Des archives Immaculata:
Mis DE LA FRANQUERIE
LA MISSION DIVINE
DE LA FRANCE
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La vérité vous délivrera. A qui veut régénérer une Société quelconque en
décadence, De parti de l'ordre, capable de rétablir Il faut pour que la France soit sauvée, Bien comprise, la fidélité à la Monarchie |
AU SACRÉ-COEUR, ROI DE FRANCE.
A NOTRE-DAME, REINE DE FRANCE.
A
SAINT MICHEL, ANGE GARDIEN DE LA FRANCE
ET DU ROI.
A
JEANNE LA PUCELLE,
MARTYRE POUR LA FRANCE ET POUR LE ROI
ET HÉRAUT DE LA ROYAUTÉ UNIVERSELLE DU CHRIST.
A
SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS,
PATRONNE SECONDAIRE DE LA FRANCE.
A
SAINT LOUIS, ROI DE FRANCE
ET A TOUS LES SAINTS PROTECTEURS DE LA FRANCE.
AU
GRAND ROI
QUE DIEU VA RÉVÉLER
DONT LE RÈGNE
ASSURERA LE TRIOMPHE DU SACRÉ-COEUR
ET DU
COEUR IMMACULÉ DE MARIE
St Michel
Sauvez la France!
Nihil obstat: Parisiis, 1a die Martii 1926, D.
Lallement.
Imprimatur: Parisiis, 2a Martii 1926, E. ADAM, Vic. général.
Imprimatur pour les parties ajoutées dans cette 5e édition: Auch, le 27 octobre
1955. N. LALAGUE, Vic. général.
AVANT-PROPOS
CINQUIÈME ÉDITION
Le Christ, comme Dieu et même comme Homme uni à la Personne Divine, a droit de régner sur le monde. Il est libre de choisir ses instruments pour établir sa Royauté. Si donc Il a choisi la France et ses rois, qu'on le veuille ou non, il faut bien s'incliner. Mais pour accepter, il convient que cette mission soit prouvée.
Trop nombreux auffirment: "Gesta Dei per Francos" qui établiraient difficilement la vérité de ce glorieux adage. Il nous a donc paru plus opportun que jamais -- en présence de l'anarchie spirituelle, intellectuelle et morale du monde moderne -- d'exposer brièvement cette mission providentielle de la France qui a valu à notre pays d'être, au dire de Jeanne d'Arc, "le plus beau Royaume après celui du Ciel".
Il faut que les Français connaissent cette mission et en pénètrent l'exceptionnelle grandeur afin qu'ils puissent être les dociles instruments de la Providence dans l'exécution des desseins divins sur le monde et, par l'élan de leur dévouement et de leur amour envers Dieu se montrent dignes de cette mission qui est la clé de voûte de l'Histoire de France, l'explication de son passé et le garant de son avenir; mission qui constitue, après celle du peuple d'Israël, le privilège le plus glorieux et le plus transcendant qui ait jamais été accordé à aucun peuple: promouvoir la Chrétienté et assurer le triomphe de la Royauté du Christ sur le monde. Non fecit taliter omni nationi...
Il importe également que les autres peuples et leurs Gouvernements se convainquent de la réalité de cette mission divine de la France -- tant de fois affirmée solennellement par Dieu à la Pucelle et par tant de papes, au nom du Christ. Alors seulement ils s'inclineront devant la volonté divine et reconnaîtront cette primauté du Roi et de la France sur tous les autres Souverains et Etats comme voulue et établie par Dieu, en vue du bien commun des peuples, afin que triomphe la Royauté Universelle du Christ, seule garante de la paix générale et de la prospérité dans la charité et l'amour ici-bas, et de la béatitude éternelle en vue de laquelle les hommes ont été créés.
Certains diront que l'auteur de cette étude fait le jeu d'un parti politique ou d'un nationalisme intransigeant, étroit et condamnable. Il s'y refuse et se situe sur un plan infiniment supérieur à toutes ces contingences humaines, sur le seul plan solide, celui de la volonté de Dieu, tant de fois affirmée. Car la seule réalité qui importe et compte, la seule qui doive dicter tous les actes des Etats comme des individus est cette volonté divine devant laquelle, tôt ou tard, de gré ou de force, il faudra bien s'incliner.
Le seul problème à résoudre est donc le suivant:
Oui ou non, Dieu a-t-Il voulu et affirmé que le Roi et la France -- inséparables l'un de l'autre -- ont une mission divine à remplir dans le monde, que la France est, par excellence, le Royame de Dieu, et le Roi de France Son Lieutenant, en vue d'assurer le triomphe de la Royauté universelle du Christ?
Ce livre -- basé sur les documents irréfutables -- n'a pas d'autre but que d'apporter la réponse affirmative à cette question, résumée par ces deux fulgurantes et solennelles déclarations du pape Grégoire IX, écrivant à Saint Louis:
"Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la Foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, LE ROYAUME DE FRANCE EST LE ROYAUME DE DIEU; LES ENNEMIS DE LA FRANCE SONT LES ENNEMIS DU CHRIST";
et de la Pucelle, proclamant au nom de Dieu:
"Vous ne tiendrez pas le Royaume de France, de Dieu le
Roi du Ciel... mais le tiendra le Roi Charles, VRAI HERITIER, CAR DIEU LE ROI
DU CIEL LE VEUT.
Gentil Dauphin, vous SEREZ LIEUTENANT DU ROI DES CIEUX QUI EST ROI DE FRANCE.
TOUS CEUX QUI GUERROIENT AU SAINT ROYAUME DE FRANCE, GUERROIENT CONTRE LE ROI
JÉSUS, ROI DU CIEL ET DE TOUT LE MONDE."
Puisse cette étude éclairer les âmes et les intelligences et contribuer ainsi à l'accomplissement des desseins d'infinie miséricorde de Dieu sur le monde: à savoir, grâce à l'action concertée du Souverain Pontife et du Roi de France, l'instauration et le triomphe du règne conjoint du Sacré Coeur et du Coeur Immaculé de Marie.
15, 22, 25 août 1955.
LIVRE I
LA MISSION DIVINE DE LA FRANCE
"Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir" a dit Joseph de Maistre. Celle de la France est d'exécuter les gestes de Dieu, "Gesta Dei per Francos".
Et le grand Philosophe d'ajouter. "Le châtiment des Français sort de toutes les règles ordinaires et la protection accordée à la France en sort aussi; mais ces deux prodiges réunis se multiplient l'un par l'autre, et présentent un des spectacles les plus étonnants que l'oeil humain ait jamais contemplés (Considérations sur la France, ch. II, p. 8 et p. 27.).
Strabon, le grand Géographe de l'Antiquité, semble l'avoir pressenti quand il écrit de la Gaule: "Personne ne pourrait douter, en contemplant cette oeuvre de la providence, qu'elle n'ait disposé ainsi ce pays avec intention et non au hasard."
En effet, Dieu a toujours préparé ses voies. De toute éternité, dans Sa prescience des événements, il avait jeté son dévolu sur notre pays et choisi notre peuple pour succéder au peuple Juif et remplir, pendant l'ère chrétienne, la mission divine qui avait été assignée à ce dernier sous l'Ancien Testament.
Cette mission a été et demeure la plus glorieuse, assurément, de toutes celles qu'Il a jamai confiées à une nation. Aussi, parce que cette mission -- en raison même de son importance -- fera encourir fatalement à la France les assauts répétés de l'Enfer déchaîné, va-t-Il, dans Sa prescience des événements, lui donner un protecteur d'autant plus puissant que les attaques infernales seront plus farouches, Il choisit alors le plus puissant et le premier de tous les Anges, le Chef de toutes les Milices Célestes, le grand vainqueur de Satan: Saint Michel, qui est associé à toutes les grandes pages de notre Histoire, inspira personnellement notre Jeanne d'Arc et lui déclara: "Je suis Michel, le Protecteur de la France."(*)
(*) Voir: de la Franquerie: "Mémoire pour le renouvellement de la Consécration de la France à Saint Michel", préfacé par S. Exc. Monseigneur de la Villerabel, Evêque d'Annecy.
Déjà, les peuplades de la Gaule croyaient à l'immortalité de l'âme et méprisaient la mort et, bien avant la naissance du Christ, avaient le culte de la Vierge qui devait enfanter le Sauveur du Monde, culte que Notre-Dame de Chartres a continué en le christianisant.
Dans la lutte engagée entre Vercingétorix et César -- cinquante ans avant l'avènement du christianisme -- ne peut-on voir encore l'un des signes de la prédestination de notre pays, dont le jeune chef inflige à Rome -- c'est-à-dire au paganisme officiel -- la sanglante défaite de Gergovie? Ephémère victoire, sans doute, puisque l'héroïque chef gaulois est vaincu en définitive et que, magnanimement pour sauver son peuple des représailles romaines, il s'offre en holocauste, est traîné en esclave derrière le char de César et est égorgé à Rome dans cette prison Mamertine où, un siècle plus tard, le premier Vicaire du Christ, Saint Pierre, sera crucifié.
Autre marque de la prédestination de notre Pays: le seul être qui ait volontairement apporté un soulagement matériel au Divin Maître au cours de sa Passion, Véronique, n'était-elle pas une Gauloise, originaire de Bazas? Le premier converti du Sacré Coeur, qui fut aussi le premier à oser proclamer la divinité du Sauveur, Longin, n'était-il pas Gaulois lui aussi? N'est-il pas logique, puisque notre Patrie a une mission divine à remplir, que Dieu ait voulu que ce soit une femme de chez nous qui transmit au monde entier l'image de sa Sainte Face et qu'un soldat de notre Pays ouvrit son Coeur adorable d'où devaient jaillir tous les trésors de grâce, d'amour et de résurrection qui, depuis lors, ne cessent d'embraser les âmes droites et qui doivent les irradier davantage encore à l'approche des derniers temps.
Ajoutons encore qu'en mourant, Notre Seigneur regardait du côté de l'Occident, et que, le jour de son Ascension glorieuse en montant au ciel, Son regard se portait toujours du même côté, comme s'Il avait voulu unir dans un même geste d'amour suprême Rome und notre France, Son Église et Son Royaume de prédilection (Voir les recherches de Saint Ignace de Loyola par les Bollandistes).
Enfin, les premiers Evangélistes qui apportent à la Gaule "la bonne Nouvelle" sont Madeleine, Marthe et Lazare. Lazare, image de la résurrection de la France. Madeleine, la grande pécheresse, mais l'âme au grand repentir et au grand amour qui symbolise à l'avance notre France pécheresse d'aujourd'hui, et notre France repentante et amoureuse de demain; Madeleine, que le Christ a sauvée d'un regard et pour laquelle Il eut une toute particulière et tendre affection. En donnant à notre Pays Ses amis de dilection, le Sauveur pour la première fois lui donnait Son Coeur.
De son côté, la Vierge Immaculée voulut également manifester avec éclat l'amour dont Son Coeur débordait pour notre Pays: A ces Amis de dilection que Son Fils envoie en Gaule, Elle confie ce qu'Elle a de plus sacré au monde, le corps de Sa Mère, Sainte Anne, pour qu'ils le déposent dans notre sol, pour bien montrer qu'Elle considérait que notre Peuple était plus capable qu'aucun autre de La remplacer sur terre pour entourer cette tombe si chère de respect, de vénération et d'amour.
Puis, si l'on en croit le Martyrologe Romain, le Pape Saint Clément envoie dans notre pays Denys de l'Aéropage, converti par Saint Paul et qui a assisté la Vierge à ses derniers moments. Denys s'installe à Lutèce et fait de nombreuses conversions.
Après plusieurs arrestations et supplices, il est décapité avec quelques autres Chrétiens, sur la Colline de Mars, appelée depuis lors Mons Martyrum ou Montmartre (a l'endroit même où a été édifié le Sacré-Coeur), et enseveli à Saint-Denis. Ses restes furent, de tous temps, l'objet d'une vénération particulière, et il y a bien peu d'événements de notre Histoire auxquels l'Abbaye de Saint-Denis ne soit mêlée. La Basilique est le sanctuaire où sont enterrés tous nos Rois et où est déposée la vieille Bannière qui nous a si souvent conduits à la victoire au cri de "Mont-joye Saint-Denis". Aussi n'est-on pas surpris de voir un Allemand, l'auteur de "la Mystique divine, magique et diabolique" (Voir Santo. "Les crimes allemands". -- "La chaine infernale et ses 33 anneaux".) s'écrier:
"Détruisez la basilique de Saint-Denis: dispersez au vent les ossements de leurs Rois; abattez, réduisez en cendres cette Basilique de Reims, où fut sacré Klodowig, où prit naissance l'Empire des Francs, faux frères des nobles Germains; incendiez cette Cathédrale". Il avait bien compris, le misérable, ce que sont Reims et Saint-Denis: les deux symboles de notre Histoire Nationale.
Il ne faisait, il est vrai, que continuer les traditions sauvages de sa race. Déjà, au début des invasions barbares, le général romain Cérialis disait très justement aux Gaulois:
"Les mêmes motifs de passer en Gaule subsistent toujours pour les Germains: l'amour des plaisirs, celui de l'argent, et le désir de changer de lieu. On les verra toujours, quittant leurs solitudes et leurs marécages, se jeter sur les Gaules si fertiles, pour asservir vos champs et vos personnes..." (P. Champion "Galerie des Rois", page 22.)
Cérialis avait dit vrai. Pendant plusieurs siècles, les tribus germaniques ne cessèrent de ravager la Gaule. C'était le temps où nos Evêques prenaient la tête de la résistance aux envahisseurs et méritèrent de s'appeler les défenseurs de la cité; le temps où les Monastères étaient les refuges de la civilisation et où les moines défrichaient non seulement le sol de notre France, mais son âme et y semaient à profusion toutes les vertus qui devaient y germer en une éclosion magnifique et nulle part égalée. Comment ne pas citer Saint Martin, le grand apôtre de nos campagnes et le fondateur de Ligugé...? Déjà, à cette époque, la foi rayonnait de la Gaule sur les autres Pays: Saint Patrick qui convertit l'Irlande n'était-il pas un disciple de l'Evêque de Tours...?
