MOTIVATIONS ROYALISTES
Jean (VR) 24-05-2001.
….On peut voir
transparaître à travers vos écrits un profond attachement à la cause royale. Et
étant depuis quelques semaines dans cette liste j'aimerais connaître les raisons
de votre attachement à la monarchie.
Je m'explique je suis
profondément royaliste néanmoins je pense que dans un pays comme l'Irlande la
république est le régime le plus adapté et le plus légitime.
Alors êtes
vous monarchistes puisque vous estimez que la république est
fondamentalement un régime pervers ou est ce uniquement à cause de
l'histoire de France et des liens très étroits entre république et persécutions
anti-religieuses.
Pro Rege et Die
HARRIBEY Pierre (VR) 24-05-2001.
En ce qui me concerne, c'est surtout
la première raison que vous évoquez, à savoir que la République est
fondamentalement un régime pervers, la seconde (persécutions anti-royalistes et
anti-religieuses, avec tout le sang qui va avec) ne fait que me conforter dans
mon opinion. Mais il y a toujours des remarques à faire :
Sous l'Ancien Régime, donc sous la
monarchie, il y avait toujours des mini-républiques avec les villes, on parlera
plutôt de cités : mais pour ce qui est du grand pays qu'est la France, le
centraliser par un république fut une erreur très grave, puisque personne n'est
vraiment garant des droits détenus - en principes - par les personnes. En
république, personne n'est garant de rien ! Le nombre de pauvres s'accentue,
même aux moments où la croissance est forte, il n'y a plus les structures
sociales qui permettaient de lutter efficacement contre la pauvreté. La morale
: n'en parlons pas, sinon j'en aurai jusqu'à demain (parler de la relation
entre éthique et république, c'est un très vaste programme).
Bref, on est monarchiste moins en
raison des persécutions anti-religieuse que pour le maintient des structures
religieuses, nécessaire à l'ordre dans la société. La société républicaine est
une société "sans pierre de voûte", une société où il est possible de
faire tout et n'importe quoi pour son bon plaisir, malheureusement aux dépens
de certains.
rchateauneu (VR) 24-05-2001.
Autre exemple pour
lequel une Monarchie n'est sûrement pas adaptée : Les Etats-Unis, ou encore la
Suisse.
En ce qui me concerne
-ceci ne regarde que moi-, on voit bien qu'en France, à peu près tout a été
bâti de durable l'a été par nos Rois : Territoire, Religion, administration,
langue, etc... me semble-t-il.
En revanche, les plus
épouvantables massacres dont la France a été victime se sont produits sous de
bien bêtes régimes républicains, de préférence socialistes. (A l'exception de
Napoléon peut-être, mais était-il un vrai monarque ? )
C'est peut-être une coïncidence, me direz-vous.
Soit, mais c'est tout de même étonnant.
En Europe, on remarque
aussi que les Monarchies constituent près de la moitié des pays européens : Ce
qui montre bien qu'une Monarchie dans un pays moderne n'a rien d'anachronique,
contrairement à l'image qu'en ont certains (qui ne sont d'ailleurs pas sur VR).
On remarque aussi que
ces pays ont été dans notre époque récente, les plus stables et les moins
dangereux pour leurs voisins. Et qu'en général, le niveau de vie y est assez
élevé !
En conséquence de quoi, être
Français et ne pas avoir une très, très forte sympathie pour notre Roi, c'est
faire preuve, à mon sens, de masochisme, ou bien avoir une petite fascination
perverse pour les guerres, les émeutes, les invasions de son territoire, les
révolutions culturelles ou pas mais en tout cas sanglantes, etc.... et autres
joyeusetés des deux derniers siècles.
C'est en tout cas avoir
une mémoire déficiente.
Vous pourrez me
rétorquer que la France a vu quelques Rois un peu mous du bulbe, sous le règne
desquels la vie était loin d'être confortable pour le paysan moyen. Certes,
mais le fait est que c'était l'exception, que ça n'a pas duré, et que la
transition s'est faite à un coût humain minimum.
A cela se rajoutent des
arguments philosophiques, affectifs, religieux, etc... que nos Conjurés
expliqueront beaucoup mieux que moi, qui suis somme toute novice en la matière.
Toutefois,
l'argumentation précédente, quoiqu'un peu naïve, à l'avantage de convaincre
assez facilement les non-royalistes, et d'énerver prodigieusement les socialos,
ce qui est bien agréable.
Paul Turbier (VR) 24-05-2001.
La république est un régime
intrinsèquement pervers sous toutes les latitudes et dans toutes les époques
pour deux raisons!
-
Les systèmes électoraux sur lesquels s'appuie une république impose à la
vie commune des vues à court termes calquées sur les échéances électorales. Il
en résulte une conduite à vue des affaires un peu comme celle d'une voiture, la
nuit, équipée de phares sous-puissants.
-
Le roi éternel en plusieurs personnes distinctes successives échappe, et
lui seul, à ce grave défaut. C'est son premier ministre qui gère le jour le
jour et on est dans une automobile munie à la fois de projecteurs longue
portée, et d'anti-brouillards
-
Le suffrage universel applique un théorème non démontré (un postulat) qui
implique que la majorité a raison uniquement parce qu'elle est la majorité.
Donc, 51 sont intelligents, clairvoyants et honnêtes parce qu'ils sont 51 alors
que 49 ont tort parce qu'ils ne sont que 49. Or comme dans toutes population la
pyramides des compétences et des vertus comporte une majorité d'ignares et de
forbans, ce sont toujours eux qui gagnent les élections. Dans le monde
démocratique occidental, l'interposition des partis aggrave la situation car
elle favorise l'émergence d'arrivistes professionnels qui sont obligés de faire
du clientélisme et de conduire droit vers le gouffre.
-
On voit parfois fonctionner des systèmes intermédiaires (dictatures
personnelles ou collégiales) mais leur destin possède une double caractéristique
: vie courte et issue dramatique. Le Roi échappe à ces inconvénients par un
caractère exclusif : il n'est candidat à rien et il est en charge de
l'essentiel. Pour n'être jamais un dictateur, il lui faut un maître dont il
n'est que le lieutenant : c'est Dieu, le Dieu des Chrétiens. Ses sujets,
eux, font comme ils veulent; n'est-ce pas Richard!
Mon cher
Jean, vous voyez! Rien de romantique la-dedans. Rien que de la froide et
concrète logique.
