations, des associations,
etc., mais encore elle réalisera d'énormes économies. La décentralisation de
l'Instruction publique et de l'Assistance publique, par exemple, qui seraient
confiées, presque entièrement aux villes, aux arrondissements, aux provinces,
aux associations diverses, laïques ou religieuses, soulagerait le budget de
l'Etat, tout en assurant une meilleure exécution de ces importants services.
H. - Grâce à l'hérédité, l'intérêt personnel du Roi coïncide, se confond, d'une façon
permanente, avec l'intérêt national.
Ainsi, c'est l'intérêt du Roi que l'ordre et la paix
règnent dans le royaume et c'est aussi l'intérêt de la nation. C'est l'intérêt
du Roi que le pays soit riche et prospère afin que les impôts rentrent bien,
c'est aussi l'intérêt de la nation. C'est l'intérêt du Roi que la France soit
forte et respectée au dehors. Tel est aussi l'intérêt de la nation qui a
besoin, pour travailler et produire, de se sentir en sécurité.
Envisageons le choix des ministres. Nous avons vu
par quelles considérations, tout à fait étrangères à la bonne marche des
services, se réglait leur désignation en régime démocratique. Le président du
conseil veut, avant tout, des
ministres qui lui assurent une majorité durable. Compétence, patriotisme,
moralité même, n'entrent guère en ligne de compte.
Mais le Roi n'a pas besoin d'une majorité. Par
suite, lorsqu'il choisit ses ministres, son intérêt personnel le pousse,
l'oblige à prendre les hommes les plus capables, les plus actifs, les plus
probes, ceux qui gèreront le mieux ses affaires... qui sont aussi les affaires
de la nation.
I. ‑ Il est incontestable qu'un homme, même
d'intelligence et de jugement très ordinaires, voit clair, est avisé,
prévoyant, lorsqu'il s'agit de son intérêt personnel. Par suite, le Roi, fût‑il
un homme médiocre et un simple égoïste, en servant son intérêt personnel, son
intérêt de famille, son intérêt dynastique, sert automatiquement l'intérêt
national.
Conséquence : Même avec un roi médiocre, la
monarchie héréditaire demeure bienfaisante.
Preuve : Sous le règne de Louis XV, la France
s'accroît de la Lorraine et de la Corse et demeure, pendant tout ce règne
(comme sous le précédent, comme sous 1e suivant), la première de toutes les notions du globe. On a exagéré les défauts de Louis XV, mais plus on prouvera
l'infériorité de ce souverain, plus ou démontrera l'excellence des institutions
monarchiques, puisque, sous ce roi si médiocre, la France conserva toute sa
puissance et tout son éclat.
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CHAPITRE III
Réponses à quelques
Objections
1 ° La Royauté
ne serait‑elle pas un retour aveugle à l'ancien
régime ?
Non. La tradition consiste à conserver, du passé,
tout ce que l'expérience a prouvé être bon. Selon le mot du duc d'Orléans : «
La Monarchie française, traditionnelle par son principe, sera moderne par ses
institutions ».
2° La Royauté
serait sans doute le gouvernement les nobles ?
Ni plus ni moins que des autres citoyens. Nos rois
ont toujours su utiliser toutes les compétences. Suger, Jacques Cœur, Bureau,
L'Hôpital, Colbert, Louvois, Chevert, Fabert, Kellermann, n'étaient pas nés
noble. Il est facile au Roi, dont 1e
pouvoir est indépendant de l'élection, de ne tenir compte que des capacités et
du mérite ;
Le favoritisme est, au contraire, le fléau des
démocraties. Chacun, autour de soi, constate l'abus des recommandations et des
protections.
3° En tout cas,
la Royauté serait le gouvernement de curés ?
Mais non. L'Eglise de France, sous la Monarchie,
jouira de la situation indépendante et honorée à laquelle elle a droit. Son
action éducatrice et moralisatrice sera facilitée, favorisée, mais l'État ne
lui sera point asservi. Les autres confessions jouiront aussi des plus larges
libertés.