Au milieu du Ve Siècle, pour châtier le monde tombé dans l'arianisme, Dieu permit qu'Attila ravageât, avec ses Huns, les peuples hérétiques. Redoutable par son génie et par sa cruauté, il mit tout à feu et à sang sur son passage, égorgeant les populations terrifiées. Quand le châtiment eut été assez grand, Dieu suscita alors un autre Chef pour vaincre celui qui s'appelait justement "le fléau de Dieu" et sauver son Église: Mérovée, le Roi des Francs. Mérovée était païen, mais il avait l'âme généreuse et le coeur droit; il souffrait de voir les tortures des populations chrétiennes et résolut d'arrêter l'envahisseur. Il le rencontra aux Champs Catalauniques, non loin de Reims, où son petit-fils, Clovis, devait être baptisé et sacré. Il tailla en pièces les Huns qui s'enfuirent de l'autre côté du Rhin, laissant au vanqueur un immense butin. Mérovée avait sauvé le monde chrétien et magnifiquement inauguré les gestes de Dieu par les Francs. Aussi Dieu permit-il qu'il donnât son nom à la première branche de nos Rois.
***
Comme s'il voulait que notre Pays ne fut étranger à aucun des grands événements chrétiens, Dieu permit qu'il fut mêlé au triomphe de l'Eglise sur l'Empire Romain. L'homme choisi par le Christ pour être le sauveur de la chrétienté fut Constantin l'Empereur des Gaules. Et c'est nur notre sol, à la tête de ses légions, composées en partie d'hommes de chez nous que la croix lumineuse lui apparût avec cette fulgurante promesse de victoire; In hoc signo vinces! et qu'il se convertit (*)
(*) La tradition bourguignonne place l'apparition de la Croix dans la région de Paray-le-Monial (cf. le musée du Hiéron à Paray-le-Monial), d'autres disent que ce fut lorsqu'il traversait les Alpes.
"Quand le temps fut arrivé, que l'Empire Romain devait
tomber en Occident, Dieu, qui livra aux Barbares une si belle partie de cet
Empire, et celle où était Rome, devenue le Chef de la Religion, destina à la
France des Rois qui devaient être les défenseurs de l'Eglise. Pour les
convertir à la Foi, avec toute la belliqueuse Nation des Francs, Il suscita un
Saint Rémi, homme apostolique, par lequel Il renouvela tous les miracles qu'on
avait vus éclater dans la fondation des plus célèbres Eglises, comme le
remarque Saint Rémi lui-même dans son testament.
Ce grand Saint et ce nouveau Samuel, appelé pour sacrer les Rois, sacra ceux de
France, en la personne de Clovis, comme il dit lui-même, pour être les perpétuels
défenseurs de l'Eglise et des pauvres", qui est le plus digne objet de la
Royauté. Il les bénit et leurs successeurs, qu'il appelle toujours ses enfants,
et priait Dieu, nuit et jour, qu'ils persévérassent dans la Foi: prière exaucée
de Dieu avec une prérogative bien particulière, puisque la France est le seul
Royaume de la Chrétienté qui n'a jamais vu sur le trône que des Rois enfants de
l'Eglise (Bossuet: "Politique tirée de
l'Ecriture Sainte" L. v. VII, art. 6, 14e prop.).
Le savant Cardinal Baronius écrit dans ses "Annales ecclésiastiques" (Caesar Baronius, Annales ecclesiastici, 1593-1607, tome IV, pages 420. Bibli. Nat. H. 106.):
"A la chute de l'Empire d'Occident, trois races de
barbares occupaient les Gaules: les Goths, les Burgondes et les Francs.
Tout marchant à la dérive, la Divine Providence destina à survivre et à
s'épanouir dans les âges futurs, le seul de ces peuples où devait s'épanouir
aussi, au plus haut degré, le culte de la piété, de cette piété dont Childéric
fut la fleur et Clovis le fruit (*)
(*) "Deproratis penitus rebus Divina Providentia factum est ut ejus tantum modo gentis regnum ad posteros feliciter propagaretur, penes quam cultus pietatis foret excellentius effulsurus, cujus in Childerico ut dictum est flores apparuerunt, in Clodoveo autem collecti sunt fructus."
Pour protéger son Eglise naissante contre les flots
envahissants de l'hérésie (L'Arianisme.)
et de la barbarie qui régnaient sur tous les trônes d'Orient et d'Occident...
... Dieu paraît avoir institué les Rois de France et les a fait s'élever sur
les ruines des peuples non Catholiques disparus.
C'est pour cela que tous les peuples entachés d'hérésie... furent expulsés ou
absorbés par les Francs, suivant la parole de Notre Seigneur: tout arbre que
n'a point planté mon Père sera arraché".
C'est pour cela que le Royaume des Francs s'est épanoui dans une riche et
luxuriante végétation arrosée par sa piété...
Tout cela est d'une évidence qui se touche du doigt.
... Il ne fallait rien moins qu'un tel Saint (Rémi), d'une telle vertu, d'une
telle inspiration divine pour amener des ténèbres de la gentilité à la lumière
de l'Evangile, la noble Nation des Francs et son très illustre Roi.
Comme il ne fallait rien moins qu'un tel Roi (Clovis), pour illustrer le
premier de tous et à jamais, son royaume de l'impérissable éclat de la religion
du Christ, pour entourer d'un amour sans défaillance, d'une protection
perpétuelle, cette même religion du Christ".
C'est ce que reconnaissait le Pape Pélage II:
"Ce n'est pas en vain, ce n'est pas sans une admirable disposition que la Providence a placé la catholique France aux portes de l'Italie et non loin de Rome, c'est un rempart qu'Elle ménageait à toutes deux (Migne. -- Patrologiae cursus completus, patres latini, tome LXXII, page 706, Bibl. Nat. A, de 112 à 329.)".
Mission providentielle de la France, proclamée par Grégoire IX écrivant à Saint Louis (Labbe. -- Tome XI, p. 366 et 367. Lettre rappelée par Saint Pie X le 13 décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc (actes de Pie X, t. V, p. 204 et 205.)):
"De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en haut
une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du Patriarche Jacob; de
même le ROYAUME DE FRANCE EST AU-DESSUS DE TOUS LES AUTRES PEUPLES, COURONNÉ
PAR DIEU LUI-MÊME DE PRÉROGATIVES EXTRAORDINAIRES.
LA TRIBU DE JUDA ÉTAIT LA FIGURE ANTICIPÉE DU ROYAUME DE FRANCE".
LE PACTE DE TOLBIAC
Trois grands Saints de France se trouvent participer à la Conversion de Clovis: Saint Rémi, dont nous allons voir les principaux miracles en faveur de ce prince et des Rois ses successeurs: Sainte Clotilde qui, par son exemple, a une grosse influence sur le Roi, son époux; et la patronne de Paris(*),
(*) "A sa mort en 512,
Sainte Geneviève avait été inhumée, par ordre de la Reine (Sainte Clotilde),
avec les membres de la famille royale... Tous nos souverains eurent en grande
vénération la mémoire de la Patronne de Paris; beaucoup se plurent à enrichir
son tombeau. En 1757, Louis XV fit construire, par Soufflot, sur un plan
grandiose, une basilique nouvelle qui devait remplacer la vieille église
mérovingienne.
On sait que la Révolution Française (cette entreprise satanique, disait Pie IX)
fit brûler publiquement, puis jeter à la Seine, en novembre 1793, les reliques
de Sainte Geneviève. La châsse fut envoyée à la Monnaie et un décret de la
Convention transforma la basilique en Panthéon pour la sépulture des grands
hommes. Marat fut l'un des premirs hôtes de l'église profanée.
Le gouvernement tutélaire de la Restauration rendit la basilique au culte de
Sainte Geneviève... En 1885, la 3e République a de nouveau
désaffecté la basilique et en a fait un Panthéon dans lequel, à côté de
Voltaire et de Rousseau, elle a placé Zola le pornographe, le coeur du métèque
Gambetta, complice de Bismarck, et les cendres de Jaurès le mauvais
Français." (Commandant Dublaix: A. F., Chronique religieuse, 26 août
1925).
l'amie de la Reine, Sainte Geneviève qui 30 ans auparavant avait sauvé la ville des hordes d'Attila (451), et lui évita la famine au moment où, encore entre les mains des Romains, elle était assiégée par Clovis, dont elle avait préparé la conversion dès le règne de Childéric, sans être parvenue, malgré sa très grande influence, à amener ce dernier prince aux lumières de la foi; Sainte Geneviève qui voulait reconstruire un temple magnifique en l'honneur de Saint Denis.
Comme tout se tient dans notre Histoire de France! Il semble qu'un lien mystique unit tous ceux que Dieu a envoyés pour nous sauver miraculeusement; Saint Denis, qui aurait approché la mère du Sauveur, et Sainte Madeleine inspirent à notre pays un culte tout spécialement confiant à la Vierge qui, en retour, lui marque sa prédilection par ses nombreuses apparitions. Sainte Geneviève revivifie le culte de Saint Denis; Jeanne d'Arc -- que Dieu fait naître à Domrémy (c'est-a-dire la Maison de Rémi) -- renouvelle le pacte de Clovis et de Saint Rémi, et dépose en hommage ses armes à l'Abbaye de Saint-Denis, etc.... Comme si chacun d'eux voulait faire toucher du doigt au peuple de France, qu'il n'est qu'un des artisans du même édifice; qu'il ne fait que continuer l'oeuvre du précédent missionnaire divin; et cela de par la volonté du Tout-Puissant!
Sur le point de succomber sous les forces ennemies à Tolbiac, Clovis invoque le Dieu de Clotilde, le Christ, et promet de se convertir au Catholicisme s'il est vainquer. Il obtient une victoire éclatante contre les Allemands.
"C'est dans toute l'exaltation de sa victoire surnaturelle qu'il dicta, dans un magnifique élan de foi et de reconnaissance, le superbe décret, vibrant d'enthousiasme et d'amour, qui voue la France à jamais, aussi longtemps qu'elle existera au règne de Jésus-Christ, exigeant qu'il fut placé comme loi constitutionnelle du Royaume des Francs (De Maricourt et de la Morlière; "La vraie Histoire de France".)", la loi salique (Traduction de l'abbé Lemann d'après les Leges Salicae illustratae de Godefroy Wandelin (Anvers 1649).) que complétèrent ses successeurs et dont voici quelques passages:
"LA NATION DES FRANCS, ILLUSTRE, AYANT DIEU POUR
FONDATEUR, FORTE SOUS LES ARMES, FERME DANS LES TRAITÉS DE PAIX, HARDIE, AGILE
ET RUDE AU COMBAT, DEPUIS PEU CONVERTIE A LA FOI CATHOLIQUE, LIBRE D'HÉRÉSIE.
ELLE ÉTAIT ENCORE SOUS UNE CROYANCE BARBARE.
MAIS AVEC L'INSPIRATION DE DIEU, ELLE RECHERCHAIT LA CLÉ DE LA SCIENCE, SELON
LA NATUE DE SES QUALITÉS, DÉSIRANT LA JUSTICE, GARDANT LA PIÉTÉ.
ALORS LA LOI SALIQUE FUT DICTÉE PAR LES CHEFS DE CETTE NATION QUI EN CE TEMPS
COMMANDAIENT CHEZ ELLE...
PUIS LORSQUE AVEC L'AIDE DE DIEU, CLODWIGH LE CHEVELU, LE BEAU, L'ILLUSTRE ROI
DES FRANCS EUT REÇU, LE PREMIER, LE BAPTÊME CATHOLIQUE, TOUT CE QUI DANS CE
PACTE ÉTAIT JUGÉ PEU CONVENABLE FUT AMENDÉ AVEC CLARTÉ PAR LES ILLUSTRES ROIS
CLODWIGH, CHILDEBER ET CLOTAIRE.
ET AINSI FUT DRESSÉ CE DÉCRET:
VIVE LE CHRIST QUI AIME LES FRANCS!
QU'IL GARDE LEUR ROYAUME ET REMPLISSE LEURS CHEFS DES LUMIÈRES DE SA GRACE!
QU'IL PROTÈGE L'ARMÉE!
QU'IL LEUR ACCORDE DES SIGNES QUI ATTESTENT LEUR FOI, LEUR JOIE, LA PAIX, LA
FÉLICITÉ!
QUE LE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST DIRIGE DANS LE CHEMIN DE PIÉTÉ CEUX QUI
GOUVERNENT!
CAR CETTE NATION EST CELLE QUI, PETITE EN NOMBRE, MAIS BRAVE ET FORTE, SECOUA
DE SA TÊTE LE DUR JOUG DES ROMAINS ET QUI, APRÈS AVOIR RECONNU LA SAINTETÉ DU
BAPTÊME, ORNA SOMPTUEUSEMENT LES CORPS DES SAINTS MARTYRS QUE LES ROMAINS
AVAIENT CONSUMÉS PAR LE FEU, MUTILÉS PAR LE FER, OU FAIT DÉCHIRER PAR LES
BÊTES..."
Voilà notre première Constitution!
Elle repose sur l'Evangile! Deux phrases la résument:
VIVE LE CHRIST, QUI EST ROI DE FRANCE!
VIVE LE ROI DE FRANCE, QUI EST LIEUTENANT DU CHRIST!
Ainsi, "la France a eu ce bonheur inespéré, unique au
monde, d'avoir la première bâti sa civilisation non pas sur une vérité
philosophique ou religieuse quelconque, sur une vérité plus ou moins diminuée
ou discutée, mais sur la vérité totale, intégrale, universelle, sur le
catholicisme qui signifie "la religion universelle".
Qu'en est-il résulté?