Jean (VR) 24-05-2001.
Je suis profondément
monarchiste comme je l'ai mentionné sur mon précédent message et cela pour 2
raisons, tout d'abord comme Maurras je suis royaliste de raison rationnellement
je pense que la monarchie est le meilleur régime et enfin la République en
se voulant laïque est devenue athée.
Néanmoins je pense que
dans d'autres pays il faut être plus pragmatique ainsi si j'étais
Irlandais je crierais "vive la république" car elle a été la
meilleure alternative au colonialisme Anglais.
Enfin pour ne rien vous cacher
ma préférence irait à une monarchie fortement décentralisée c'est à dire des
fortes compétences aux régions dont les conseillers ainsi que les conseillers
municipaux seraient élu et un pouvoir central dépendant du prince ce
qui s'inscrit totalement dans la tradition monarchique rompant en cela avec 200
ans de politique jacobine dont on a pu mesurer les conséquences désastreuses.
vbjyfj jihjlhj (VR) 24 mai 2001.
Je pense personnellement que l'on a
pas grand chose à envier à la monarchie anglaise ou celle des Pays-Bas, par
exemple. Le fait que ces Etats soit de type monarchique ne leur empêche pas
d'être aussi décadents (voire pire) que nous.
Je ne souhaite pas une République
couronnée mais le retour du Pays Réel, de la vraie France millénaire et chrétienne,
par le biais d'institutions monarchiques.
Les monarchies européennes actuelles
ne méritent pas d'être citées pour exemple à des personnes s'intéressant à nos
idées.
Le Lieutenant (VR) texte de son admission sur VR
(16-11-2000) retransmis le 25-05-01.
"Belge,
donc féal sujet d'un Roi que je vénère et sous le portrait duquel je vous
écris, j'ai vécu mes 11 premières années (sauf les six premiers mois) au
Portugal, alors gouverné par le Docteur Salazar, admirateur de Maurras. J'en
conservai ce que j'espère humblement être une certaine ouverture d'esprit qui
me rend difficile la digestion automatique de toute bouillie médiatique et
souhaite préserver certaines opinions personnelles qui de plus en plus
s'écartent de la pensée officielle ( c'est plutôt la pensée officielle qui s'en
écarte de plus en plus ), pensée officielle de plus en plus unique et dominante
sur les ondes des médias officiels belges en tout cas. Lorsqu'on considère que
la nation reste la dimension la mieux adaptée à un groupe humain qui partage
certaines valeurs, que ces valeurs sont héritées d'un riche passé marqué par la
Chrétienté et dignes d'être défendues, que la Royauté est le système politique
le plus stable et le plus susceptible de considérer le bien commun sans souci
de clientélisme, que l'on préfère parler de devoirs plutôt que de droits, on
est vite considéré comme un marginal au bord du politiquement incorrect. A part
dans certains cercles d'officiers de réserve, ou dans des contacts privés
restreints par définition, il est devenu difficile de partager des idées ou
pensées et l'on pourrait vite se sentir isolé, s'il n'y avait quelques
périodiques souvent assez confidentiels hélas pour vous rassurer que d'autres
partagent des idées semblables aux vôtres. Ancien élève du Lycée Français de
Lisbonne et ancien catéchumène de la paroisse de Saint Louis de Français à
Lisbonne, j'ai toujours éprouvé un sentiment d'attachement réel à la France,
que Jeanne d'Arc, St Louis, Roland ou Du Guesclin ont toujours mieux symbolisé
à mes yeux que la révolution qui a surtout détruit beaucoup de beautés et de
valeurs.
De tout cela
concluez que je suis de ceux qui ont parfois envie de crier "de l'air, de
l'air" et j'espère que vous accepterez de m'ouvrir une fenêtre sur un vent
chargé de traditions et d'espoir.
Arnaud Leglaive (VR) 25-05-2001.
Je réponds
avec un peu de retard à l'excellente question de Jean sur nos motivations
monarchistes. Beaucoup de choses très justes ont été dites jusque là mais, au
risque de me faire des amis, je vais rajouter mon grain de
sel...Personnellement je suis royaliste parce que c'est le régime que Dieu a
choisi pour la France lors du baptême de Clovis (sur la mission divine de la
France, lire ou relire les ouvrages du marquis de la Franquerie). La gueuse
usurpatrice peut faire ce qu'elle veut depuis 1789, contre Dieu elle ne pourra
jamais rien : le Roi est Roi et je suis son sujet. La France paie aujourd'hui
pour avoir assassiné le lieutenant de Dieu sur terre. Le sang de Louis XVI est
retombé sur son peuple ingrat et finalement ce n'est que justice ! Ainsi que le
disait Sa Sainteté Pie VI lors du consistoire secret du 17 juin 1793 "qui
pourra jamais douter que ce monarque n'ait été principalement immolé en haine
de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ?"
Et lorsque la colère de Dieu se sera apaisée, le Roi sera sacré.
Ce que je
viens de dire ne concerne que mes convictions profondes et ma
Foi. C'est peut-être pour cela que je suis "un épouvantable
exalté, irresponsable & dangereux"...
Pour Dieu et pour le Roi,
Térence de Saint Polycarpe (VR) texte de son admission (6-05-2000)
retransmis le 27-05-01.
SPES UNICA REGNI FRANCORUM
"Cum ipse sis quasi unicum
exemplum antiquae parohibatis"
Cicéron.Rep.3,8.
Unus
Rex, Deus, Lex.
Membra Corporis sub Vexillo Regis, Vexilla Regis,
Testes
Conjurati,
J'appartiens à la Liste depuis un moment (le 24 février 2000), cependant j'ai
choisi seulement hui pour me présenter. Aussi ne suis-je point tout à fait
nouveau parmi vous tous; j'ai pu lire la plupart de vos interventions, de sorte
que je puis désormais affirmer que ce corps des Vexilla Regis répond
parfaitement à mes aspirations. Ainsi vais-je vous présenter les motivations
qui m'ont déterminé à devenir royaliste_car la pensée royaliste est un
privilège qui ne s'acquiert pas à la naissance, mais qui résulte bien d'une
réflexion latente, intime de l'être; c'est un donné de l'être daigné par notre
Seigneur_ et aussi qui m'ont résolu à vous rejoindre.
