A l'exemple de Raspail , je m'adresse à un prince impersonnel. Celui qui est le vrai destinataire saura se reconnaître. (message de Paul Turbier, 23-06-2002.)
Monseigneur,
Permettez à un modeste partisan de la cause royale de vous présenter humblement
une simple requête.
Oh , rassurez-vous, je n'attends pas que vous partiez immédiatement, sabre au
clair à la reconquête d'un trône qui pourtant vous attend, ni que vous
rétablissiez une royauté dans ses formes anciennes aujourd'hui révolues.
Par contre, je souhaiterais très vivement, Monseigneur, que vous saisissiez
chacune des occasions que l'actualité nous propose pour vous faire entendre. Je
souhaite que vous nous fassiez savoir que vous comprenez nos inquiétudes, car
nous sommes inquiets, nos souffrances car nous souffrons.
Nous sommes inquiets pour
l'avenir de nos enfants, entraînés dans une spirale à la fois étourdissante et
vide, nous souffrons de voir que la grandeur du royaume, forgée siècle après
siècle par vos ancêtres, s'est muée en une décadence d'abord lente maintenant
vertigineusement accélérée. Nous souffrons de vous voir si discret alors que
nous avons soif de vous voir et de vous entendre.
Nous ne sommes peut-être qu' une poignée à souhaiter que vous nous disiez plus
fort et plus souvent que vous nous aimez, que vous aimez notre commune patrie,
notre civilisation, nos terroirs, nos cathédrales et la religion qui a fait
fleurir le tout, la religion chrétienne catholique. Mais cette poignée verrait
ses rangs grossir si le panache blanc de votre aïeul Henri était de nouveau
bien visible. Personne ne nous dit plus rien pour nous redonner force et
espoir. Vous seul pouvez le faire. Faites-le, Monseigneur, pour que la France
vous aime.
C'est ce dont nous avons le plus urgent besoin, bien avant le pain, bien avant
ce superflu de mauvais aloi dont nous ne sommes que trop abreuvés.
Votre fidèle et dévoué serviteur,
Paul
T.