C'est que la France a fondé une civilisation merveilleuse comme le monde n'en a
jamais vu, qu'elle est devenue cet astre lumineux qui a couvert le monde de sa
lumière, de sa chaleur et de ses bienfaits.
On dit "La civilisation française" et on a raison, mais cette
civilisation n'est pas autre chose que la civilisation catholique, apostolique
et romaine et elle n'est dite française que parce que c'est la France qui en a
tenu le flambeau!
Aujourd'hui encore, dans tout l'Orient, malgré les Combes, les Clemenceau, les
Briand, catholiques et français sont synonymes et tous les catholiques,
fussent-ils espagnols, anglais ou italiens, etc.... sont désignés sou le nom
générique de Francs!
Ah! la France avait pris pour base la pierre angulaire même de l'Eglise: le
Christ; quoi d'étonnant qu'elle ait bénéficié de l'universalité du Christ et de
l'Eglise?
Et voilà, pour le dire en passant, le véritable internationalisme de la France!
Mais c'est celui de l'Evangile, non celui du Talmud ou de la libre pensée,
celui de l'Eglise romaine, non celui de la synagogue de Jérusalem, du temple de
la rue Cadet ou de l'Eglise de Genève! Mais cet internationalisme loin de
détruire la personnalité de la France, la suppose! Comment le flambeau de la
Vérité catholique rayonnera-t-il, si vous supprimez le porte-flambeau?" (Abbé Vial: "Jeanne d'Arc et la Monarchie",
chapitre II, p. 26 et 27.)
LE BAPTISTÈRE DE REIMS
Le miracle auquel on ne veut plus croire existe à l'état permanent: c'est notre HISTOIRE. On peut dire avec l'Abbé Vial (Abbé vial, op. cit. page 62, sans oublier les apparitions de la rue du Bac et de Pellevoisin.) que "Lourdes, La Salette, Pontmain, Notre-Dame des Victoires, etc... ne sont que les avant-derniers anneaux d'une longue chaîne de miracles qui va du Baptistère de Reims, où est née la France, à la Basilique du Sacré-Coeur où elle ressuscitera, en passant par les cycles bénis de Saint Bernard, de Saint Louis, de Jeanne d'Arc, du Curé d'Ars"; nous ajouterons aussi de Sainte Thérèse de l'Enfant Jesus.
SAINT RÉMI ET LE BAPTISTÈRE DE REIMS SONT POUR LA FRANCE CE QUE MOÏSE ET LE SINAÏ FURENT POUR LE PEUPLE JUIF.
Le 19 décembre 1907, à l'Archevêque de Reims, Monseigneur Luçon, nouvellement promu Cardinal, Saint Pie X déclarait (Bulletin du Diocèse de Reims, 28 déc. 1907, p. 621.):
"Reims conserve la source baptismale d'où est sortie toute la France Chrétienne, et elle est justement appelée pour cela le Diadème du Royaume. C'était une heure ténébreuse pour l'Eglise de Jésus-Christ. Elle était d'un côté combattue par les Ariens, de l'autre assaillie par les Barbares; elle n'avait plus d'autre refuge que la prière pour invoquer l'heure de Dieu. Et l'heure de Dieu sonna à Reims, en la fête de Noël 496. Le baptême de Clovis marqua la naissance d'une grande nation: la tribu de Juda de l'ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu'elle fut fidèle à l'orthodoxie, tant qu'elle maintint l'alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu'elle se montra, non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l'Eglise."
Dans la nuit de Noël 496, à minuit, au jour anniversaire et
à l'heure même de sa naissance, le Christ -- lors de la naissance spirituelle
de notre France et de nos Rois -- voulut par un miracle éclatant affirmer la
mission divine de notre Pays et de la Race Royale de Mérovée, au moment même où
Saint Rémi va proclamer cette mission au nom du Tout-Puissant, pour sanctionner
solennellement les paroles divinement inspirées de Son ministre. A minuit,
alors que le roi, la Reine et leur suite sont là, "SOUDAIN, raconte
Hincmar, Archevêque de Reims (Migne. Patr. lat.
Tome CXXV, p. 1159 et 1160. Hincmar. Vita Sancti Remigii, Cap. XXXVI et
suivants. Bibl. Nat. A. 112 à 329.), UNE LUMIERE PLUS ÉCLATANTE QUE LE
SOLEIL, INONDE L'EGLISE! LE VISAGE DE L'EVÊQUE EN EST IRRADIÉ! EN MÊME TEMPS
RETENTIT UNE VOIX: "LA PAIX SOIT AVEC VOUS! C'EST MOI! N'AVEZ POINT PEUR!
PERSÉVÉREZ EN MA DILECTION!"
Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l'atmosphère.
Le Roi, la Reine, toute l'assistance épouvantés, se jetèrent aux pieds de Saint
Rémi qui les rassura et leur déclara que c'est le propre de Dieu d'étonner au
commencement de ses visites et de réjouir à la fin.
Puis soudainement illuminé d'une vision d'avenir, la face rayonnante, l'oeil en
feu, le nouveau Moïse s'adressant directement à Clovis, Chef du nouveau Peuple
de Dieu, lui tint le langage -- identique quant au sens -- de l'ancien Moïse à
l'Ancien Peuple de Dieu:
"APPRENEZ (Migne. Patr.
lat. CXXXV, p. 51 et suivantes Flodoard. Historia Ecclesiae Remensis. Lib. I,
cap. XIII. Bibl. Nat. A. 112 à 329.), MON FILS, QUE LE ROYAUME DE FRANCE
EST PRÉDESTINÉ PAR DIEU À LA DÉFENSE DE L'EGLISE ROMAINE QUI EST LA SEULE VÉRITABLE
EGLISE DU CHRIST.
CE ROYAUME SERA UN JOUR GRAND ENTRE TOUS LES ROYAUMES.
ET IL EMBRASSERA TOUTES LES LIMITES DE L'EMPIRE ROMAIN!
ET IL SOUMETTRA TOUS LES PEUPLES À SON SCEPTRE!
IL DURERA JUSQU'À LA FIN DES TEMPS!
IL SERA VICTORIEUX ET PROSPÈRE TANT QU'IL SERA FIDELE À LA FOI ROMAINE.
MAIS IL SERA RUDEMENT CHATIÉ TOUTES LES FOIS QU'IL SERA INFIDÈLE À SA
VOCATION."
Au IXe siècle, Raban Maur, Archevêque de Mayence, a rendu public le passage suivant qui aurait été prononcé également par Saint Rémi à la fin de son allocution:
"VERS LA FIN DES TEMPS, UN DESCENDANT DES ROIS DE
FRANCE RÈGNERA SUR TOUT L'ANTIQUE EMPIRE ROMAIN.
IL SERA LE PLUS GRAND DES ROIS DE FRANCE ET LE DERNIER DE SA RACE.
APRÈS UN RÈGNE DES PLUS GLORIEUX, IL IRA À JERUSALEM, SUR LE MONT DES OLIVIERS,
DÉPOSER SA COURONNE ET SON SCEPTRE, ET C'EST AINSI QUE FINIRA LE SAINT EMPIRE
ROMAIN ET CHRÉTIEN. (Voir: "Bloc
Catholique", mars-avril 1923, no 187, p. 51: Les Francs, peuple élu de
Dieu, par le Marquis de la Vauzelle.)
Commentant cette mangifique vision d'avenir, l'Abbé Vial écrit:
"La prophétie comprend quatre points:
· 1° La vocation de la France: elle est le Soldat de Dieu!
· 2° Sa gloire future: elle sera sans égale!
· 3° Sa durée: celle de l'Eglise.
· 4° La sanction divine: récompense ou châtiment unique au monde, comme sa gloire."
Et il ajoute en note:
"Bien remarquer que la prophétie est faite directement à la race, à la postérité, à la famille royale, «semini, generi regio, posteritati» comme si la race était aussi inséparable de la France que la France est inséparable de l'Eglise."
LA SAINTE AMPOULE
Un nouveau miracle devait se produire le jour même au Baptistère; laissons parler Hincmar. (Hincmar, "Vita Sancti Remigii", cap. XXXVIII (Migne t. 125, p. 1160).)
"Dès qu'on fut arrivé au baptistère, le clerc qui
portait le chrême, séparé par la foule de l'officiant, ne put arriver à le
rejoindre.
Le saint Chrême fit défaut.
Le Pontife alors lève au ciel ses yeux en larmes et supplie le Seigneur de le
secourir en cette Nécessité pressante.
SOUDAIN APPARAIT, VOLTIGEANT À PORTÉE DE SA MAIN, AUX YEUX RAVIS ET ÉTONNÉS DE
L'IMMENSE FOULE, UNE BLANCHE COLOMBE TENANT EN SON BEC UNE AMPOULE D'HUILE
SAINTE DONT LE PARFUM D'UNE INEXPRIMABLE SUAVITÉ EMBAUMA TOUTE L'ASSISTANCE.
DÈS QUE LE PRÉLAT EUT REÇU L'AMPOULE, LA COLOMBE DISPARUT!"
C'est avec le saint chrême contenu dans cette ampoule, qu'ont été sacrés tous nos Rois.
(La sainte ampoule fut brisée
en 1793 par le révolutionnaire Ruhl, mais:
"Un ecclésiastique et un magistrat de cette ville qui, dans ces temps
affreux craignirent de compromettre un grand nombre de gens de bien, s'ils
enlevaient ce précieux vase, avaient eu le soin d'en retirer une partie du
baume qu'il contenait. Partagé entre cet eclésiastique et ce magistrat, ce
baume a été gardé religieusement. En 1819, les parcelles en ont été réunies
dans le tombeau de Saint Rémi, sous la garde du Curé de Saint-Rémi de Reims, et
des preuves authentiques, constatées dans un procès-verbal, lequel a été déposé
au greffe du Tribunal de Reims, ne laissent aucun doute sur la fidèle
conservation de ce précieux monument du sacre de Clovis." Clausel de
Coussergues. "Du Sacre des Rois de France", mai 1825, p. 127.)
Comme au baptême du Christ, c'est "le Saint Espirt qui par l'effet d'une grâce singulière apparut sous la forme d'une colombe et donna ce baume divin au pontife" (Cérémonial du Sacre des Rois de France. Prière à Saint Rémi.) voulant assister visiblement au sacre du premier de nos Rois pour marquer ainsi d'un signe sacré de toute spéciale prédilection notre Monarchie, consacrer tous nos Rois et imprimer sur leur front un caractère indélébile qui leur assurerait la primauté sur tous les autres Souverains de la terre; enfin les munir de ses sept dons pour qu'ils pussent accomplir leur mission providentielle dans le monde.
Ainsi, pour le Sacre de nos Rois, Dieu a voulu non d'une huile terrestre, mais d'une huile céleste afin que le Roi de France -- tout comme le Christ -- fut non pas fictivement mais très réellement et véritablement "l'oint" du Seigneur. Ce privilège UNIQUE était reconnu dans le monde entier. Dans toutes les cérémonies diplomatiques, en effet, l'ambassadeur du Roi de France avait le pas sur ceux de tous les autres Souverains parce que son Maître était "sacré d'une huile apportée du ciel" aiinsi que le reconnaît un décret de la République de Venise daté de 1558. Hommage universel rendu au miracle de la Sainte Ampoule et reconnaissance éclatante de la prééminence du Roi Très Chrétien sur tous les autres princes de la terre.
Sur l'authenticité de tous
ces faits, voir l'étude que nous avons publiée dans le «Bloc
Anti-Révolutionnaire» n° de janvier-février 1933 sous le titre: «Dom Mabillon,
défenseur des privilèges miraculeux des Rois de France».
Clausel de Coussergues: op. cit.
Abbé de
Vertot. Dissertation sur la Sainte
Ampoule. (Hist. de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, II,
p. 619, 1736.)
Annalles Benedict: toutes les études de Dom Mabillon sur ces questions.
Chanoine Dessailly: «L'authenticité du grand testament de saint Rémi», Dumoulin
à Paris.
C'était pour commémorer toutes ces merveilles que le peuple, à chaque sacre ou dans chaque grande réjouissance publique, criait:
Noël! Noël! Vive le roi! Noël! Noël!
A l'occasion de son baptême et de son sacre, Clovis reçut des félicitations de nombreux évêques gaulois et étrangers; il est deux lettres qui, entre toutes, méritent d'être mentionnées, celle de Saint Avit, évêque de Vienne.
"Le Noël du Seigneur, écrit Saint Avit (Acta Sanctorum, 13 Octobris, Sanctus Remigius.), est aussi le Noël des Francs; vous êtes né au Christ, le jour où le Christ est né pour nous... Votre foi est notre victoire, et nous sommes les vainqueurs partout où vous combattez" (Cité par Zeller. -- Les Francs Mérovingiens: Clovis et ses fils p. 34.)
Et celle du Pape Anastase II: "Glorieux Fils, nous nous
félicitons que votre avènement à la foi inaugure notre pontificat. Un si grand
événement fait tressaillir de joie le siège de Pierre...
Que la joie de votre Père vous fasse croître dans les saintes oeuvres. Comblez
nos désirs, soyez notre couronne et que notre mère l'Eglise s'applaudisse des
progrès du grand Roi qu'elle vient d'enfanter à Dieu.
Illustre et glorieux Fils, soyez sa gloire, SOYEZ POUR ELLE UNE COLONNE DE FER!
Nous louons Dieu, qui Vous a retiré de la puissance des ténèbres, pour faire
d'un si grand Prince LE DÉFENSEUR DE SON EGLISE et opposer votre gloire aux
attaques des pervers.
Continuez donc cher et glorieux Fils, afin que le Dieu tout-puissant entoure
votre sérénité et votre royaume de sa protection et commande à ses anges de
vous protéger dans toutes vos voies et vous donne la victoire sur tous vos
ennemis" (Anast. II, ép. II ad Clod. tom. VI. Conc. col. 1282 cité par Bossuet: Politique tirée
de l'Ecriture Sainte, tome I, livre VII. Page 529, ed. Delestre Boulage 1822,
et par Zeller: op. cit. p. 38.)