4° La Royauté
serait peut‑être le gouvernement de riches ?
Quelle erreur ! Ce sont les démocraties qui
deviennent fatalement des ploutocraties. On peut le constater aux États‑Unis
comme en France où, sous la Troisième République, les banques sont toutes
puissantes. Seul le pouvoir royal héréditaire est assez fort pour échapper à
l'humiliante domination de l'or.
5° Si la
Royauté est rétablie, tous les fonctionnaires de la République vont perdre leur
place ?
Nullement. Nos Princes l'ont dit et répété : La
Royauté se gardera de toucher à la situation des fonctionnaires en exercice. La Royauté n'est pas un parti : elle
n'exclut personne. Le Roi sera heureux d'utiliser la compétence et l'expérience
des fonctionnaires qui voudront continuer à travailler, avec lui, pour le bien
public.
6° Mais la
démocratie est, de nos jours, un courant irrésistible ?
Irrésistible ? Nous avons vu, en Italie, en Espagne,
en Angleterre, en Belgique, etc., des hommes d'État, appuyés sur le pouvoir
royal, résister avec succès à ce prétendu courant. Et leurs nations s'en sont
bien trouvées.
7 ° Mais les
fleuves ne remontent pas à leur source ?
Non, mais un malade est heureux de revenir à son
état antérieur qui était la santé.
8° En nous
proposant de retourner à la royauté, vous voulez nous
faire rétrograder ?
Il est fort intelligent et très utile de rétrograder
lorsqu'on s'aperçoit qu'on s'est trompé de chemin.
9° Vous voulez
supprimer le suffrage universel ?
Pas du tout. Charles Maurras, dans le Discours préliminaire à la dernière édition de son Enquête sur la Monarchie, a écrit : « ...le suffrage universel
qu'il faut bien se garder de supprimer ou de restreindre. » Seulement, on
s'efforcera de faire voter les citoyens sur des questions de leur compétence,
ainsi qu'il arrive, par exemple, lorsqu'ils choisissent les représentants de
leurs intérêts professionnels.
10° Et si le
Roi est incapable ?
C'est peu probable avec l'atavisme et surtout en
raison de l'éducation spéciale, de l'instruction très étendue, que reçoit 1e
futur souverain. En fait, pendant dix siècles de monarchie capétienne, le cas
ne s'est jamais absolument produit. S'il se produisait, les institutions
royales, nous l'avons montré plus haut, demeureraient bienfaisantes.
11 ° Tout de
même l'hérédité ne garantit pas la valeur personnelle du Roi.
Eh bien ! et l'élection ? Garantit‑elle la
valeur personnelle de l'élu ? Vous avez vu, au début de cette étude, l'opinion
de M. Gustave Théry. Voici celle de Renan, dans la « Réforme intellectuelle et morale de la France »: « Les hasards de la naissance sont moins
grands que les hasards de l'élection.
Le collège grand électeur, formé par tout le monde, est inférieur au plus
médiocre souverain d'autrefois. »
Prenez la série de nos présidents de la République,
depuis la chute du maréchal de Mac‑Mahon en 1879 et voyez quelle
collection de médiocrités ou de nullités les hasards de l'élection ont mise, depuis
bientôt cinquante ans, à la tête de l'Etat français : Jules Grévy, Casimir
Périer, Félix Faure, Loubet, Fallières,
Millerand, Doumergue, etc.
Au surplus, a écrit Charles Maurras, nous ne
prétendons pas désigner la personne la
plus capable de bien gouverner l'Etat, car beaucoup de gens croiraient être
cette personne. Nous recherchons la
position d'où il est le plus facile de discerner et de servir l'intérêt
national. Cette position est incontestablement celle du roi héréditaire.
12° Mais si le
roi devient fou ?