D'abord il convient de
considérer cette démarche selon un problème que le Royaliste doit se poser
avant d'entreprendre sa Sainte quête pour la Restauration de la Monarchie en
France: quelle est la place de la notion de royalisme et celle du Royaliste
dans un régime encore récent, accepté et assimilé dans la plupart des Etats développés,
par la majorité du peuple qui y voit une condition à l'intégrité de leur
existence et une nécessité pour leur bien-être?
Ensuite je tiens d'ores
et déjà à présenter brièvement mon état, avant de commencer mon
"apophtegme". J'ai 19 ans et appartiens à la noblesse bretonne . De
fait je suis expatrié à Toulouse où j'étudie le Droit, mais mon sang coule et
mon coeur bat, en Bretagne. De plus je suis Catholique pratiquant, fidèle ab
imo pectore à la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine, et suis
légitimiste. En sus, j'ai choisi de porter un pseudonyme sur l'Internet, afin
de m'assurer d'être reconnu au plus de ceux que je connais effectivement: non
pas que je ressente une quelconque honte qu'une engeance s'empresserait de
dénoncer, mais je désire ainsi profiter de ce que l'Internet nous permet, id
est combattre dans l'anonymat, avec tous les avantages que cela comporte...
En effet, "qui
nescit dissimulare, nescit regnare", dixit Louis XI. _Se suit un regard
vers la question posée._ Aussi la motivation du Royaliste se justifie dans la
définition même de la notion de Monarchie qu'il conviendra alors d'esquisser
dans un premier temps, en insistant sur la "copula" du terme
éminemment prégnant avec l'histoire. En sus la notion de royalisme trouve sa
place dans le monde contemporain, en vertu de la présence même des
Cyber-Chouans. D'où l'importance que revêtent les Vexilla Regis, nous qui
contribuons à réactualiser le thème du retour du Roi temporel en France.
C'est ce rôle des Testes Conjurati sur
l'Internet qu'il conviendra d'aborder dans un second temps.
De Regnorum Natura :
La notion évidemment historique du
Royalisme
"Ktêma eis aei".
Thucydide, Guerre du Péloponnèse, I,
22.
L'historien qualifiait
ainsi son oeuvre, et telle doit être celle de notre action, les Testes
Conjurati: un trésor, un bien pour toujours, une acquisition définitive.
Aussi le Royaliste est
celui qui veut la restauration de la Monarchie en France. Mais pour définir la
Monarchie, seule l'expérience de l'histoire intervient, si nous désirons
représenter un modèle de régime qui s'attache parfaitement à l'identité de la
Nation Française. C'est pourquoi la perspective historique seule, permet
d'observer les relations entre la Nation et son Roi.
De surcroît, il appert
que le Royaliste, au regard de l'histoire, désigne un Catholique et un noble,
véritable parangon de vertu.
La restauration de la Monarchie en France: la Nation et son Roi.
Au regard de
l'histoire, la Monarchie ne fut pas immédiatement absolue en France, et c'est
le charisme personnel des Rois et l'introduction du Sacre qui ont renforcé
l'autorité royale et sa légitimité.
De facto, la révolution
française aboutit à un double meurtre et à un génocide, de telle sorte qu'hui
nous pouvons parler de double parricide de la Nation, et d'un silence honteux
couvert par la propagande scatologique républicaine, l'inculture populaire. D'où
notre force: le souvenir immarcescible des crimes perpétrés par les maîtres
penseurs de la république.
La
Monarchie Absolue de Droit Divin:
"Pro Rege saepe, pro Patria semper".
Certes Colbert fut un homme d'Etat
émérite, fidèle à Louis Le Grand, mais sa devise me semble proche de
l'antithèse.
En effet que représente
le Roi?
Du point de vue
spirituel, en vertu du Sacre, il est "Roi par la Grâce de Dieu", id
est le Roi devient le lieutenant de Dieu sur terre, son représentant. De
surcroît, le Roi était jadis perçu comme un thaumaturge. Ainsi la personne du
Roi dépasse la simple condition du mortel: elle a un prestige moral qui lui
confère une responsabilité spirituelle.
Du point de vue
strictement temporel, le Roi est un père pour la Nation: "Tuus et animo et
natura pater" ("ton père à la fois par le coeur et par le sang")
disait Térence. En effet, la Nation, non le peuple, est une entité puissante,
mais aveugle; c'est le Roi qui guide son enfant, l'amène au prestige par les
guerres, la conquête de territoires, le développement des arts et des sciences.
C'est pourquoi la
Monarchie répond à ces exigences; un enfant ne choisit pas son père, et
toujours il doit l'honorer et le respecter.
Je n'ai pas l'intention
de faire ici une leçon d'histoire. D'abord parce que, par hypothèse, vous êtes
censés la connaître: la gloire de notre Nation sous nos grands Rois, et sa
chute brutale menant vers le chaos, la régression vers un Etat primitif.
Ensuite parce que je ne suis moi-même qu'un historien amateur, du verbe
"amare", qui ne dispose pas d'une science approfondie.
En revanche il appert
que nombreux sont les Royalistes_ou du moins ceux qui prétendent l'être_ qui
font montre d'une ignorance affligeante au sujet des conditions de la
Restauration. De sorte que des inepties surgissent, telles que les expressions
"royaliste démocrate"_on appréciera ici l'oxymoron_, "royaliste
favorable à la Constitution de la Vème république"_?!_ ou mieux, "un
référendum sur le retour du Roi". Ces histrions ne m'amusent guère,
surtout quand ils se prennent au sérieux. En définitive, le Royaliste se
caractérise par trois vertus: il est Catholique, un historien, et un noble, id
est il appartient à la "gens nobilitas", se distingue par sa grandeur
morale.
Le double parricide de la Nation française
ou le reniement de la Nation contre son Roi.
"La révolution
aboutit à la souillure du sol français, du sang bleu de notre Roi Louis XVI, et
les bourreaux, démons de la république, hissèrent le drapeau taché de rouge sur
le blanc de la pureté et le bleu de la vertu.
La France se retrouve
comme cet enfant violé et torturé par ses geôliers qui lui apprenaient des
injures sur son illustre père; la Nation est orpheline et son coeur ne bat
plus, suspendu à une ficelle, sous cloche, ombré de honte.