LES ARMES DE FRANCE
Le Christ allait encore accomplir de nouveaux prodiges en faveur de Clovis:
"On lit... en auculnes escriptures qu'en ce temps avoit
un hermite, prudhomme et de saincte vie qui habitoit en un bois près d'une
fontaine, au lieu qui de présent est appelé Joye-en-Val, en la chastellenie de
Poissy, près Paris: auquel hermite ladicte Clotilde, femme dudict Roy Clovis avoit
grande fiance et pour sa saincteté le visitoit souvent et luy administroit ses
nécessitez.
Et advint un jour que ledict hermite estant en oraison, un ange s'apparut à luy
en luy disant qu'il feist raser les armes des trois croissans que ledict Clovis
portoit en son escu (combien qu'aucuns disent que c'estoient trois crapeaux) et
au lieu d'iceux portast un escu dont le champ fust d'azur, semé tout de fleurs
de liz d'or, et luy dict que Dieu avoit ordonné que les Rois de France
portâssent doresnavant telles armes.
Ledict hermite revela à la femme dudict Clovis son apparition; laquelle
incontinant feit effacer lesdicts trois croissans ou crapeaux et y feit mettre
lesdicts fleurs de liz et les envoya audict Clovis son mari qui, pour lors,
estoit en guerre contre le Roy Audoc, sarrazin qui estoit venu d'Allemagne à
grande multitude de gens, es parties de France et avoir son siège devant la
place de Conflans Saincte Honorine, près Pontoise.
Clovis se combattit et eut victoire: et combien que la bataille commençast en
la ville, toutefois fut achevée en la monteigne, en laquelle est à présent la
tour de Montjoye.
Et là fut pris premièrement et nommé le cry des François et les armes, c'est à
savoir Montjoye et depuis y a été adjousté Sainct Denis.
Et, en la révérence de la mission desdictes fleurs de liz, fut illec en la
vallée fondée un monastère de religieux qui fut et encore est appelée l'abbaye
de Joye-en-Val, pour la mission de la saincte Ampolle et desdictes fleurs de
liz qui furent envoyées à ce grand roy Clovis, premier roy chrestien.
Enquoy appert avidemment que Dieu notre père et Sauveur a singulièrement aimé
les Rois de France et les a voulu décorer et garnir de singulières grâces et
préeminances pardessus tous autres rois et princes terriens et d'iceux faire
les deffenseurs de la saincte Foy et Loy de Jésus-Christ" (Nicolle Gilles: Histoirede France (1492).)
Et Guillaume de Nangis, dans la chronique de Saint Louis, explique ainsi la signification symbolique des armes de France:
"Puisque Notre Père Jhésus-Christ veut espécialement sur tous autres royaumes, enluminer le royaume de France de Foy, de Sapience et de Chevalerie, li Roys de France accoustumèrent en leurs armes à porter la fleur de liz paincte par trois fueillées (feuilles), ainsi come se ils deissent à tout le monde: Foi, Sapience et Chevalerie sont, par la provision et par la grâce de Dieu, plus habondamment dans nostre royaume que en ces aultres. Les deux fueillées qui sont oeles (ailes) signifient Sapience et Chevalerie qui gardent et défendent la tierce fueillée qui est au milieu de elles, plus longue et plus haute, par laquelle Foy est entendue et segneufiée, car elle est et doibt estre gouvernée par Sapience et deffendue par Chevalerie. Tant comme ces trois grâces de Dieu seront fermement et ordénement joinctes ensemble au royaume de France, li royaume sera fort et ferme, et se il avient, que elles soient ostées et desseurées (séparées), le royaume cherra (tombera) en désolaction et en destruiement" (Cité par Monseigneur Delassu. L'Esprit familial, p. 225, note 1.)
Les trois fleurs de lys du blason donné par Dieu à nos Rois ont d'autres significations plus belles encore que l'histoire, la science héraldique et les révélations nous enseignent: Charles V fixa définitivement à trois les fleurs de lys des armes de France qui souvent, étaient nombreuses et en semis. Il prit cette décision en l'honneur et pour représenter les trois personnes de la Sainte Trinité.
Voir l'acte d'enregistrement des lettres de fondation du Couvent et de la chapelle des Célestins de Limay (Seine-et-Oise) par le Roi Charles V, en l'honneur de la Sainte Trinité. -- L'original de la charte de fondation existe aux Archives Départementales de Seine-et-Oise et ce document a été publié intégralement par Antoine Becquet dans "l'Histoire des Célestins de France".
Elles représentent également la Sainte Famille et aussi le
triangle symbolique manifesté à la vénérable Philomène de Sainte Colombe: le
Christ, Sa Divine Mère et Saint Michel, les trois grands vainqueurs de Lucifer.
(Voir: Comte de Place: "Problèmes
héraldiques". Père Pie de Langogne: "Vie de la Vénérable Philomène de
Sainte Colombe".)
LE TESTAMENT DE SAINT RÉMI
Le testament de Saint Rémi a une importance capitale pour nous Français; c'est une véritable vision d'avenir qui prend une autorité toute particulière du fait que le grand Pape Saint Hormisdas écrivit à Saint Rémi lorsqu'il l'institua en ces termes Légat pour toute la France (Migne, t. 125, p. 1168. Hincmar - Vita Sancti Remigii cap. LIV. Baronius, Annales Ecclesiastici -- Tome VI, p. 635.)
"Nous donnons tous nos pouvoirs pour tout le Royaume de notre cher Fils spirituel Clovis, que par la grâce de Dieu vous avez converti avec toute sa Nation, par un apostolat et des miracles dignes du temps des Apôtres."
De ce testament saint Pie X disait le 13 décembre 1908 à l'Evêque d'Orléans, lors de la lecture du Décret de béatification de Jeanne d'Arc (Actes de saint Pie X, tome V, pp. 204 et 205.):
"Vous direz aux Français qu'ils fassent leur trésor des testaments de Saint Rémi, de Charlemagne et de Saint Louis, qui se résument dans ces mots si souvent répétés par l'heroïne d'Orléans:
Vive le Christ qui est Roi de France!
A ce titre seulement la France est grande parmi les nations. A cette clause Dieu la protègera et la fera libre et glorieuse. A cette condition, on pourra lui appliquer ce qui dans les livres saints est dit d'Israel: que personne ne s'est rencontré qui insultat ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu...
Voici ce Testament:
Que le présent testament (Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae lib. I. ch. XVIII (Testamentum ab ipso editum.) que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les rois de France par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.
Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...
Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous me frères et coévêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j'ai choisie délibérément pour regner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.
Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrème du même Saint-Esprit;
J'ai ordonné ce qui suit:
I° MALÉDICTIONS
Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:
Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.
Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. (Ainsi, à l'origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin.)
Une troisièmre fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.
Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!
S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint: parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au coeur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.
Et tout ce que l'Eglise à l'habitude de chanter de Judas le traitre et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.
Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.
Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:
Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!
Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."
II° BÉNÉDICTIONS
"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.
Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!
Que de cette race sortent des rois et des empereurs (Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongri, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc...) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il." (L'authenticité indiscutabel de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Rémi", publié au siècle dernier, chez Dumoulin, à Paris. Nous y renvoyons nos lecteurs.)
Ce testament signé du grand Evêque le fut également par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vedast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante:
"X..., Evêque.
Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu'il a béni, je le bénis.
et j'ai signé."
Et Baronius, le savant Cardinal (Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636.), après onze siècles d'expérience, de constater:
"Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n'ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n'a jamais été réduit à servir d'autre Peuples.
C'est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88): Si mes Fils abandonnent ma loi; s'ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s'ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet;
MAIS JE N'ELOIGNRAI JAMAIS DE CE PEULE MA MISERICORDE."
En lisant le Testament de Saint Rémi, ne croirait-on pas entendre Moïse sur le Nebo: "Voici que je vous mets aujourd'hui devant les yeux la bénédiction et la malédiction. La bénédiction, si vous obéissez aux Commandements du Seigneur votre Dieu, que je vous prescris aujour'hui; la malédiction, si vous n'obéissez point à ces mêmes commandements et vous retirez du chemin que je vous montre maintenant... (Deut. XI-26-30).
(À suivre)
Transcription P.O. Schenker, © by Éditions Immaculata, CH-9050 Appenzell (Suisse)
L'Ascendance davidique des Rois de France et leur parenté avec Notre Seigneur et la Ste Vierge
par Monsieur le Marquis de la Franquerie
Publié aux Éditions Ste Jeanne d'Arc*
AVANT-PROPOS
"L'Ascendance Davidique des Rois de France et leur parenté avec Notre Seigneur Jésus-Christ, la Très Sainte Vierge Marie et Saint Joseph" est un sujet qui me tient très à coeur depuis soixante ans.
Avant que d'étudier les documents, je dois vous dire comment j'ai été amené à penser que les Rois de France pourraient vraisemblablement descendre du Roi David. je peux dire en toute vérité, que c'est providentiellement qu'en 1924 j'ai étudié puis écrit mon premier livre : "La Mission Divine de la France". Au cours de cette étude, j'ai été frappé, puis très ému, par le parallélisme rigoureux existant entre les serments faits par Dieu à David en faveur de la descendance du saint Roi et de sa Race et les promesses inspirées par Dieu à Saint Rémi en faveur de Clovis et de sa Race, Saint Rémi agissant comme Légat Pontifical pour tout le royaume de France. Cette émotion intense m'a ouvert des horizons absolument insoupçonnés jusqu'alors et qui, touchant à ma Foi, multiplièrent mon amour et ma reconnaissance envers Dieu d'abord, et aussi envers la Race de nos Rois à laquelle depuis toujours ma famille demeure passionnément attachée. Ma foi me disait que là était la Vérité. Mais il fallait historiquement le prouver. D'où mes recherches.
Révélations du Padre Pio
J'ai toujours été convaincu - et mon expérience personnelle me l'a confirmé - qu'un catholique fervent qui ne cherche qu'à défendre son Dieu, son Pays, son Roi et veut s'abandonner avec foi au bon vouloir divin, ne sera jamais abandonné et sera providentiellement guidé et parfois même miraculeusement protégé.
Au cours d'extases de Marie-Julie Jahenny - la stigmatisée bretonne - auxquelles assistaient des personnes jusqu'alors inconnues et qui pourraient en témoigner, deux de mes études que je n'avais jamais songé à écrire - ont été demandées, tout d'abord ma plaquette sur Saint Michel, puis "La Vierge Marie dans l'Histoire de France". Ajoutons qu'il y a une dizaine d'années, j'eus l'occasion de voir deux autres stigmatisés - qui ne se connaissaient pas - un religieux français et une personne étrangère. L'un et l'autre, à quelques mois d'intervalle, me dirent que je devais reprendre mes recherches sur l'ascendance davidique des Rois de France. Je me remis donc à ce travail. Dans la bibliothèque de mon grand-père, qui avait été l'un des fondateurs de la "Société de l'Histoire du Vieux Paris et de l'Ile de France", j'ai trouvé un ouvrage remarquable du Père Jacques Lelong de l'Oratoire : "Bibliothèque Historique de la France contenant le catalogue de tous les ouvrages tant imprimés que manuscrits qui traitent de ce Royaume ou qui y ont rapport avec des notes critiques et historiques" publié à Paris en 1719, gros in-folio de 1100 pages. J'ai donc pu faire venir de France ou de l'Etranger soit des micro-films, soit des photo-copies afin de les étudier. Nous en reparlerons tout à l'heure.
Sur ces entrefaits, je fis une conférence à Avignon et la personne qui l'avait organisée invita à dîner avec moi un vieux chanoine. Au cours de la conversation, il me cita le nom d'une illustre famille irlandaise dont il était issu. Je lui dis : « Mais alors, Monsieur le Chanoine, vous descendez des Rois d'Irlande ... ». « Comment le savez-vous » me répondit-il, très surpris... et il m'ajouta : « Nous avons même notre généalogie remontant jusqu'à Adam.» Et comme je lui disais à quel point la question m'intéressait, il me la confia avec autorisation de la photocopier. Ce Chanoine est mort et sa généalogie est déposée dans les Archives de la ville.
Enfin, la Providence permit que le 18 décembre 1978 on me montrât plusieurs lettres de l'un des confidents et secrétaire à l'occasion du Padre Pio. Ces lettres remontaient à 1972 et étaient adressées à un pieux religieux de mes amis. J'en ai les copies et vous en cite les parties les plus importantes ; le tout écrit par un Italien, dont je vous conserve le style :
25février 1972
« Très cher Père, Padre Pio me disait "sans le soutien du pouvoir royal de David, l'Église tombe en décadence sous le pouvoir de l'esprit du serpent qui relève sa tête orgueilleuse sur le chef de l'Église". Le Padre Pio disait que "le pouvoir Royal est un pouvoir divin qui abaisse les serpents. Les républiques par contre relèvent de terre les esprits serpents lesquels sacrifient le peuple de Dieu, l'empêchant de s'élever vers le Dieu du CieL.. C'est aujourd'hui le mai de lEurope sous les républiques " disait le Padre Pio ... »
Lettre du 5 mai 1972
« Un jour Padre Pio me parla d'un importantissime Testament caché au Vatican. Il s'agit du
Testament de la Duchesse d'Angoulême Ce Testament aurait révélé non seulement le mystère
du Dauphin mais encore le sien Pour le bien de la France, de lItalie et du monde, un tel Testament ne peut rester secret »
Lettre du 6 novembre 1972
« Padre Pîo savait que la France cache un pouvoir qui se révélera à l'heure établie (C'est-à-dire à l'heure de Dieu)... Dans le monde manque le pouvoir royal que Dieu a caché en ces temps de folie. Le pouvoir royal seulement,,celui que Dieu donna à David, est capable de régir le gouvernement des peuples. Sans le pouvoir royal de David, reconnu et mis à sa juste place, me disait le Padre Pio, la religion chrétienne n'a pas le soutien indispensable sur lequel appuyer la Vérité de la parole de Dieu. La folle des hommes a été de tenter de tuer la royauté; le monde le paye encore aujourd'hui, car sans le véritable Roi promis par Dieu parmi les descendants de David, le pouvoir de Dieu ne réside plus dans le coeur des chefs detats et des ministres. Mais Satan tire avantage à remplacer le pouvoir royal du David vivant. Que le malheur du monde sera grand avant que les hommes puissent comprendre cette vérité. La vérité est aujourd'hui dans le coeur de peu d'hommes élus et cachés, mais, dans ces hommes, il y a tous les pouvoirs du Dieu vivant qui veut et peut détruire tous les usurpateurs des pouvoirs véritables... »
Lettre du 20 novembre 1972
« L'amour du coeur de la France royale, patrie de la royauté sortie de la descendance de David ressort ressuscité en ses héritiers... Le pouvoir de royauté de David doit RÉVEILLER dans les coeurs des Français l'amour de LA ROYA UTÉDEDIEU qui a en France son berceau. LA VRAIE GRANDEUR de la France est le pouvoir royal de David qui fut en terre de France, danslesangdu Roi Louis XVI et de Marle-Antoinette.