Le fait s'est produit une fois, en quatorze siècles
de monarchie française : le roi Charles VI est devenu fou. Il s'est produit une
fois aussi, en cinquante ans de République, avec M. Deschanel. Et, chose
curieuse, en même temps que le président français, deux autres présidents de
République avaient perdu la raison : M. Wilson aux Etats‑Unis et le
président d'une petite république du Centre Amérique qui, dans une crise
d'aberration, faisait bombarder sa propre capitale. Plus tard, le chef de la République
soviétique, Lénine, est aussi devenu fou.
Si ce cas se produit dans une Monarchie une régence
est établie, comme pour un roi mineur, et l'institution bienfaisante continue
de fonctionner.
13° Mais au X X° siècle on ne peut pas admettre l'idée d'un souverain
absolu.
Si l'on donne à l'expression « pouvoir absolu »
son sens habituel de pouvoir arbitraire et sans limites, un tel pouvoir n'a
jamais existé dans la monarchie française.
Les souverains absolus, on les trouve dans les
démocraties républicaines (Robespierre, Lénine), ou impériales (Tibère,
Napoléon 1°). Le parlement français, sous la III° République est un maître
absolu dont le pouvoir, nous l'avons montré, est illimité. Mais le pouvoir de
nos rois n'est absolu, c'est‑à‑dire entier, que dans les limites
des attributions royales.
14° C'est fort
bien, mais des penseurs d'une magnifique envergure, tels que Marc Sangnier,
Cornilleau, Gustave Hervé et le chanoine Bélorgey, proclament que LA DÉMOCRATIE EST UN FAIT et qu'on ne lutte pas contre un fait : on le
constate et on le subit.
Beau raisonnement ! L'alcoolisme aussi est un fait.
Faut‑il donc renoncer à le combattre ? La maladie est un fait. Le médecin
lui laisse‑t‑il le champ libre ? Quand les apôtres se répandirent à
travers le monde, pour enseigner la doctrine chrétienne, le paganisme était un
fait autrement général et solidement établi que la démocratie de nos jours. Les
apôtres n'avaient‑ils qu'à s'incliner devant ce fait incontestable ?
15° Malgré vos
excellentes raisons, vous ne réussirez pas à rétablir la royauté en France : Le
peuple tient trop à la Liberté.
La Liberté (avec un grand L) est une abstraction
inexistante. Quant aux libertés réelles et concrètes :
liberté individuelle, liberté d'association, liberté
de l'enseignement, libertés religieuses, corporatives, universitaires, etc., la
République démocratique les a singulièrement réduites.
Ces libertés refleuriront naturellement, sous la
royauté française, comme elles l'ont toujours fait : La France avant 1789, a
écrit M. Frantz Funck‑Brentano (Le Roi), était hérissée de libertés. »
Il n'y a nullement antinomie entre les libertés et
l'autorité. Au contraire, l'usage des libertés n'est possible que sous la
protection die l'autorité.
16° Oui, mais le peuple français a maintenant la République dans le
sang. Voyez, aux élections législative, combien peu de royalistes sont élus !
Il est extraordinaire qu'il y en ait encore quelques‑uns
élus, malgré le bourrage de crâne auquel sont soumis les électeurs et les
fraudes que les administrations républicaines peuvent si facilement pratiquer.
Nous vous avons montré déjà comment les élections
dépendent de 1a presse en grande partie serve de l'or. En outre, il est
constant qu'à toute époque les électeurs ont voté, en grande majorité, pour les
candidats favorables au régime. Motifs : horreur du changement, crainte de
l'inconnu, désir naturel d'avoir pour représentant un homme bien vu du pouvoir
et susceptible d'obtenir des faveurs pour ses électeurs. On ne peut donc pas
conclure du résultat des élections, que la masse du pays est profondément
attachée au régime.
Preuve : au mois de mai 1870, l'Empire éprouve le
besoin de se faire plébisciter. Résultat merveilleux : sur 7 millions
d'électeurs, 6 millions acclament l'Empire. Et les officieux allaient disant :
« Le peuple français a l'Empire dans le sang ! » Or, quatre mois plus tard, l'Empire était
par terre et personne ne remuait le doigt pour empêcher sa chute.