La Nation a renié la
légitimité divine du Roi; l'offense est adorés, mais le Coeur Sacré du Christ
bat ad vitam aeternam. Ses battements raniment l'enfant en vue de l'abiogénèse
du Roi sur ses cendres; abréactions des Testes Conjurati. "
Le Royaliste: un Catholique, un historien, un noble.
"Vitam impedere vero"
("consacrer sa vie à la vérité")
Juvénal.Satires,
IV,91.
Telle doit être la
devise du Royaliste. Sa quête est longue et périlleuse, mais toujours la prière
le conseille et le renforce. De surcroît, la tentation est grande que de se
laisser tromper en confondant Vexillum Regis et "citoyen" pas content,
anarchiste contre-républicain assimilé dans le jeu des partis politiques: être
royaliste ne signifie pas être membre d'un parti par opposition à un autre,
mais d'être anti-républicain_pas anarchiste: l'Ordre Public est de rigueur_,
simple sujet du Roi.
L'axiome du Royaliste: le Royaliste prie pour la restauration de la Monarchie
Absolue.
Il s'agit d'une lutte,
mais jamais en armes: "l'argumentum baculinum" témoigne d'une
violence contraire à la civilisation. Non, le Royaliste doit être un parangon
de vertu; la science, l'amour de la beauté sont ses atouts, Catholique fervent,
il respecte la vie et obéit à son Pape. Nous pourrions même ajouter qu'il est
un juriste.
La violence ne pourra
être utilisée qu'en cas de légitime défense, de contre-coup justement
proportionné: "par pari refertur"("on rend la pareille").
Aussi le combat pour la
Restauration se fera aux côtés du Pape, quand le Pape la voudra, implicitement
ou non.
C'est pourquoi, en
aucun cas nous agirons seuls: c'est le Roi présumé qui consultera le Pape et
nous nous exécuterons.
D'où une garantie que
nous ne nous dispersions dans un débat contradictoire où s'affrontent tel
courant de pensée contre telle thèse politique: ce qui constitute le jeu
républicain des partis politiques.
Le
Royaliste: un partisan au delà du jeu républicain des partis.
Je dénoncerai ici
"la Nouvelle Action Royaliste" qui m'amuse autant qu'elle m'afflige: véritable
vilain petit canard boiteux du mouvement royaliste….
Dans la rubrique
"Qui sommes-nous?"_je m'interroge encore_ nous pouvons lire en grand
et en caractères gras: "des royalistes, des démocrates..., et des
républicains!". Les points de suspension et le point d'exclamation se
justifient en effet_se seraient-ils aperçus qu'il y avait quelque chose... de
"coquecigruesque"!_ En prime, nous avons le privilège d'une leçon de
latin: "res-publica", et d'histoire moderne, version Jules Ferry:
c'est beau, c'est bien, tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles
grâce à la Déclaration de 1789.
Enfin, le meilleur:
parmi leurs revues, nous trouvons "Cité" et le célèbre "Lys
rouge". Certes, ils sont orléanistes, mais cela n'explique pas tout: ils
souhaitent "soumettre à référendum, une modification de la Constitution de
1958 portant sur la transmission dynastique de la charge suprême". Bref,
"odi profanum vulgus et arceo" ("je méprise le vulgaire profane
et je l'écarte"): ils n'ont rien compris à l'histoire si je puis me
permettre….
Au delà de cette
diatribe, nous pouvons leur concéder un point: nous sommes hors des partis
politiques, ce que nous avons peine à croire quand la N.A.R. conseilla à ses
fumeurs de cannabis de voter pour Mitterand en 1981, et ils s'en vantent!
Cependant il convient
de na pas se montrer candides: nous sommes "à droite", et bien
"à droite" encore, et au Jugement Dernier j'espère l'être derechef.
Jusqu'en 1879, être à droite signifiait être royaliste, ou encore hui,
défavorable à des réformes.
Dorénavant le Royaliste
reste à droite, mais non par opposition à la gauche
socialo-communo-bolchéviquo-anarcho révolutionnaire_les rouges_, mais par
opposition à la gauche du parti républicain_nous pouvons aussi être contre les
rouges, peu nous en chaut_
Par conséquent, les
Royalistes ne participent pas à ce jeu des partis, propre à la république et
qui doit aboutir à l'élection d'un parti majoritaire au pouvoir. Sans le vote,
la république est perdue, car dépourvue de légitimité.
Ainsi il convient de
s'intéresser au rôle des Cyber-Chouans, partie intégrante de notre action.
De Testum Conjuratorum Actione:
"
La gueuse ne doit pas dormir du sommeil du juste".
L'étendard du Roi, levé.
Au delà des clivages
Légitimistes / Orléanistes, l'action du Royaliste se subordonne uniquement à
favoriser le retour du Roi en France, en mettant en oeuvre tous les moyens pour
faciliter "sa parousie".
C'est l'omniprésence
des Royalistes qui contrera la propagande républicaine.
De ce jour glorieux où
le Roi triomphera avec le Pape, nous devons discuter: quel Roi devrons-nous
suivre? Mais est-ce vraiment un problème quand nous considérons la nature du
Royaliste.
La Conjuration des Cyber-Chouans:
L'omniprésence
des Royalistes et le laboratoire de la pensée royaliste, en vue de la
Restauration.
"Analyser tout en vivant, étudier
tout en bataillant."
Maurras.
L'essentiel du combat ne réside pas en une démonstration menaçante sous fond de
guerre civile, non, mais seulement en notre présence, ou plutôt notre
omniprésence. Soyons partout, au grand jour et dissimulés, au bas de l'échelle
et dans les plus hautes sphères institutionnelles, mais toujours une seule
pensée occupe un coin de notre esprit: le retour du Roi pour un plus grande
gloire de Dieu. Soyons Catholiques fervents, historiens, à la recherche de la
vérité, nobles, le courage, la justice et la majesté nous animent.
Ainsi l'Internet permet
de diffuser la propagande républicaine, d'exciter les pervers en tout genre,
c'est le lieu où les peuples communiquent à travers le monde sans aucune
restriction. Soit, nous avons planté notre drapeau: diffusons l'anti-propagande,
piratons les sites nauséabonds, échangeons notre savoir.
Seulement restons unis,
parlons d'une seule voix, partons ensemble en Croisade et ab imo pectore,
prions.
C'est pourquoi, il est
essentiel que nous dépassions nos clivages.
Le retour triomphant et légitime du Roi en France.
Toujours ai-je
simplement évoquer le Roi pour exprimer le souverain destiné à la Nation.