La France fut pardonnéepar le grand coeur du RoiLouis XVI et de Marie-Antoinette, morts VICTIMES pour le Christ par la brutalité de la bête (la révolution diabolique) ».
Le pardon du Roi Louis XVI a maintenu à la France le droit à la grandeur de la royauté de David, qui est AMOUR et HUMILITÉ, celui de reconnaître, dans le monarque, le pouvoir de l'amour divin...
Dans le silence et la prière, Dieu choisira ses élus pour le bien de la France et du monde, ... pouvoir divin et humain du grand monarque du sang royal de France.»
Inutile de dire l'émotion intense que j'ai ressentie à la lecture de ces documents relatant la pensée inspirée du Padre Pio !
Le Saint Suaire
Faut-il ajouter que, le 19 août 1983, j'ai reçu une lettre d'un ami, Monsieur M... O..., ancien élève de Polytechnique, me faisant part de la remarque qu'il avait faite dans quatre reproductions d'un livre qu'il m'envoyait pour avoir mon avis. Ce livre est celui de deux savants Américains, Stevenson et Habermas "La Vérité sur le Suaire de Turin". Cet ami croit avoir remarqué sur ces reproductions que la tache de sang qui s'est écoulée de la plaie faite par la lance qui a ouvert le Coeur de Notre Seigneur reproduisait l'effigie de profil du Roi Louis XVI en buste. J'ai immédiatement comparé avec un médaillon que j'ai toujours dans mon bureau représentant de profil les têtes du Roi et de la Reine Martyrs et celle du jeune Dauphin Louis XVII et qui contient également des cheveux de la Reine et des parcelles des grands Cordons du Roi et du jeune Prince. Je dois reconnaître que la ressemblance est frappante. J'ai donc aussitôt écrit à un ami, qui jouit de certaines communications d'En-Haut et auquel Pie XII avait confié certaines missions délicates, pour lui demander s'il pourrait me donner des lumières à ce sujet.
Est-ce une délicatesse de la Providence ? Je le pense. même soir, et alors que ma lettre à lui adressée n'était pas encore partie, cet ami m'a téléphoné. Je lui ai alors exposé question et, immédiatement, il m'a dit : « C'est vrai provoquant chez moi l'une des plus grandes émotions de vie, car son affirmation constituait la plus bouleversante et plus transcendante confirmation de toutes mes recherches, mon amour passionné de Dieu, de la France et du Roi, cet Trilogie incarnée dans un même Idéal et une même Foi !
Ce sang de la plaie du Sacré-Coeur, qui reproduit ainsi 17 ans auparavant le profil du Roi Louis XVI, n'aurait-il pas po but d'annoncer prophétiquement que le Grand triomphe Christ, Fils de Dieu, Dieu Lui-même, se produira par le Gra Monarque qui sera tout à la fois Son Image et Représentation comme aussi celles du Roi Martyr qui fut premier Souverain à consacrer son Royaume et sa Personne Sacré-Coeur et fut lui aussi l'image et le représentant du Christ son peuple, ROI-MARTYR dont le Grand Monarque descendra...
Voici la réponse de mon Ami, en date du le, septembre 1983 :
« Bien cher Ami,
Je viens enfin répondre à votre lettre du 19 août en vous priant de bien vouloir m'excuser du retard à vous donner satisfaction. Dans cette lettre, relative à l'ouvrage intitulé : "La Vérité sur le Suaire de Turin", vous mettez l'accent sur le fait que parmi les reproductions du Linge sacré que comporte l'édition, sur quatre d'entre elles il existe, sur la plaie du Coeur du Christ, une tache de sang qui est bouleversante tant elle ressemble au portrait de Louis XVI. Et vous me demandez de vous donner mon sentiment à ce sujet. C'est bien volontiers que j'acquiesce à votre désir, ne croyant pas faire ainsi oeuvre téméraire.
Tout bien pesé, je puis vous dire que je crois fermement, raisonnablement, que vous ne vous trompez pas. Tout est dit clairement, chacun est à même de le comprendre, et tel que le fait est présenté il apparaît indiscutable, et dès lors on l'accepte ou bien on le refuse. Et rien d'autre !
Découverte inattendue, certes, mais qui n'a rien d'invraisemblable et que l'on peut expliquer quand on connaît la dévotion au Sacré-Coeur et les horizons queue dévoile à ses fidèles. Et d'emblée, un argument en faveur de l'authenticité du fait, s'impose à l'esprit.
Je m'explique. En effet, si l'on se réfère aux paroles du Sauveur dans ce que l'on appelle : "Les Douze grandes Promesses", lesquelles font partie intégrante des "Grandes Révélations " on y trouve, à la onzième promesse, celle-ci :
"Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur NOM inscrit dans mon Coeur et il n'en sera jamais effacé".
Dans le cas qui nous occupe, nous avons bien plus qu'un nom, nous avons un visage, et lequel? Celui du Roi Louis XVI. Mais ceci étant, pourquoi ne pas admettre que la promesse formulée dans la forme rapportée, pourrait toujours, selon le bon plaisir de Son auteur, prendre une autre forme d'expression plus excellente et plus appropriée à ses vues, selon les temps et les moments ? Aussi, quand on se trouve en présence d'une réalisation nouvelle, mais frappante, pourquoi en douterait-on ? La Foi n'est-elle pas là pour nous aider et nous éclairer ?
Mais encore, dès lors qu'il s'agit, à l'évidence, du Roi Martyr, de celui qui, en tant que monarque fut le premier à consacrer son royaume, sa Personne, au Sacré-Coeur de Jésus, comment ne pas croire ? Et croire à l'authenticité du fait constaté.
Certes, on le sait bien, de cette consécration certains ont osé dire : "OEuvre vaine, sans lendemain ", car nous y sommes à ce "lendemain " inattendu, car, à considérer les choses dans la lumière dÊn-Haut, comment ne pas voir que l'acte accompli par l'infortuné monarque durant sa captivité au Temple, pour tardif qu'il fut, dans le temps, s'inscrit néanmoins dans l'éternel présent de Dieu, avec toutes ses conséquences, et parmi celles-ci le fait indéniable qu'en tout état de cause l'acte accompli répondait pleinement à l'attente divine.
D'où il s'ensuit que son caractère solennel demeure entier et que, de surcroît, en raison même de sa pérennité, il se trouve que son actualité subsiste encore et s'impose d'elle-même.
Cela me paraît évident et surtout conforme à la logique divine si souvent méconnue ou simplement oubliée !
Aussi bien, ne nous étonnons pas de la présence d'un tel signe dans le Saint Suaire de Turin. Un signe qui, d'ailleurs, se révèle aussitôt chargé de sens quand on y regarde de près et que l'on constate qu'il se produit, justement, à l'heure où la dévotion au Sacré-Coeur est considérée, même dans leglise actuelle, hélas, comme une chose définitivement révolue, parce que "dépassée" au regard des innovations intervenues depuis Vatican II. Tandis que, par ailleurs et dans le même temps, tout ce qui serait de nature à évoquer la Royauté, est insidieusement combattu, sous les formes les plus diverses et les plus subtiles, en prenant bien soin de ne jamais parler de l'objet lui-même : la Royauté. Par contre, on exalte à l'envi la révolution, ses principes, ses oeuvres et ses idoles. la démocratie. la libert,. la fraternité, les droits de l'homme, la république, le progrès, les loisirs... !
Et dans cet abîme sans fond, certains voudraient bien "que tout y passe ", c'est-à-dire vingt siècles de civilisation chrétienne, mis en pièces à tout jamais. Et sous la férule du Pouvoir occulte qui dirige et gouverne le monde, tout y contribue activement, la presse, la radio, la télévision, utilisées à souhait pour appauvrir, en attendant de les voir disparaître, toutes les valeurs spirituelles les plus nobles qui ont fait la grandeur de la France et contribué à son rayonnement dans le monde entier.
Mais alors, et pour en revenir au signe sacré que nous présente le Suaire de Turin, comment ne pas voir, en tout cela, que le Seigneur des Seigneurs et le Roi des Rois, le Christ-Roi enfin, entend faire prévaloir à la face d'un monde tombé dans l'impiété, l'idolâtrie et l'incrédulité, le caractère irrécusable et irréversible de ses desseins et de ses dons, en se manifestant de façon aussi singulière, mais combien éloquente, comme nous venons de le voir.
Il y aurait beaucoup à dire sur un tel sujet, mais voici qui résume, en quelque sorte, et c'est de dire "Ne croirait-on pas, à bien des indices, ne serait-ce qu'en se référant à lhistoire de la dévotion (Hamon S.J.) que le Christ ne cesse de mettre au point la Grande Question des Révélations de Paray-leMonial ? "
Voilà qui en dit long, n'est-ce pas, eh bien ! C'est tout cela qu'évoque le langage, mystérieux de prime abord, du Suaire de Turin.
Telle est ma pensée.
J'arrive maintenant à un fait d'un autre genre, différent dans sa nature, mais identique quant au fond, à tout ce que nous venons de voir. Ce fait, le voici :
C'était il y a dix ou quinze ans, à Orléans, lors des Fêtes célébrées en l'honneur de Sainte Jeanne dArc. Parmi les nombreuses personnalités invitées, se trouvaient le Cardinal Cerejeira, Patriarche de Lisbonne, et le Prince Xavier de Bourbon-Parme. Et voici qu'à la sacristie de la Cathédrale, le Prince Xavier, abordant le Cardinal, se trouva amené à lui demander si, dans le troisième secret de Fatima, il y avait quelque chose" concernant la France. Le Cardinal, nullement surpris, s'empressa de répondre au Prince : « Oui. il y a quelque chose concernant votre Patrie.»
Sur quoi, le Prince Xavier, respectueux du silence observé par l'Église, remercia le Prélat, sans chercher à savoir en quoi consistait ce "quelque chose".
Un détail historique, parmi bien d'autres, mais qui montre que Notre Seigneur "ne cesse" en effet, de mettre au point la grande question des Révélations de Paray-le-Monial.
Voilà, très cher Ami, ma réponse à votre lettre. Je crois que pour avoir attendu aussi considérablement vous accueillerez mes dires avec grande joie, comme je le souhaite ... »
LA BIBLE
Ascendances Davidiques de Notre Seigneur par la Très Sainte Vierge Marie
Je m'excuse de ce long préambule. Il ne me paraît pas inutile, car il éclaire la question. Venons-en maintenant aux documents.
Je vous rappelle tout d'abord que l'ascendance davidique de Notre Seigneur par sa Mère est relatée dans l'Evangile de Saint Luc. Cette ascendance était double, car la Reine du Ciel et de toute la Création avait pour ancêtres deux des fils de David : Le Roi Salomon, dont la descendance est relatée dans l'Evangile de Saint Matthieu, et Nathan dont la postérité a été décrite par Saint Luc. En effet, Eléazar, au vingt quatrième degré de la descendance de Salomon et arrière grand père de Saint Joseph, eut une fille qui épousa Lévi, le grand père de Saint Joachim, Père de la Très Sainte Vierge, et aussi de Saint Joseph d'Arimathie, dont je vous parlerai tout à l'heure. Ajoutons que par sa Mère, Sainte Anne, Marie descendait des Grands-Prêtres. Toutes ces généalogies sont inscrites dans la Bible.
Inspiration Divine de la Bible
Mais tout d'abord qu'est-ce que la Bible ? Elle est composée de l'Ancien Testament et du Nouveau. Ouvrons le "Dictionnaire pratique des connaissances religieuses" de l'Abbé Bricourt (édition de 1925, tome I, page 795) :
« La Bible est la collection officielle (canon) des livres que l'Eglise a reconnus comme INSPIRÉS... Les rationalistes, les protestants et les modernistes ont nié l'inspiration de la Bible. Pour nous, Catholiques, la Bible a été INSPIRÉE par Dieu ; nous croyons que Dieu en est l'auteur, de sorte que les livres qui la composent sont sacrés et divins, et, par conséquent, vrais et infaillibles de la vérité et de l'infaillibilité même de Dieu. »
De son côté, l'Abbé Fillion, Professeur d'Ecriture Sainte à l'Institut Catholique de Paris, dans son magistral ouvrage : "La Sainte Bible commentée d'après la Vulgate et les textes originaux" (tome 1, page 1, de l'édition de 1925) écrit dans sQn Introduction :
« Etymologiquement, c'est "le livre" par excellence, le livre des livres... Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que la Bible soit le plus beau, le plus riche, le plus utile, le plus parfait et le plus saint des livres, puisqu'elle a Dieu lui-même pour auteur ? ... Qui quidem Veteris et Novi Testamenti libri, integri cum omrùbus sis partibus..., Spiritu Sancto inspirante conscripti, Deum habent auctorem, a dit le Concile du Vatican (Sess.III, Const.dogm., C.II) à la suite du Concile de Trente- (Session IV).