17° Un fait certain,
c'est que les catholiques français n'ont pas le droit de combattre la
République. Léon XIII, par son Encyclique du 16 février 1892, leur a prescrit
d'accepter loyalement, et sans arrière pensée, le
régime républicain et de ne lui faire aucune opposition. Prétendre que ses
successeurs n'ont pas maintenu ces prescriptions et en ont donné d'autres fort
différentes, c'est porter atteinte à l'unité
de l'Eglise en niant la constance de sa doctrine.
Les catholiques démocrates, tenants de cette thèse,
confondent deux questions distinctes :
1° L'Encyclique du 16 février 1892 rappelle d'abord
la doctrine constante de l'Eglise sur le devoir de respect et de dépendance des
catholiques envers les pouvoirs établis, devoir qui subsiste, dit Léon XIII, tant que
les exigences du bien commun le demandent.
2° Dans la même Encyclique, le Pape engageait les
catholiques français à renoncer à toute opposition, même légale, contre le
gouvernement de la République. En cette matière, qui n'est ni doctrinale ni
morale, le Souverain Pontife ne pouvait pas songer à donner des ordres formels
et définitifs aux catholiques de France. Lui‑même, dans sa lettre au
cardinal Lecot, ne parlait que de conseils. Encore moins prétendait‑il
trancher la question comme Pasteur suprême et Docteur de l'Église universelle.
Ce n'était donc qu'une tactique politique que le Saint-Père jugeait opportun d'adopter,
momentanément au moins, dans l'intérêt de l'Église de France. Il espérait, par
ce ralliement des catholiques au
régime républicain, enlever tout prétexte à la persécution anticatholique dans
notre pays.
Cette tactique échoua, parce que la Franc‑Maçonnerie,
qui se confond, grâce à l'or juif, avec le gouvernement de la République
française, ne peut pas cesser de persécuter l'Eglise du Christ. Satan ne
désarme pas.
Aussi, les successeurs de Léon XIII modifièrent‑ils
ses instructions. Pie X, dans l'Encyclique Vehementer
nos, du 11 février 1906 et dans
la Lettre au colonel Keller, du 19 juin 1909, Benoît XV, dans ses instructions
à Mgr Marty, évêque de Montauban, en avril 1915 (Bulletin catholique du diocèse de Montauban, du 8 mai 1915), ont expressément recommandé aux catholiques
français de s'unir sur le terrain exclusivement religieux - et non plus sur le
terrain constitutionnel ‑ pour la défense des droits et des libertés de
l'Église.
Enfin le Pape Pie XI, dans sa lettre au cardinal
archevêque de Bordeaux (5‑9‑26), écrivait : « C'est fort à propos
que Votre Éminence laisse de côté les questions purement politiques, celle par
exemple, de la forme du gouvernement. Là dessus l'Église laisse à chacun la
juste liberté. »
Ainsi, la doctrine de l'Église demeure immuable,
mais la tactique politique préconisée par les Souverains Pontifes varie
naturellement selon les circonstances et les époques. Par exemple, le Non expedit avait été prononcé par Pie
IX, pour écarter les catholiques italiens des fonctions publiques et de
certaines élections, afin qu'ils ne parussent pas accepter le fait de la
spoliation du Saint‑Siège. Cette mesure, maintenue par Léon XIII et Pie
X, fut abrogée par Benoît XV, lorsqu'il parut nécessaire que toutes les forces
de conservation sociale fissent obstacle aux progrès menaçants du socialisme et
du communisme.
18° Vous ne
nierez pas, qu'à tort ou à raison, la Monarchie
soit impopulaire parmi la majorité du peuple français.