Personnellement Louis XX de la Maison des Bourbons seul peut y prétendre.
Cependant je n'en ferai
pas ici l'apologie: je respecte les Orléanistes comme tout autre véritable
Royaliste.
J'estime en effet, que
le Jugement de Dieu légitimera et désignera notre Roi. Ce n'est pas aux sujets
que revient le droit de choisir qui devrait être Roi_nous pouvons en revanche,
nous reporter aux lois coutumières de l'Ancien Régime_sans quoi nous serions
pris en flagrant délit de pratique républicano-hérétiquo-nar-rante.
Aussi ce retour sera
"naturel" et définitif, et afin de ne pas se voir reprocher par
l'engeance nar-cotiquienne de se vouer à un "un vulgaire passéisme
archaïque, mais romantique", il appert que cette restauration, absolue, se
fera in situ.
Un retour "naturel" et définitif.
Sans conteste, notre
Roi devra disposer d'un charisme personnel qui appuiera celui divin et
historique_chacun pense alors à son chef: il suffit_ Au moment venu, le Roi
véritable saura s'imposer entant que tel: nous, nous devrons suivre et obéir.
La difficulté s'avèrera grande pour notre Roi: il devra unifier la pensée
royaliste. Certainement seul le Pape pourra le légitimer.
En sus, ce retour
glorieux devra aboutir au maintien de la Monarchie Absolue. Notre Roi sera
alors subtil. Notons par ailleurs que si on ne naît pas royaliste, on peut le
devenir non par les qualités qui s'y attachent, mais par opportunité. Il appert
qu'un noble est plus tenté de devenir royaliste qu'un roturier. Aussi je reste
persuadé qu'une vague d'anoblissement hui, comme le rituel était pratiqué sous
l'Ancien Régime, donnerait une seconde nature à l'action royaliste: nous autres
des vieilles familles, l'accepterions-nous?
C'est alors toute la
question de l'adaptation de la Monarchie dans la société contemporaine qui se
pose.
Une Restauration Absolue in situ.
Qui seront les nouveaux
nobles de la Restauration?
Quelle sera la place
des nobles de l'Ancien Régime?
Une hiérarchie sociale
affirmée pourra-t-elle être tolérée par l'ensemble du peuple quand la
propagande républicaine lui a s'y longtemps fait miroiter que nous étions tous
égaux?
Là encore, seul le Roi
décidera.
Cependant il appert
qu'une certaine souplesse du régime pourrait être nécessaire dans un premier
temps: l'adaptation sera longue, l'Ordre sera difficile à maintenir_nous y
veillerons_En effet, quel choc ce sera pour eux, que de comprendre la grossière
farce républicaine: le monde "il est beau, il est gentil, tu es mon
frère, je suis ton frère" des démocrates, véritables démagogues.
Aussi notre rôle
consistera essentiellement à sauvegarder le Roi, le soutenir et à exécuter ses
décisions: convertir.
Retenons enfin, que
nous représentons la probité et la vertu, jamais un crime ne devra se produire
en raison des divergences d'opinion; nous ne serons pas des enfants de
Fouquier-Tinville.
Pour une plus Grande Gloire de Dieu, Vive
le Roi!
Amitiés Royalistes.
Anne
Chazelas (VR) texte de son admission retransmis le 28-05-01.
Je
suis royaliste depuis mon enfance (c'était alors pour de bien mauvaises raisons
: mon meilleur camarade et ami exigeait que l'on criât "Vive le roi
!" pour vous admettre dans son camp). Je le suis restée par raison, car je
crois que la royauté, telle que l'a connue la France, est le moins mauvais
système de gouvernement.
Je
crois que le fait que la tête de l'Etat soit à l'abri des aléas de l'élection
et de l'opinion publique (en dépit de la possibilité de régicide) est une
garantie de continuité et de sécurité dans la vie publique, et d'impartialité
dans les litiges de la vie privée. Je continue à croire que les fonctions
régaliennes (justice et défense, garanties par des finances qui ne
"saignent" pas les sujets) sont les plus importantes dans l'Etat et
qu'elles sont mieux garanties par un roi que par des politiciens obligés de se
soumettre à la volonté d'une hydre à mille têtes, aujourd'hui surtout
représentée par les sondages.
Je
suis légitimiste, parce que je pense que depuis 1975 (accession du cadet
Bourbon à la couronne d'Espagne), les lois fondamentales du royaume ne
s'opposent plus à ce que l'aîné des descendants de Louis XIV, qui n'a plus
aucune chance de monter sur le trône d'Espagne, succède au trône de France,
mais j'aurais accepté, avant 1975, le comte de Paris, car "on ne choisit
pas son roi".
Alors, vive le roi, et que ses
étendards s'avancent !
Pierre Van Ommeslaeghe (VR) 6 juin 2001.
J'ai peur qu'un
exposé de mes motivations royalistes ne soit bien long et pas forcément très
digeste. Je risquerai fort de faire de la mauvaise paraphrase de Maurras. Je
préfère renvoyer au texte de Léon de Montesquiou "De l'anarchie à la
Monarchie" sur le site de la Bibliothèque royaliste (http://biblioroyaliste.free.fr) et
me faire de la pub par la même occasion.
S.de
B. (VR) 9-06-2001.
Je n'ai pas "choisi" mon roi
J'étais fasciste. L'âge venant je me suis posé la question de la succession
du monarque (mono archon : chef unique) en régime fasciste et j'en suis
très vite arrivé à la conclusion que cette succession ne pouvant s'appuyer ni
sur la légitimité dynastique ni sur la légitimité populaire, déboucherait
immanquablement sur des révolutions de Palais, voire pire.
Catholique, j'avais remarqué que le monarque de la catholicité était
désigné par l'Esprit Saint.
Je me suis dit que ce qui valait pour l'Eglise pourrait bien valoir pour sa
Fille aînée et j'ai donc tout naturellement choisi la solution royaliste où
Dieu désigne le monarque par un signe indiscutable : sa qualité d'aîné du roi
régnant.
Toute autre considération étant subalterne parce qu'humaine.
A l'époque j'ignorais tout des questions dynastiques et même, je l'avoue,
de l'Histoire de la dynastie des Bourbon.
J'ai donc interrogé des amis monarchistes qui m'ont expliqué que l'aîné des
Bourbon était Alphonse.