On le voit par ces définitions officielles, ce qui fait de la Bible entière un livre divin et la parole de Dieu dans le sens strict, c'est l'inspiration en vertu de laquelle toutes ses parties ont été composées.»
L'Abbé Moreri, docteur en théologie, écrit dans son "Grand Dictionnaire Historique (édition de 1759, tome II, page 450) :
« On donne communément ce nom (Bible) à la collection des livres écrits par l'inspiration du Saint Esprit.»
Dom Calmet, bénédictin, dans son "Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible (2' édition en 1730) écrit très judicieusement dans son chapitre préliminaire :
« Comme les Saintes Ecritures sont l'ouvrage du Saint-Esprit, on ne peut les entendre sans son secours et sans sa lumière, qu'on doit Lui demander avec insistance et persévérance. Si l'on n'apporte à cette étude qu'un esprit de curiosité et de critique, on n'y trouvera jamais l'édification et les lumières qu'on doit y chercher, et que Dieu ne communique qu'aux pauvres d'esprit et aux humbles de coeur. On ne doit s'y présenter que dans l'humilité, la docilité, et la simplicité des enfants de Dieu.» (page 3)
Il est incontestable que les recherches archéologiques aussi bien qu'historiques et la découverte des manuscrits de la Mer Morte confirment pleinement la vérité de la Sainte Ecriture et des Evangiles, comme aussi les recherches américaines sur le Saint Suaire de Turin. Deux savants, Stevenson et Habermas ont publié, sur ces dernières recherches qui remontent à 1978 une remarquable étude qui confirme et prouve les Evangiles : "La Vérité sur le Suaire de Turin - Preuves de la mort et de la Résurrection du Christ". Tous les Chrétiens devraient avoir cet ouvrage.
Le sujet que j'ai à traiter aujourd'hui va m'obliger à vous citer longuement l'Ancien Testament. Incontestablement cette étude est ardue et je vous prie de m'en excuser.
Dans leurs recherches, trop de savants et d'historiens se refusent à consulter la Bible par orgueil et souvent par hostilité à tout ce qui a un caractère religieux. Volontairement ainsi, ils se ferment la source des certitudes et des lumières nécessaires à leurs études, car la Bible est la parole de Dieu qui, Lui, ne se trompe pas, et elle est susceptible d'éclairer tout ce qui peut être utile à l'homme.
La postérité de Noé peuple la terre
Ouvrons l'Ancien Testament :
La Bible dit que Noé, qui était le dixième degré de la filiation humaine, eut trois fils et que leur postérité peupla le monde après le déluge (Genèse, chap.IX, versets 1 et 18 et 19). Deux de ses fils furent les ascendants des races qui nous intéressent : Sem, l'auteur des Maisons de Juda et d'Israël, et Japhet ancêtre des peuples européens. Cham eut l'Egypte et l'Afrique.
La double postérité de Juda
Juda, au vingt quatrième degré depuis Adam, frère de Lévi, l'ancêtre des Grands Prêtres, et de Joseph qui devint le premier ministre du Pharaon d'Egypte, Juda, dis-je, eut deux fils de la Syrienne Thamar et la Bible précise :
« Comme elle fut sur le point d'enfanter, il parut qu'il y avait deux jumeaux dans son sein. Et lorsque ces enfants étaient prêts à sortir, l'un des deux passa sa main à laquelle la sagefemme lia un ruban écarlate, en disant : "Celui-ci sortira le premier ". Mais cet enfant ayant retiré sa main, l'autre sortit. Alors la sage-femme dit : "Pourquoi le mur s'est-il divisé à cause de toi ? ". C'est pourquoi il fut nommé Pharez. Son frère qui avait le ruban écarlate à la main sortit ensuite et on le nomma Zara.» (Genèse, chap.XXXVIII, versets 27 à 30).
Si la Bible donne ces présisions, c'est certainement pour attirer notre attention, car elle ne dit rien sans raison, et un auteur américain, Herbert W. Armstrong, écrit très justement :
« Pourquoi la Bible nous raconterait-elle cette étrange histoire, à moins que la brèche n'ait été plus tard RÉPARÉE entre les deux frères ? Toujours est-il qu'elle ne le fut point de leur vivant. Le fut-elle entre leurs descendants ?
« David, Sédécias et Jésus étaient de la branche de Pharez et non pas de celle de Zara. Considérons à présent ce qui suit :
« le- Pour que la brèche soit réparée le SCEPTRE devra passer de la lignée de Pharez à celle de Zara.
« 2e- Un tel transfert n'eut jamais lieu avant le règne de Sédécias, qui appartenait à là lignée de Pharez.
« 3e- Il s'ensuit que le transfert a dû avoir lieu APRÈS la mort du roi Sédécias.
« 4e- Afin que la lignée de David (Pharez) restât à PERPÉTUITÉ sur le trône, il fallait que, par un RENVERSEMENT des rôles, un mariage eût lieu entre les HÉRITIERS de la lignée de Pharez et ceux de la lignée de Zara.
« D'après l'histoire, les descendants de Zara devinrent des nomades et se dirigèrent au nord-est, dans le territoire des Scythes, pour rejoindre les dix tribus.
« Mais tandis que la lignée PHAREZ-DAVID-SÉDÉCIAS (que la Bible appelle HAUTE et ÉLEVÉE) possédait encore le SCEPTRE, la lignée de Zara (appelée BASSE et ABAISSÉE) aspirait toujours aux honneurs de le posséder un jour (1).»
Or Pharez fut l'auteur de la branche royale de Juda et Zara des Rois Troyens, auteurs eux-mêmes des Sicambres, dont l'un des chefs, Marcomir IV, ancêtre direct et salique des trois branches des Rois de France, avait épousé Athildis qui descendait à la sixième génération d'Anna, cousine germaine de la Très Sainte Vierge et fille de Saint Joseph d'Arimathie dont l'ancêtre commun était le Roi David, par Salomon et aussi par Nathan.
Le SCEPTRE passa donc saliquement de la branche de Pharez à celle de Zara et aussi la descendance de David assurée dans la branche de Zara par plusieurs mariages, notamment par Anna et Athildis, ci-dessus mentionnées et, antérieurement, par Tea-Tephi, la propre fille du dernier roi de Juda par les Rois d'Irlande et d'Ecosse, ancêtres de la plupart des Maisons Souveraines européennes, ainsi que nous allons le constater.
La double promesse de Dieu à Abraham
Rouvrons l'Ancien Testament :
« L'Eternel dit à Abram: "Va-t-en de ton pays, de ta patrie,et de la maison de ton père, dans le pays que Je te montrerai. Je ferai de toi UNE GRANDE NATION.. et toutes les familles de la terre seront bénies en toi".» (Genèse XII, versets 1 à 3)
Très justement, le même auteur américain, Herbert Armstrong, ajoute : « Remarquez donc la DOUBLE nature de cette promesse, l'une PHYSIQUE, et l'autre SPIRITUELLE :
« l'- La promesse physique se rapporte à la RACE : les descendants d'Abraham doivent former une GRANDE NATION;
« 2'- La promesse spirituelle a trait à la GRÂCE "Toutes les familles de la terre seront BÉNIES en ta postérité". Voilà donc la promesse de la GRÂCE, par le Christ une seule postérité, telle qu'elle est décrite dans Galates (111, 8, 16), Jésus de Nazareth était en effet l'un des descendants d'Abraham.»
Je vous cite la Lettre de Saint Paul aux Galates, à ce sujet
« Aussi lecriture, prévoyant que c'est par la foi que Dieu justifierait les nations, l'a annoncé d'avance à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi (III, 8). Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il ne dit pas : Et à ses postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs ; mais il dit, comme parlant d'un seul : Et à ta Postérité, qui est le Christ.» (III, 16)
Reprenons le texte d'Herbert Armstrong (op. cit., page 4)
«La promesse de faire une GRANDE NATION des descendants d'Abraham - non pas de la "SEULE POSTÉRITÉ" (le Christ), mais de toutes les postérités physiques d'Abraham - se répète clairement dans le XVIle chapitre de la Genèse :
"Lorsqu'Abram fut âgé de quatre vingt dix neuf ans, l'Eternel apparut à Abram et lui dit : Je suis le Dieu ToutPuissant. Marche devant ma face et sois parfait. J'établirai mon alliance entre Moi et toi et Je te multiplierai à l'infini.. tu deviendras père d'une MULTITUDE DE NATIONS. On ne t'appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car Je te rends père d'une multitude de Nations.
"Je ferai croître ta race à l'infini ; Je te rendrai chef de Nations et des Rois sortiront de toi.
"J'établirai mon alliance entre Moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations... " (Genèse XVII, 1 à 6)
Très justement, remarquons qu'il est bien parlé d'UNE MULTITUDE DE NATIONS. Or, non moins justement, on doit remarquer que les Juifs ne forment qu'UNE SEULE NATION.
Isaac reçut aussi les mêmes promesses de Dieu : « Pour accomplir le serment que j'ai fait à Abraham votre père, Je multiplierai vos enfants comme les étoiles du Ciel.. et toutes les Nations de la terre seront bénies dans celui qui sortira de vous, parce que Abraham a obéi à Ma voix, qu'il a gardé Mes préceptes et Mes commandements.» (Genèse XXVI, versets 3 à 5)
Le sceptre et le droit d'aînesse dans la Bible
Etudions maintenant ce que signifie dans la Bible d'une part LE SCEPTRE et d'autre part LE DROIT D'AÎNESSE. Pour plus de précision, rappelons que Jacob fut appelé ISRAËL :
« Jacob appela ses enfants et leur dit : "Assemblez-vous tous, afin que je vous annonce ce qui doit vous arriver dans les derniers temps. Venez tous ensemble et écoutez, enfants de Jacob, écoutez Israël votre père : Juda, tes frères te loueront, ta main sera sur le cou de tes ennemis ; les enfants de ton père se prosterneront devant toi... Le sceptre ne sera point oté de Juda, ni le Prince de sa postérité, jusqu'à ce que soit venu celui qui doit être envoyé; et c'est Lui qui sera l'attente des Nations. (le Christ) (2).
"... Joseph (c'est lui qui devint le premier ministre d'Egypte) croîtra et se multipliera de plus en plus ; mais ceux qui étaient armés de dards l'ont exaspéré, l'ont querellé et lui ont porté envie. Il a mis son arc et sa confiance dans le Très Fort, et les chaînes de ses mains et de ses bras ont été rompues par la main du Tout-Puissant de Jacob. De là est sorti le pasteur et le rocher dIsraël. Le Dieu de ton père sera ton protecteur, et le Tout-Puissant te comblera des bénédictions du haut du ciel... Les bénédictions que te donne ton père surpassent celles qu'il a reçues de ses pères ; et elles dureront jusqu'à ce que le désir des collines éternelles soit accompli. Que ces bénédictions sur la tête de Joseph, et sur le haut de la tête de celui qui est un nazaréen entre ses frères... Ce sont là les chefs des douze tribus d'Israël... ".» (Genèse XLIX, 1 à 28)
Mais il est écrit dans le Livre I au chapitre V des Paralipomènes, verset 2 :
« Or Juda était le plus vaillant de tous ses frères, et des princes sont sortis de sa race ; mais le droit d'aînesse fut conservé à Joseph.».
Or Joseph était le dernier des fils de Jacob-Israël. Il était né l'an du monde 2259, soit en 1741 avant Jésus-Christ. Dieu manifestait ainsi une fois de plus Sa volonté quant à Son choix éventuel concernant la désignation du Roi. Et dans la suite, Jacob-Israël allait à son tour, sous l'inspiration divine, confirmer le choix divin de celui qui jouirait du droit d'àinesse à l'encontre de celui qui était réellement l'aîné.