Oui, le complot contre l'Histoire de France, dont
nous parlons plus haut, a porté ses fruits. La restauration monarchique,
nécessaire au salut de notre patrie, a contre elle : d'une part, les
politiciens démocrates, intéressés au maintien d'un régime dont la France
meurt, mais dont ils vivent ou espèrent vivre grassement ; d'autre part, les
Français ignorants ou trompés.
Mais nous ne songeons pas à rétablir la Royauté en
obtenant, pour elle, les votes de la majorité des électeurs. Tous les
changements de régime qui se sont accomplis en France, depuis 1792, ont été le
fait d'une petite minorité agissant énergiquement, dans des circonstances
favorables. Ainsi se fera 1a Restauration prochaine. La Monarchie, une fois rétablie,
saura bien vite conquérir la popularité par l'évidence et la valeur de ses
bienfaits.
La minorité que groupe notre doctrine de salut
public, importante par ses effectifs, l'est plus encore par la qualité de ses
membres. Dans toutes les catégories sociales, c'est l'élite morale et
intellectuelle qui est venue à nous.
19° Au lieu de
chercher à rétablir la Monarchie, ce qui est difficile, ne serait‑il pas
plus simple d'améliorer la République ? Que faut‑il pour cela ? Avoir de
bonnes élections d'où sortiront de bonnes Chambres qui nous donneront de bonnes
lois. Et pour avoir de bonnes élections, il suffit de faire l'éducation civique
des électeurs, de manière qu'ils comprennent les grandes questions politiques,
économiques, diplomatiques, de défense nationale, etc., qui se posent devant le
pays, de manière aussi qu'en toutes circonstances et spontanément, ils
sacrifient leurs intérêts particuliers à l'intérêt général.
S'il est difficile de rétablir la Monarchie, cela
prouve simplement qu'il est difficile de sauver la France de la ruine, du
démembrement et de la servitude, car il n'est pas, pour elle, d'autre voie de
salut.
Quant à la « bonne République », elle est bien plus
que difficile, elle est impossible à réaliser. Le projet sus énoncé revient,
nous l'avons dit, à transformer 10 millions d'électeurs (il y en aura 20
millions quand les femmes voteront) en saints très intelligents et très
instruits. Inutile d'insister sur le caractère chimérique d'une telle
entreprise. Ajoutons que, tous les ans, il meurt 200.000 de ces électeurs qui
sont remplacés par 200.000 jeunes gens depuis peu d'années émoulus des écoles
laïques.
Il peut arriver toutefois qu'à la suite d'un
cataclysme ‑ il ne faut rien de moins ‑ les électeurs, sous
l'impression des événements tragiques dont ils ont été les témoins et parfois
les victimes, rejettent les bourrages de crâne de la presse asservie et votent
avec assez de bon sens, pour des députés honnêtes et capables. Ce fait s'est
produit après la guerre de 1870‑71 comme après la guerre de 1914‑1918.
Il nous a valu, dans le premier cas, l'Assemblée
Nationale, dans le second, la Chambre bleu‑horizon. Or, ces bonnes assemblées se sont
montrées aussi impuissantes que les mauvaises à faire le bien, à empêcher le
mal.
Même avec des ministres honnêtes, patriotes et bien
intentionnés (il y en a eu quelques‑uns), la politique extérieure
française s'est montrée aveugle et incohérente, la persécution religieuse a
sévi, les mauvaises lois ont disloqué la famille, la criminalité s'est sans
cesse accrue (surtout la criminalité juvénile), la natalité a rapidement
baissé, le nombre des fonctionnaires, en cinquante ans, a quadruplé, les
campagnes ont été désertées et les finances publiques mises au pillage.
Pourquoi ? Parce que, même
sous les bonnes assemblées, même avec des ministres honnêtes et capables, le
régime démocratique conserve toutes ses tares : il demeure absurde et
malfaisant.
20° Nous
reconnaissons que, dans les circonstances critiques où se trouve la France,
l'unité de commandement serait un bienfait. Mais il n'est pas nécessaire, pour
cela, de recourir à la royauté héréditaire.