Je me suis mis à ses ordres et je reste, depuis, aux ordres de son fils
Louis XX, roi de droit que cela lui plaise ou non, que cela me plaise ou non,
que cela vous plaise ou non.
…
Anne Merlinchaz (VR) 03-08-2001 :
…Au fait, savons-nous nous-mêmes ce
qu'est le Royalisme ? Je trouve, dans le même paragraphe de votre message, ce
mot comme synonyme de "Monarchie".
Or ce n'est pas du tout la même chose : la Monarchie, c'est le gouvernement
d'un seul, qui peut être Napoléon, Hitler aussi bien qu'un roi...
Le royalisme, c'est la volonté de recréer (puisqu'elle n'existe plus) une institution
qui ne dépende ni du temps, ni des passions, ni de l'argent. Un roi que je
souhaite "absolu" c'est à dire non point absolutiste, mais
"libéré de tous liens", si ce n'est l'obligation constante de servir
le Royaume et son peuple.
Un roi qui, dès son enfance, est élevé en roi, et non en futur mendiant de
suffrages ou gagneur d'argent...
Un roi qui justifie son existence et qui la mérite par son caractère de
"lieutenant du Christ en France", ce qui constitue le plus solide
rempart contre précisément la monarchie, l'aristocratie, la démocratie,
l'oligarchie et la ploutocratie...
La Royauté peut ainsi s'accommoder d'un roi enfant, d'un roi fou que ses
parents et ses conseils peuvent supppléer; la monarchie, jamais...
Jérôme PLESIAT (VR) 04-09-2001.
Je m'appelle Jérôme PLESIAT. Je suis d'origine lyonnaise, de lointaine souche jurassienne. Agé de 28 ans, j'ai depuis longtemps le sentiment simple d'une fidélité à mon roi et au seigneur, d'ailleurs être français, lyonnais, royaliste et catholique sont pour moi une identité indissociable.
Cette
fidélité est identique , je pense, à celle des Cathelineau, Stofflet,
compagnons de Jéhu, Jeanne d'Arc ou des manants de La Varende qui étaient de
milieu populaire comme moi!
Mon
attachement naturel à la cause du drapeau blanc est renforcé par mes lectures:
Maurras, Bainville... Perret, Raspail, Rivarol, Volkoff ou Haedens. Longue vie
à Vexilla Regis
Chers
compagnons et conjurés, VIVE LE ROI, VIVE LOUIS
LeVicomte (VR)
14-09-2001.
Chèr(e)s Royalistes,
Enfin une liste de diffusion avec des débats
interressants!!!
Royaliste et portant le nom d'un général
vendéen assassiné par les bleus, j'aimerai me joindre à votre liste de
diffusion pour pouvoir débattre avec vous sur des sujets ô combien important
pour nous.
Pour Dieu et pour le Roy,
Le Vicomte A. de L.
PS: Amitiés à tous les chouans et aux
vendéens!
Barbey09 (VR)
18-09-2001.
Nouvel abonné à votre forum, il semble que l'usage consiste à se
présenter.
La Gueuse ne semble pas recueillir vos suffrages, une République
qui tiendrait debout aurait peut-être le mien à l'occasion. Mais nous en sommes
si loin, victimes d'une oligarchie galopante. D'où l'idée (assez ancienne)
d'aller rechercher d'autres systèmes politiques plus présentables où
l'honnêteté et le sens du bien commun seraient une réalité et non une
affirmation pour les caméras, sitôt démentie par la chronique judiciaire !
Un goût naturel pour l'histoire de cette construction de la France
dont on ne peut qu'être fiers, un certain dégoût du retour de la barbarie il y
a un peu plus de deux siècles, enfin une opposition absolue au principe selon
lequel toutes les opinions se valent... qui permettent à ceux qui nous
gouvernent de prétendre accueillir avec le même sourire tous statuts
matrimoniaux et apparentés et toutes religions, y compris celle-là même qui
semble le plus difficilement soluble en République, mais en lui attribuant un
certain nombre de passes-droits par rapport aux deux autres pour faire bonne
mesure.
Enfin, l'Europe. Les monarques étaient européens, la jacobine est
devenue nationaliste. Ces mêmes jacobins ont oublié tout cela au profit d'une
immense idée: nous sommes tous citoyens du monde. Idée qui fait désordre pour
qui imagine que c'est justement en connaissant sa propre histoire et en ayant
des repères nationaux solides qu'on peut s'ouvrir en toute connaissance de
cause vers l'extérieur. Sinon, il y a risque de dissolution de civilisation.
Devant l'incurie des monarques élus de cette V° république, il
doit y avoir moyen de retrouver quelques bases saines, pourquoi pas en se
retournant vers le régime qui a fait la construction de ce pays? Puisque le
régime en place montre chaque jour davantage à quel point il est badin!
Voilà, très résumé, ce qui pourrait peut-être justifier ma
présence parmi vous.
C'est à vous de le dire.
Dans l'attente du plaisir de prendre connaissance de votre forum.
Alain
TEXIER 24-09-2001 :
Chers
amis,
conformément
à la loi du genre et à la loi de ce site, j'ai l'honneur de me présenter à vous
espérant qu'il s'en suivra des échanges fructueux, ce dont je ne doute
d'ailleurs pas après avoir lu un certain nombre de vos messages .
Alain TEXIER né le 17 décembre 1945 Docteur en droit.
Maître de conférences à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de
Limoges
Centres
d'intérêts :
-
l'histoire et le droit de la noblesse et des titres
-
l'héraldique
-
le royalisme bien entendu, comme la grande majorité d'entre vous m'a t-il
semblé...
A
ce propos, à vous lire j'ai eu plusieurs fois l'impression à vous lire
d'être-mutatis mutandis- dans la situation de Saint Paul parlant aux Athéniens.
La
solution aux interrogations qui sont les vôtres concernant la question de
savoir qui doit régner en France, je viens vous l'apporter...
La
France n'a d'existence et de justification que comme un royaume chrétien.
- C'est ce
qui lui a donné naissance en 496
- C' est
ce que l'histoire de notre pays a tant de fois confirmé
- C'est de
cette absence de fidélité à sa vocation chrétienne que la France se meurt
.
Dés lors, il n'appartient qu' à Dieu de désigner qui doit être son
lieutenant sur le trône de France. En attendant , et dans le but
d'accélérer cette venue, les royalistes doivent s'efforcer de vivre en
chrétiens.