Le pharaon fit épouser à Joseph Aseneth, fille de Putiphar, prêtre d'Héliopolis, et de Zoleika, qui était fille du pharaon, dont il eut deux fils : Manassé et Ephraïm (3). Joseph, ayant appris que son père était malade, vint le voir. Jacob dit à Joseph :
« Le Dieu Tout-Puissant m'a apparu à Luza, qui est au pays de Chanaan, et, m'ayant béni, Il me dit : "Je ferai croître et multiplier votre race ; Je vous rendra! le chef d'une multitude de peuples... " »
Avant de mourir, Jacob-Israël bénit ses deux petits-fils et dit à Joseph :
« Que le Dieu en la présence de qui ont marché mes pères Abraham et Isaac, le Dieu qui me nourrit depuis ma jeunesse... Que l'ange qui m'a délivré de tous maux, bénisse ces enfants ; quels portent mon nom et les noms de mes pères Abraham et Isaac, et quels se multiplient de plus en plus sur la terre... » Jacob les bénit et dit : « Israël sera béni en vous, et on dira que Dieu vous bénisse comme EphraiM et Manassé ». Ainsi, il mit Ephraïm avant Manassé. Et il précisa pourquoi il faisait passer le cadet avant l'ainé : « Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi (Manassé) sera chef de peuples et sa race se multipliera ; mais son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui et sa postérité se multipliera dans les nations.» (Genèse XLVIII, versets 3 et 15 à 20) (4)
Le DROIT D'AÎNESSE est un droit qui appartient, sa vie durant, à tout ainé mâle concernant le DROIT À LA COURONNE, pour les Familles Souveraines, ou au titre pour les familles nobles, et qui s'applique plus spécialement à l'héritage matériel et politique, mais qui comprend également l'héritage spirituel attaché par tradition à l'héritage politique et matériel. Le SCEPTRE est l'insigne et "dans la Bible représente la promesse divine garantissant une succession ininterrompue de Rois, dont le personnage culminant, Notre Seigneur JésusChrist, viendra régner en tant que ROI DES ROIS. Le SCEPTRE contient donc la promesse du salut éternel PAR JÉSUS-CHRIST" ou ses représentants. Il relève donc du domaine de la GRÂCE. Mais cette promesse spirituelle s'applique à toutes les nations, à toute créature humaine qui peut être rachetée par le Christ. Le SCEPTRE est allé à Juda, alors que le DROIT d'AÎNESSE a été attribué à Joseph, donc à deux tribus différentes d'ISRAËL. C'est la raison pour laquelle Notre Seigneur a dit : "Le SALUT vient des Juifs" nous dit Saint Jean dans son Evangile (IV, verset 22), parce que le Christ est né de la race juive de Juda, simple petite partie d'Israël, mais l'Apôtre Saint Paul complète dans sa "Lettre aux Romains " : « ... L'Evangile... est une force de Dieu, pour le salut de tout croyant, premièrement du Juif, puis du Grec comme des autres nations. Je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux savants et aux ignorants.»...... « Car la justice de Dieu y est révélée par la Foi ET pour la Foi, ainsi qu'il est écrit : Le Juste vivra par la foi. »
HISTOIRE DU PEUPLE DE DIEU DE L'ANCIEN TESTAMENT
Rappelons que Joseph fit venir son père et ses frères en Egypte avec tous les leurs. Le pharaon leur donna une contrée qu'ils peuplèrent si rapidement que cela excita la jalousie, la méfiance, enfin la persécution de ce peuple. Alors naquit Moïse qui, sur l'ordre de Dieu ramena le peuple d'Israël vers la Terre Promise ; c'est au cours de ce retour qu'eut lieu le passage de la Mer Rouge et la destruction de l'Armée Egyptienne, puis la manne lors de la traversée du désert et le passage au mont Sina:f où Mdise reçut le Décalogue. Ce dernier ayant alors senti sa fin prochaine, demanda à Dieu de nommer celui qui devait conduire le peuple d'Israël et Dieu désigna Josué, qui, dans la guerre contre les Amalécites, avait mis l'ennemi en déroute. Arrivé au bord du Jourdain, Dieu renouvela le miracle qui s'était produit lors du passage de la Mer Rouge et Josué se rendit mettre de tout le Pays de Chanaan, c'est-à-dire de la Palestine. Le pays fut alors partagé entre les douze tribus d'Israël où elles furent gouvernées par les Juges jusqu'au jour où elles demandèrent un Roi. Mais leur premier Roi, Saül, ayant voulu s'octroyer les pouvoirs ecclésiastiques, a été rejeté dans sa descendance, car il devait ainsi servir d'exemple de ce qu'un Roi ne devait jamais faire (5). Alors le choix de Dieu se porta sur David qui reçut de l'Eternel le serment de pérennité pour sa race, serment que Dieu tint à toujours respecter, même quand la descendance de David fut infidèle.
Serment que Dieu renouvela à Salomon :
Alors que David voulait élever le Temple en l'honneur de Dieu, Dieu lui dit que ce ne serait pas lui mais son fils qui élèverait la maison du Seigneur et Salomon le reconnaît
(Paralipomènes, Livre 11, chap. VI, versets 10 et suite) :
« Ainsi le Seigneur a accompli la parole qu'Il avait dite. C'est moi qui ai succédé à David, mon père. Je suis assis sur le trône dIsraël comme le Seigneur l'avait dit et j'ai bâti une maison au nom du Seigneur Dieu dIsraël.
« Et il dit: "Seigneur Dieu d'Israël, il n'y a point de Dieu semblable à Vous au ciel ni sur la terre ; vous qui conservez l'alliance et la miséricorde avec ceux de vos serviteurs qui marchent devant Vous de tout leur coeur... "
« Accomplissez donc maintenant, Seigneur Dieu dIsraël, en faveur de David mon père, votre serviteur tout ce que vous lui avez promis, en disant : Vous ne manquerez point d'héritiers, qui soient assis devant Moi sur le trône dIsraël ; pourvu toutefois que vos fils veillent sur leurs voies, et qu'ils marchent dans l'observance de ma loi, comme vous avez marché en ma présence... »
Et au chapitre VII, versets 1 1 à 20 :
« Salomon acheva donc la maison du Seigneur et le palais du roi ; et il réussit dans tout ce qu'il s'était proposé de faire tant dans la maison du Seigneur que dans son palais. Et le Seigneur lui apparut la nuit et lui dit : "J'ai exaucé votre prière et j'ai choisi pour Moi ce lieu comme maison de sacrifice ...
"Et vous-même, si vous marchez en ma présence, ainsi que David votre père y a marché, si vous agissez en tout selon ce que je vous ai prescrit, et que vous gardiez mes préceptes et mes ordonnances 1. Je conserverai le trône de votre règne, ainsi que Je l'ai promis à David votre père, en disant : Vous aurez toujours des successeurs de votre race, qui seront princes d'Israël.
"Mais si vous vous détournez de Moi, si vous abandonnez les lois et les ordonnances que Je vous ai proposées, si vous allez servir des dieux étrangers et que vous les adoriez ; Je vous arracherai de ma terre que Je vous ai donnée, et Je rejetterai loin de moi ce temple que J'ai consacré à mon nom, et Jen ferai une fable et un exemple à tous les peuples... " »
Châtiment de l'infidélité de Salomon
Salomon, ayant désobéi au Seigneur et ayant adoré Astharthée, déesse des Sidoniens, Chamos, dieu de Moab et Moloch dieu des enfants d'Ammon, Dieu luit dit :
« Parce que vous avez agi ainsi et que vous n'avez pas ga mon alliance, ni les commandements que Je vous avais faits, déchirerai et diviserai votre royaume et Je le donnerai à l'un vos serviteurs. Néanmoins Je ne le ferai pas pendant votre vie, à cause de David mon serviteur et de Jérusalem que j'a choisie» (111 Rois XI, 1 1 à 13), et Il dit à Jéroboam, l'intendant de toutes les tribus de JOSEPH dont il descendait « Je vous donnerai dix tribus... et vous serez roi sur Israël (idem XI, versets 31 à 37).
C'est donc à ce moment qu'Israël s'est divisé en deux nations : les juifs sous le règne des descendants de Juda, conservant deux tribus, et les Israélites comprenant les dix autres tribus.
La première fois que la Bible emploie le terme de "Juif", ce fut lorsque le royaume de Juda fut en guerre avec le royaume d'Israël et il ne fut employé qu'avec le royaume de Juda.
L'infidélité du Royaume d'Israël entraîne la déportation des dix tribus
Mais Jéroboam, le roi d'Israël, qui était de la tribu d'Ephraïm, ayant invité ses peuples à adorer deux veaux d'or et profaner le sabbat, le châtiment devait s'ensuivre : « Le Seigneur conçut donc une grande indignation contre Israël et le rejeta de devant sa face, et il ne demeura plus que la tribu de Juda. Alors le Seigneur abandonna toute la race dIsraël » et ce fut la déportation à Babylone (Rois IV, chap.XVII, versets 18 à 20). Et la Bible au IVe Livre des Rois (chapitre XVII, au verset 6) ajoute - « La neuvième année d'Osée, le roi des Assyriens prit Samarie et trans ,féra les Israélites au pays des Assyriens... et dans les villes des Mèdes.»
Les dix tribus d'Israël, déportées loin de leur pays, ne rentrèrent pas en Palestine mais perdirent leur identité nationale. L'historien juif précise -. "Les dix tribus d'Israël formant une immense multitude se trouvent jusqu'à ce jour au delà du fleuve de l'Euphrate" (Antiquités Judaïques, tome II, chapitre 5). Elles se dispersèrent dans le monde parmi les gentils, plus particulièrement vers l'Occident.
Parmi les populations israéliennes transplantées par l'écroulement de l'empire Assyrien, vers 609 avant Jésus-Christ, et elles s'installèrent le long de la Mer Caspienne et de la Mer Noire. Lors de cet écroulement, les autres tribus restées jusqu'alors sous le joug furent rejetées plus à l'ouest, vers l'Europe Occidentale et devinrent nomades. Didier Apartian écrit : « Alors que les Assyriens nommaient "Bitkhumery" le gros des tribus israélites, les Grecs les connaissaient sous le nom de "Cymry" ou "Kimmeroi", d'où proviennent les termes "Cimbres" et "Cimmériens". Les Cimbres et les Cimmériens venaient de la Mer Morte.» On les trouve ensuite au nord du Pont Euxin. Aux environs du septième siècle, ils furent chassés par des tribus venant du nord de l'Asie et qui s'appelaient les "Scythes", ce qui explique qu'on les ait confondus avec ces derniers, cependant certains historiens appellent ceux que les Scythes envahirent les "Sacae" (6), qui en réalité n'étaient que les Cimmériens d'origine israëlite parmi eux.
Or, "I'Apocalypse" de Saint Jean (chapitre 111, verset 9) précise :
« Voici, Je te donnerai de ceux qui sont de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont point, mais qui mentent ; voici, Je ferai qu'ils viennent et qu'ils se prosternent à tes pieds, et ils sauront que Je t'aime.» "Ecce dabo de synagoga Satanoe, qui dicunt se Judoe esse, et non sunt ; sed mentiuntur... " ("La Sainte Bible commentée d'après la Vulgate" par l'Abbé Fillion, tome VIII, page 809).
Ces tribus étaient les Khazars, d'origine mongole (7), qui vers le V' siècle envahirent les deux rives de la Volga jusqu'au Don, l'ouest de la Mer Caspienne appelée à un moment "Mer des Khazars" et le nord est du Pont Euxin ou Mer Noire, autour du Palus Moeotis, qui n'est autre que l'actuelle Mer d'Azov. Leurs Chefs au Vllle siècle se convertirent au Judaïsme et les firent circoncire.
Ceux qui envahirent la Germanie, la Scandinavie et les Iles Britanniques s'appelèrent alors du nom général de Saxons, ou Isaac-sons, les fils d'Isaac. Augustin Thierry donne une indication intéressante : « Deux témoignages historiques qui remontent au temps d'Alexandre le Grand attestent l'existence d'un peuple appelé Kimmeri ou KIMRI sur les bords de l'Océan Septentrional dans la presqu'île qui porta plus tard la dénomination de JUTLAND » et la plupart des historiens sérieux affirment que les Cimbres avaient habité antérieurement la vallée du Danube. Or l'histoire montre qu'une fille de Priain, Roi de Troyes, épousa Memnon d'où à la 22' génération Odin qui épousa Frea, petite fille de Lucius frère d'Athildis, l'épouse de Marcomir IV. Odin qui est à l'origine des différentes maisons saxonnes (voir Koch. tome 11, table 2 - Il arrivait de Scythie, environ 120 ans avant Jésus-Christ). Odin dont la mythologie scandinave a fait un dieu.
Régine Pernoud, dans son Histoire des Gaulois, écrit A l'époque de la Thène (vers l'an 500 avant Jésus-Christ) les Celtes n'ont pas encore d'histoire proprement dite" ils ne forment pas un empire, mais une sorte d'agrégat de peuples qui semblent avoir été assez mouvants » (Les Gaulois, pages 3132) ; et Thierry les assimile aux Cimbres : « C'est le dernier de ces jalons qui rattache les Kimmeroi du Pont-Euxin aux Cimbres du Jutland, aux Belges de la Gaule, aux Bretons d'Albion, et nous amène à reconnaître que dans ce grand peuple résidait le noyau de la seconde des races gauloises, et que son nom si ancien, si renommé, si étendu, n'était que le nom même de cette race. » ("Histoire des Gaulois introduction, page 70)
Plusieurs tribus d'Israël étaient établies dans le pays de GALAAD et, au temps du Christ cette région s'appelait aussi GAULONITIS. Il convient de rapprocher ce nom de région de Galates et Galli ou Gaulois qui finit par être donné aux habitants de la Gaule une fois que ses habitants s'y furent installés. D'autre part, Funck Brentano écrit : « Ce nom CELTE, ils (les Celtes) SE L'ÉTAIENT DONNÉ A EUXMÊMES. On les nommait aussi Galates. Les Romains les appellent Galli » ("Les Origines"). Ainsi les appelations Celtes, Galates, Galli et Gaulois s'appliquent au même peuple dont l'origine était Israël. Et il y a lieu de remarquer que ces appellations sont à l'origine étymologiquement de Valaques, Walah, Wales, Welsch, Galles et aussi Gael. Or le mot hébreu GOLAH, qui se prononçait "GAULAU" signifiait EXIL et il n'apparut dans la Bible au deuxième livre des Rois, chapitre XV, verset 19, qu'au moment où les habitants de Galaad et de la Galilée furent emmenés captifs en Assyrie.
Très justement, le Comte de Place, dans ses "Problèmes Héraldiques" (page 11), écrit : « Les tribus se sont succédées, poussées les unes les autres jusqu'au moment où La Providence a voulu que les tribus d'Israël se répandissent avec leurs chefs à travers l'Europe et que les descendants de la Maison de Juda vinssent en Gaule qui, dans les décrets éternels devait être le nouveau peuple choisi, Israël ayant rejeté l'Arche d'Alliance.»
Ajoutons que l'Abbé Boudet, Curé de Rennes-les-Bains, dans l'Aude, a publié en 1886 une étude : "La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains" dans laquelle il écrit : « La Gaule a été le point central de l'établissement définitif de la famille celtique dans les contrées occidentales de l'Europe » (page 1), et il ajoute :
« Les Gals, descendants de Gomer, fils de Japhet, partirent de l'Asie Mineure à une époque que l'on ne peut préciser, se répandirent dans la Gaule, en refoulant les Ibères vers le sud, les Ligures vers l'est...