Ayons un dictateur. Voyez combien la dictature de Mussolini en Italie et celle du général Primo de
Rivera en Espagne ont été bienfaisantes : ces pays ont été sauvés de
l'esclavage et de la barbarie communistes ; ils jouissent de l'ordre, de la
paix et de la prospérité économique ; les citoyens voient leurs libertés
protégées ; ils travaillent en sécurité et la puissance de ces deux nations
grandit avec le chiffre de leur population.
C'est exact, mais en Italie comme en Espagne, le
pouvoir du dictateur s'appuie très légitimement et très légalement sur
l'autorité permanente du Roi. C'est le roi d'Italie qui a conféré à Mussolini,
comme le roi d'Espagne au général Primo de Rivera, la mission de gouverner.
En France, sur quelle autorité s'appuierait le
pouvoir du dictateur ? Et ce dictateur d'où sortirait‑il ? S'investirait‑il
lui‑même, par un coup de force heureux ? Mais alors, de toutes parts vont
surgir des compétiteurs :
L'un dit : « Pourquoi pas moi ? » et
l'autre : « Pourquoi lui ? » (P.
Déroulède. Du Guesclin). (P. Déroulède. Du Guesclin).
Le dictateur sera‑t‑il élu ? Alors nous
retombons dans tous les vices de l'élection : les rivalités, les intrigues, les
promesses fallacieuses, l'intérêt du pays sacrifié aux caprices des électeurs,
etc.
Le dictateur sera‑t‑il nommé à vie ? Il
n'en aura pas moins à faire sa fortune et celle de sa famille. Et puis, ce
dictateur mourra. Alors tout sera à recommencer, au milieu des compétitions et
des incertitudes d'une élection nouvelle.
Enfin, si le dictateur, intronisé par lui‑même
ou élu, peut être un honnête homme et un patriote sincère, il peut être aussi
un bandit, un fou sanguinaire, comme Marat, Robespierre, Bela‑Kuhn ou Lénine.
CONCLUSION
La royauté héréditaire demeure, pour notre pays, 1e
SEUL moyen de salut. La fonction royale est exactement comparable à celle du
père de famille qui sauvegarde, soigne, améliore le domaine qu'il est assuré de
transmettre à son fils, à son petit‑fils, à ses descendants.
Etant donné la nature humaine, la monarchie
héréditaire est le meilleur système que les hommes aient trouvé, depuis qu'il
existe des sociétés politiques, pour assurer à une nation les conditions
normales de son existence, savoir : la sécurité à l'extérieur, l'ordre, la
paix, la justice et la prospérité à l'intérieur.
CHAPITRE IV
Vérification par l'Histoire
La monarchie capétienne a constitué pièce à pièce,
avec une persévérance admirable, le territoire de la nation française dont elle
a, en même temps, assuré l'unité. C'est leur fidélité commune au Roi et à la
dynastie, c'est leur affection pour le même père, qui a été, entre toutes les
provinces de la famille française, le lien fédérateur.
A toute époque, la France capétienne est au moins
l'égale des plus grandes nations. Sous la branche des Bourbons, c'est‑à‑dire
pendant tout le cours des XVII° et
XVIII° siècles, notre patrie a été, sans conteste, nous l'avons dit, la première de toutes les nations du globe,
à tous les points de vue : chiffre de la population, agriculture, commerce,
industrie, marine, puissance militaire, beaux‑arts, littérature,
diffusion de la langue, influence générale, sagesse des institutions, douceur
d'un gouvernement paternel, etc. Sous Louis XVI, la flotte française est aussi
puissante que celle de l'Angleterre et le Roi aide victorieusement les jeunes
Etats‑Unis à conquérir leur indépendance.
La démocratie républicaine et impériale détruit cet
ordre magnifique, courbe les Français sous un despotisme atroce et dégradant,
couvre la France de sang et de ruines, institue le service militaire
obligatoire et déchaîne une période de guerres ininterrompues qui dure vingt‑deux
ans, pour aboutir, après Trafalgar et Waterloo, à laisser la France plus petite
qu'en 1789, n'ayant plus ni armée, ni marine, ni finances.