D'où
l'appel que lance la Charte de Fontevrault aux royalistes d'avoir ,avant toutes
choses, à se comporter en chrétiens en mettant en application dans leur vie
politique ces deux commandements issus du Pater :
a)
pardonner les offenses faites par les militants qui servent un autre Prince que
le nôtre,
b) s'en
remettre à Dieu du point de savoir qui doit régner sur le trône de France; Que
la Volonté de Dieu soit faite sur le trône comme au Ciel.
Voila
ce que je souhaitais vous dire ce soir où il est déjà très tard, humainement
parlant..
Alain TEXIER
Président-fondateur
de la Charte de Fontevrault "Fidélité-Unité
Royale" le 25 août 1988 (fête de la Saint Louis) en l'Abbaye royale de
Fontevraud.
Luc Manville 13-10-2001 :
Bonjour à toutes et à tous !
La Conjuration ne m'est pas inconnue. Pendant quelques mois j'en
ai fait partie. Mais, service militaire oblige, j'ai été contraint de me
désinscrire.
Je suis toujours plus légitimiste que jamais. Louis XX viendra au
secours de notre pays. Voilà comment résumer ma pensée en une très courte
phrase. Notre Cause - quels qu'en soient les courants divergents - est
malheureusement minoritaire et honteusement discriminée. C'est pour cela que je
n'ai pas tardé à revenir sur ce forum. Déjà, lors de ma première inscription,
j'ai pu voir à quel point cela fait du bien de partager des idées avec des
personnes sensées. Je viens donc me ressourcer et m'enrichir par le dialogue
avec les autres "Roycos" qui osent s'exprimer.
Jeune homme célibataire de 27 ans, je vis à Toulouse, belle cité
rose qui est bien noire depuis quelques semaines. Je suis un gueux, mais je
sais qu'il y en a pas mal chez les Conjurés. Comme il y a presque deux ans, je
suis étudiant en droit. Je poursuis mon doctorat en droit public,
tranquillement. Par contre contrairement à il y a quelques mois, je ne suis
plus conseiller municipal de ma ville natale. J'en ai eu marre de ces fadaises.
Me voilà redevenu un pur et dur.
Les présentations sont faites, que la fête commence !
Anne AM, le 20-10-2001 :Bonjour
à tous,
Je m'avance
vers vous sans masque, certains même ici me connaissent. Anne m'a communiqué
les références de votre Forum dont je reçois depuis hier les échanges et les
débats : j'y prends beaucoup de plaisir(s) : ceux que l'on trouve en général à
fréquenter une agréable compagnie (même si je suis un peu submergée par
l'abondance du courrier)
Suis-je
réellement royaliste ? Sans doute ai-je toujours souscrit à la grandeur d'un
pays (le nôtre) instaurée par quelques-un de nos grands rois avec l'aide de
valeureux et preux chevaliers. Pour moi Aristocratie signifie toujours, comme
son nom l'indique, ce (ceux) qui est (sont) le(s) meilleur(s). Les meilleurs
ont été le plus souvent anoblis. La question qui reste posée est celle de leur
descendance qui n'a peut-être pas toujours, elle, mérité...
Nos grands rois
étaient sacrés ET thaumaturges. Que nous en reste-t-il aujourd'hui ?
Ma grande
douleur est, pour ce pays où je suis née de père Français et de mère d'origine
Française, mais Belge issue de l'Émigration, que nous n'ayions pu conserver
cette continuité dynastique qui donne à présent, tout autour de nous, les pays
les plus libéraux et partant les plus dynamiques. Mais plus grande encore est
ma douleur de voir ce pays sombrer.....
Anecdote :
quand je décidai, il y a plus de trente ans cinq ans et juste à la rentrée de
septembre, de "monter" à Paris pour y continuer mes études, ma mère
s'y précipita pour me trouver dans l'urgence un lieu d'accueil propice à
mon confort et ma protection de jeune fille. C'est rue d'Assas qu'en fin de
compte elle aboutit, dans cette pension "Littré" qui accueillait des
étudiants. Mon sésame, pour y entrer, fut la question posée à ma mère par
l'hôtesse plutôt hésitante : Votre fille a-t-elle des opinions politiques ? Ma
mère répondant que j'étais, de coeur, royaliste, on me trouva aussitôt une
chambre dans cette pension.
Ceci étant, je
n'adhère à aucun parti, n'ai aucune activité politique, vis retirée à la
campagne où je passe le plus clair de mon temps à .. écrire, peindre parfois et
jardiner auprès d'un époux très savant, très charmant et passionné
par divers travaux scientifiques qui nous auront fait voyager dans le
monde presque tout entier.
J'ai un jour de
l'année dernière adressé un premier courrier au Figaro avec adresse
électronique, ce qui m'a valu bien des réponses et bien des commentaires
(c'était à propos de l'Islam et du grand cas que, chez nous, on faisait de cette
religion qui n'est pas la nôtre). Je fais donc partie depuis du Forum lecteurs
du Figaro d'où je répands autant que je peux dans la presse mes idées "de
droite libérale" ui étaient si peu, depuis vingt ans, dans l'air du temps
(qui est semble-t-il en train de changer).
Ceci étant,
nous sommes en guerre, bien des choses déjà se transforment : il faut veiller,
car du lâche abandon qui nous régissait pourrait bien surgir quelque
forme indigeste de répression.....
Bien à vous tous,
Anne AM
"Je maintiendrai !"
"Talmont de la Trémoille", le 26 octobre 2001 :
Bonjour,
Etudiant en droit, 3è cycle, formé à l'école républicaine
(sic !) mais ayant évité le bourrage de crane intempestif des profs gauchistes,
fier d'avoir gardé ma liberté (de penser) et mon honneur (merci Bernanos et
Bainville), je me suis rapidement rendu compte que :
- le république
n'a de république que le mot, c'est en fait une république monarchique ou
plutôt une usurpation de la monarchie
- la révolution
ne s'est jamais faite par et pour le peuple (salaud de Michelet) mais par les
bourgeois contre le peuple
- l'histoire de
France a tout fait pour en grandir certain (Jeanne d'Arc etc...) afin de
créer un écran de fumée, quand elle n'a pas laissé croire que la contre
révolution été réservée à quelques aristocrates cherchant à défendre leurs
biens (et Cathelineau, Cadoudal, les frères Cottereau ??? Merci encore
Michelet)
- La république
n'a jamais rien donné de bon : la I n'en parlons pas (il s'appelait comment
déjà ??? Robespierre ??), la 2 a finit par un désastre militaire (Sedan), la 3
aussi (Montoire), la 4è encore plus (l'Algérie) et la 5è....ça risque de
ne pas tarder !