« Les Kimris formaient la seconde branche de la famille gauloise. Les Grecs les nommaient Kimmerioi et les Romains les appelaient Cimbri. En l'an 631 avant Jésus-Christ, les peuples scythiques, au rapport d'Hérodote, fondirent sur les bords du Palus Méotide et poussèrent devant eux les Kimris qui se dirigèrent vers le soleil couchant sous la conduite de Hu-arBras, remontèrent le cours du Danube et envahirent la Gaule par le Rhin. Suivant les traditions kimriques, Hu-ar-Bras ne s'établit point dans la Gaule, mais il traversa l'Océan brumeux et conquit sur les Gals l'ile d'Albion » (Pages 2 et 3). Et il fait une étude remarquable sur les rapports existant entre la langue hébriiique et la langue celtique. D'autre part, Sir William Jones, fondateur de la Société Asiatique de Calcutta, avait constaté les rapprochements qui s'imposaient entre le sanscrit, le grec et le latin et il pensait que le celtique et le gothique avaient la même origine que le sanscrit et dans son ouvrage "Eastern Origin of Celtic Nations", le philologue Prichard prouve irréfutablement que la langue celtique est la "LIAISON INTERMÉDIAIRE" entre l'hébreu et les langues INDO-EUROPÉNNES. Un autre auteur, Didier Apartian dans "Les Pays de langue française selon la prophétie" compare bien des mots de ces différentes langues et montre leur étymologie commune. Enfin le Père Hilaire de Barenton, un savant capucin qui fut en même temps un saint religieux, a publié toute une série d'ouvrages tous plus remarquables les uns que les autres et qui sont indispensables : "La Bible et les origines de l'Humanité", "L'Origine des langues, des religions et des peuples" (1932). "L'Origine des grammaires", "Le Mystère des Pyramides et la chronologie égyptienne", sans oublier "Abraham en Egypte et Chanaan"'et "Joseph en Egypte et la dynastie des Hyksos".
En effet, tout à fait à l'origine les anciens habitants de notre Pays étaient les Ibères qui descendaient de Japhet mais ne laissèrent que peu de traces et franchirent les Pyrénées. Javan, fils de Japhet, eut plusieurs fils : Rodanim, ancêtre des habitants de Rhodes et des populations qui s'installèrent à l'embouchure du Rhône ; Elie, ancêtre des Grecs et des et des Latins ; enfin Tarsisa s'installa tout d'abord en Asie Mineure où il aurait fondé le port de Tarsis avant que ses descendants se soient installés dans la Ligurie, en Italie. Les Gaulois, par contre, constituaient le fond de la population avant les Francs et étaient de race celtique. Je vous renvoie pour ces questions aux ouvrages de Jubainville "Les Premiers habitants de l'Europe", de Dottin "Les Anciens peuples de l'Europe", de Brentano "Les Origines", et pour les Gaulois d'Augustin
Thierry "L'Histoire des Gaulois", sans omettre les auteurs anciens : Diodore de Sicile et Strabon.
Le châtiment de l'infidélité du Royaume de Juda entraîne son exil pendant soixante dix ans
La Tribu de Juda, elle, ne subit la déportation que cent trente ans après Israël et rentra ensuite en Palestine, soixante dix ans plus tard. Mais les derniers rois de Juda rompirent les liens de vassalité que les rois de Babylone leur avaient imposés. Les conséquences furent tragiques puisqu'elles aboutirent à la destruction du Royaume de Juda, permis par Dieu en punition de l'impiété des derniers rois Joakim et Sedecias.
L'infidélité personnelle des derniers rois de Juda est châtiée par la destruction du Royaume de Juda
Alors le prophète Ezechiel annonce l'épée du châtiment de Dieu qui va frapper :
« Que l'épée soit doublée, et que l'épée meurtrière soit triplée. C'est là l'épée du grand carnage, qui les fait s'épouvanter, qui fait sécher les coeurs et qui multiplie les ruines. A toutes leurs portes Je placerai la terreur de cette épée perçante, polie pour étinceler et effilée pour tuer.
« Car le Roi de Babylone... a interrogé les idoles, il a consulté les entrailles. A sa droite, le sort est tombé sur Jérusalem, où il dressera des béliers, commandera le carnage. C'est pouquoi ainsi parle le Seigneur Dieu : "Parce que vous avez rappelé le souvenir de votre iniquité et révélé vos prévarications, et que les péchés ont paru dans toutes vos pensées,... " vous serez pris par sa main.
« Mais toi, profanateur, chef impie dIsraël, toi dont vient le jour marqué pour la punition de ton iniquité, - ainsi parle le Seigneur Dieu : "Otez la tiare, enlevez la couronne... " Ainsi parle le Seigneur Dieu aux fils dAmnon, touchant leur opprobe tu leur diras : "Epée, épée sors du fourreau pour tuer, sois polie pour massacrer et pour briller" (Ezéchiel chap.XXI, versets 9 à 28).
« C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : "Par ma vie, je ferai retomber sur sa tête le serment qu'il a méprisé et l'alliance qu'il a rompue ;... Je l'emmènerai à Babylone, et là Je le jugerai, à cause de la perfidie avec laquelle il M'a méprisé. Et tous ses fuyards, avec toutes ses troupes tomberont par l'épée ; ceux qui échapperont seront dispersés à tous les vents, et vous saurez que c'est Moi, le Seigneur, qui ai parlé ". »
Dieu respecte son serment à David
Passons à Jérémie dont la mission a une importance beaucoup plus grande qu'on le pense. Dieu la lui confia sous les règnes des derniers Rois de Juda, Joakim et Sedecias. Que dit-il à ce sujet :
« La parole du Seigneur me fut adressée en ces termes "A vant' que Je t'eusse formé dans les entrailles de ta mère, je t'ai connu; avant que tu fusses sorti de son sein, Je t'ai sanctifié, et Je t'ai établi prophète parmi les nations ". »
Du fait de cette bénédiction antérieure à sa naissance, si. nous en croyons la "communis doctorum sententia", certains disent que Jérémie aurait été purifié de la tache originelle dès le sein de sa mère, comme le Précurseur, écrit l'Abbé Fillion, professeur d'Ecriture Sainte à l'Institut Catholique de Paris, dans son ouvrage "La Sainte Bible commentée d'après la Vulgate" (tome V, page 552, IO' édition, 1930),
Reprenons le récit de Jérémie :
« Alors le Seigneur étendit sa main et toucha ma bouche, et le Seigneur me dit : "Voici que Je tétablis aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu détruises, et pour que tu perdes, et pour que tu dissipes, et pour que tu bâtisses et que tu plantes".» (1, versets 9 et 10). Et Dieu lui ordonne d'annoncer :
« C'est de l'aquilon que le malheur fondra sur tous les habitants du pays; car voici que Je vais appeler tous les peuples des royaumes de l'aquilon, dit le Seigneur; et ils viendront à cause de toute la malice de ceux qui M'ont
abandonné, qui ont offert des libations aux dieux étrangers, et qui ont adoré l'oeuvre de leurs mains.» (v. 14 à 16)
Parlant des crimes des derniers rois de Juda, le Seigneur annonce leur châtiment : « L'épée est aiguisée, elle est polie... Crie et pousse des hurlements, fils de l'homme, car elle est tirée contre mon peuple, contre tous les Princes dIsraël qui fuient car Je l'ai approuvée, lors même queue brisera le sceptre et que celui-ci ne subsistera plus.» (Ezéchiel, XXI, versets 9 à 13)
Et de fait, pendant la onzième année du règne du dernier roi de Juda, Sédécias, en 585 avant Jésus-Christ, les Chaldéens, sous le règne de Nabuchodonosor, après deux ans de siège, détruisirent la ville de Jérusalem et le Roi de Babylone prononça son arrêt : Il tua les fils de Sédécias devant lui et lui creva les yeux, le chargea de chaînes et l'emmena à Babylone. (IV Rois, chap.XXV, versets 7 et suivants)
Jérémie relate la même chose et ajoute : « Il fit égorger tous les princes de Juda.» (LII, versets 10 et 1 1)
Mais il précise que les filles du Roi furent sauvées en même temps que lui. (XLI, verset 10 et XLIII, verset 6).
L'une des filles de ce roi Sédécias, Tea-Tephi, sera en effet l'ancêtre de la plupart des Maisons souveraines de l'Europe. Nous en reparlerons tout à l'heure.
Isaïe avait annoncé le salut de la race de David : « Et ce qui aura été sauvé de la maison de Juda et de ce qui sera resté poussera des racines en bas, et produira des fruits en haut ; car de Jérusalem il sortira un reste, et des sauvés du mont Sion ; le zèle du Seigneur des armées fera cela... Je protégerai cette ville pour la sauver, à cause de moi, et à cause de David mon serviteur.» Et, de fait : « L'ange du Seigneur sortit et frappa cent quatre vingt cinq mille hommes dans le camp des Assyriens. Et quand on se leva le matin, c'étaient tous des cadavres sans vie.» (Chapitre XXXVII, versets 31, 32, 35 et 36)
Et Jérémie cite les protections que Dieu lui avait promises :
« Le Seigneur dit "Je te jure que ta fin sera bonne, et que Je t'assisterai au temps de l'affliction, et au temps de la tribulation, contre l'ennemi.
« "Et je te rendrai pour ce peuple comme un mur d'airain, inébranlable ; ils te feront la guerre, et ils ne te vaincront pas, car Je suis avec toi pour te sauver et pour te délivrer", dit le Seigneur. "Et Je te délivrerai de la main des méchants, et Je te préserverai de la main des forts ". » (Chapitre XV, versets 1 1, 20 et 21)
Jérémie est considéré en Irlande comme le grand législateur sous le nom d'Ollam Fodhla. Il aurait emmené Tea-Tephi, fille du dernier Roi de Juda, dans ce pays où elle aurait épousé un prince irlandais, Heremon. Ils seraient les auteurs des Maisons Royales d'Irlande et d'Ecosse. Il n'est pas sans intérêt de constater que le blason de l'Irlande représente la harpe de David et de sa Maison et que celui de l'Ecosse est un lion qui rappelle la Tribu de Juda (The National Message, page 37).
Faut-il ajouter que cinq siècles et demi plus tard, Saint Joseph d'Arimathie - oncle de la Très Sainte Vierge - serait venu en Irlande et serait mort à Glastonberry le 27 juillet 82 et que sa petite fille, Bennardim, fille d'Anna, aurait épousé le Roi Lear... (The National Message, page 49).
D'autres prophètes confirment :
Osée : « Pendant des jours nombreux les enfants dIsraël demeureront sans roi, sans prince, sans sacrifice et sans autel, sans Ephod et sans Theraphim. Et après cela les enfants d'Israël reviendront et ils chercheront le Seigneur leur Dieu et David leur Roi; et ils s'approcheront avec crainte du Seigneur et de ses biens aux derniers jours. » (III, v. 4 et 5)
Isaïe, parlant des mêmes événements : « Ceux-là viennent de
loin, et ceux-ci du septentrion et du couchant.» (chap. XLIX, verset 12)
Et Jérémie précise au chapitre XXXI, versets 6 à 14
« Car il viendra un jour où les gardes crieront sur la montagne dEphraïm : "Levez-vous et montons à Sion vers le Seigneur notre Dieu ". Car ainsi parle le Seigneur : Tressaillez de joie, Jacob, et poussez des cris d'allégresse à la tête des nations ; faites du bruit, chantez et dites : Sauvez, Seigneur, votre peuple, les restes dIsraël. Voici, Je les amènerai de la terre d'aquilon, et Je les rassemblerai des extrémités du monde... car Je suis devenu le Père dIsraël, et Ephraim mon premier né. - Nations, écoutez la parole du Seigneur... Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et il le garde comme un pasteur garde son troupeau.- Car le Seigneur racheté Jacob...- et ils accourront vers les biens du Seigneur vers le blé, le vin, l'huile et le fruit des brebis et des boeufs leur âme sera comme un jardin...- j'enivrerai et engraisse Seigneur. »
Ainsi, à la fin des temps, Israël reviendra à Dieu et au Roi et reconnaitra donc le Dieu des Chrétiens et le Roi descendant de David. Le devoir est donc de prier ardemment pour qu s'accomplisse TOUTE la volonté de Dieu et ce avec toute 1a charité chrétienne toujours obligatoire.
Ainsi finit donc politiquement le Royaume de Juda l'an du monde 3416, soit 585 ans avant Jésus-Christ et les droits du SCEPTRE et aussi le DROIT D'AINESSE passèrent à un autre branche qui devint la branche aînée, celle des Roi Troyens, ancêtres directs et saliques par les Sicambres des Roi de France et qui, par Tea-Tephi, descendaient également de David, ainsi que nous allons le montrer.
Dieu va sauver l'avenir qui assurera le respect de Son serment irré vocable .
« Ainsi parle le Seigneur Dieu : "Alors Je prendrai de moelle du grand cèdre et Je la placerai; du sommet de branches J'arracherai un tendre rameau, et Je le planterai su une montagne haute et élevée. - Je le planterai sur la haute montagne dIsraël ; il poussera des rejetons, il portera des fruits et deviendra un grand cèdre, et tous les oiseaux habiteront sous lui, et tout ce qui vole fera son nid sous l'ombre de ses branches. - Et tout les arbres du pays sauront que c'est Moi le Seigneur, qui ai humilié le grand arbre et élevé l'arbre faible qui a desséché l'arbre vert et fait reverdir l'arbre sec, Moi. J'ai parlé et agi .» (Ezéchiel XVII v 18 à 24)
LES SERMENTS RENOUVELÉS DE DIEU À LA RACE DE JACOB-ISRAËL, DE JUDA ET DE DAVID
Tout au long de l'Ancien Testament, avec les chefs de son peuple privilégié, Dieu veut s'engager, et toujours par serment, et souvent dans les mêmes termes. Ce fait est CAPITAL et doit être très spécialement souligné.
Avec Noé: "J'établirai mon alliance avec vous et avec votre postérité." (Genèse. Livre IX, verset