En moins de quinze ans, le gouvernement réparateur
de la Restauration, malgré la gêne résultant du régime parlementaire, relève le
pays, lui reconstitue des finances prospères, une armée puissante et une marine
assez forte pour que le roi Charles X puisse entreprendre l'expédition d'Alger,
malgré l'opposition violente de l'Angleterre.
Louis‑Philippe achève l'œuvre réparatrice de
la Restauration et la conquête de l'Algérie.
Il faut observer que, des gouvernements qui se sont
succédé, de 1792 à nos jours, la monarchie capétienne (1814‑1848) est le
seul qui n'ait pas fait de grandes guerres. LA MONARCHIE C'EST LA PAIX DANS
L'HONNEUR ET LA SECURITE.
La démocratie impériale rouvre en 1854, l'ère des guerres
sanglantes (Crimée, Italie, Mexique, guerre contre l'Allemagne). La Troisième
République, après une suite d'expéditions coloniales coûteuses et meurtrières,
avait tellement affaibli notre armée et notre marine, dans leur instruction,
dans leur discipline, dans leur matériel, que l'Allemagne fut naturellement
incitée à nous faire la guerre pour s'agrandir et s'enrichir. Tous les
Allemands désiraient la guerre parce qu'ils l'espéraient courte, facile et
victorieuse. (Voir Manifeste des intellectuels allemands, 1914).
C'est ce qui serait peut‑être arrivé, si la
France s'était trouvée seule, comme en 1870, en face de l'Allemagne. Fort
heureusement, nos ennemis, par leur mépris des traités, leurs menaces, leurs
cruautés, coalisèrent contre eux huit nations qui nous aidèrent à repousser
l'agression allemande.
Mais la démocratie, qui n'avait su ni prévoir la
guerre, ni la préparer, ni la conduire (disgrâce de Foch, de Nivelle, de
Mangin, etc.), ne sut pas davantage faire la paix. Après une lutte de plus de
quatre ans, après le sacrifice de nos 1.500.000 morts et d'un même nombre de
mutilés, la République conclut un traité désavantageux qui ne nous rendait même
pas notre frontière de 1814, mais seulement la frontière béante de 1815, celle
d'après Waterloo. Nous n'obtenions ni indemnité de guerre, ni annexion de
territoires (la simple restitution de l'Alsace‑Lorraine), ni garanties de
sécurité, ni paiement régulier des réparations.
Pis encore : le traité de Versailles a maintenu et
sanctionné l'unité politique de l'Allemagne, menace constante pour la paix de
l'Europe et surtout pour la France.
Enfin la marine française (Accords de Washington,
1921) est tombée au sixième rang des marines du monde après celles de
l'Angleterre, des Etats‑Unis, du Japon, de l'Allemagne, de l'Italie.
En même temps, les chefs de la Franc‑Maçonnerie
et ceux du Communisme, agents de la Juiverie internationale, elle même alliée
de l'Allemagne (Cf. Rapallo et les accords Stresemann ‑ Tchitcherine),
préparent impunément, chez nous, la revanche de nos ennemis et le chambardement
de la France.
Avec l'affaiblissement de l'armée et de la marine,
la persécution religieuse et la diffusion de la pornographie, voilà l'œuvre de
la Troisième République !
FIN
AURILLAC. ‑ IMP.
POIRIER‑BOTTREAU
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même auteur
La
condamnation du Sillon
Un Apologiste
du Catholicisme : Charles Maurras
le Duc
d'Orléans, sa doctrine, son programme
A la Librairie de l'Action
Française
12, rue de Rome, Paris (8°)
Texte de 1925 transmis par Jean-Claude (VR) 13-01-2001.
Disponible : le fascicule sous forme Word (.zip)