Bref il est
urgent de redonner à la France le seul régime qui puisse lui convenir et
conjurer les incessantes revendications autonomistes (basques, corses ,
breton...)... une monarchie.
Fermement convaincu que la monarchie est la seule issus
qui s'impose à la France, je vous serez reconnaissant de m'accepter au sein de
votre liste de diffusion.
"Si j'avance, suivez moi,
si je recule tuez moi, si je meurs vengez-moi"
Chat Huant le 27 octobre 2001.
L'esprit royaliste est pour moi la seule façon d'être en accord avec ma
conviction catholique, je pense que c’est un tort de vouloir séparer
l'autel du trône, c'est accessoirement un remède contre la médiocrité qui nous
entoure et qui semble grandir de jour en jour. Déjà ma jeune expérience du
genre humain me fait perdre espoir, chacun semble oeuvrer pour lui-même, même
l'Eglise française semble être corrompue, partagée entre des prêtres
majoritairement progressistes et des fidèles se réclamant du front national ce
qui semble être aux antipodes de l'enseignement du Christ, par ailleurs
l'Eglise française est quelque peu schismatique n'obéissant pas à notre saint
père le Pape jusqu'au catéchisme (qui n'est pas celui préconisé par Rome),
l'espoir je le laisse aux autres, comment revenir à une monarchie dans un pays
devenu laïc et ne pouvant s'appuyer sur son Eglise. Les racines sont pour moi
la preuve d'une certaine stabilité et d'un régime qui a fait ses preuves, la
monarchie fut, est-ce qu'elle sera, j'utilise ce terme de "racine",
car les Français semble renier leurs 1500 ans d'histoire monarchique et
chrétienne, il est cependant exact que ce régime ne doit pas être laissé dans
le passé. La démocratie est certes pour moi une utopie, le peuple peut bien sûr
gouverner par son Roi (c'est ce qu'il fallait entendre). De toute
façon avez-vous raison, la foi royaliste est immortelle, en France les rois ne
meurent pas, la France ne renaîtra qu'avec son Roi. Le seul espoir qui
m'entretient est celui que je trouve chez des personnes telles que vous, et
pour cela je vous remercie.
Duquesnoy,
2 décembre 2001 :
Voici ce qui m'a motivé à rejoindre votre
liste :
Parce
que mes ancêtres étaient Chevaliers au Parlement de Flandres,
parce
que l'un d'entre eux était " Déclaré suspect par la commune révolutionnaire
de Douai, dans ses séances des 7, 8 et 9 juin 1793 et menacé d'arrestation, il
dût émigrer. Rentré peu après en France, une dénonciation le força d'en sortir
de nouveau. Il mourut pendant cette seconde émigration le 25 janvier 1798,
ayant testé à Dillembourg (Hollande) le 9 mai 1795.",
parce
que nous vidangeons les chiottes le 14 juillet de chaque année,
parce
que les médias nous mentent et que la neutralité n'existe même pas (c'est
le minimum),
parce
que dans la famille nous ne votons jamais,
parce
que je suis royaliste,
Parce
que je me sens un peu Vendéen dans l'âme (même combat),
Vous
pourrez me trouver sur les deux listes Vexilla Regis et Vendée Vengée.
J'espère
donc trouver au sein de ces listes un écho à mes pensées, une solidarité non seulement
dans nos idées mais aussi dans la vie de tous les jours.
Sincères
sentiments contre-révolutionnaires.
Eric
Rebaud 11-12-2001 :
J'ai
longtemps cru que j'étais plutôt "progressiste" (avec une forte dose
d'écologie)...Cependant, je m'interrogeais de plus en plus souvent sur le
pourquoi de la décadence de ce Pays...De nombreuses lectures m'ont fait prendre
conscience du rôle déterminant, continu, souterrain de la franc-maçonnerie dans
ce processus. J'ai donc progressivement" viré ma cuti"...Une autre
réalité s'est peu à peu dessinée sous mes investigations et j'ai été sidéré
lorsqu'enfin, il m'est apparu que ce Pays, riche, puissant, beau,
universellement respecté, avait été sciemment "suicidé "en 1789 pour
arriver progressivement au" no man's land" industrialo-banlieusard de
l'Euro-zone où nous nous débattons aujourd'hui.
Les
puissances d'argent, ne connaissant plus aucune limitation ont fait de nous des
zombies amnésiques, acculturés, sans racines et sans Dieu, sans Patrie
enfin....Du bétail au râtelier...
Triste
tableau !
C'est donc
pour moi une véritable conversion: je me suis découvert profondément royaliste,
de coeur, de tête et d'instinct.
Plus fort
encore , mais logique, je retrouve ,après maints détours, le chemin de la foi
de nos Pères. Je rentre dans les églises avec gratitude, je fait le silence et
je demande humblement la force de m'inscrire dans une lignée, dans une
trajectoire, dans une foi et une Espérance. Je me surprends aussi à prier pour
notre Pays, avec ferveur. Voilà pour les grandes lignes de ma
"conversion"...
Et vous,
où en êtes vous sur Vexilla Regis? Vous êtes vous mis d'accord sur l'essentiel
?
Y a-t-il
toujours un "candidat Royaliste" aux élections présidentielles ?
Où puis-je
me procurer une bannière aux armes du Roi à faire voler bien haut sur mon toit
?
Je vous
salue bien cordialement,
Eric
Franco FIX, 15-01-2002 :
Bonjour,
Je
suis nationaliste français, catholique, proche à la fois des
catholiques-sociaux et contre-révolutionnaires, mais aussi de Barrès et de son enracinement
dans la Terre et les Morts.
Je
suis également militant du Front, mais suis comme un certain nombre de jeunes
de notre famille très attaché à l'idée d'union (pas l'unitarisme, mais l'union
sur les principes), c'est pourquoi, loin de l'esprit partisan et électoraliste,
je participe de tout ce qui vise à reconstruire la France, parti ou mouvement,
voire association.
Enfin
je suis persuadé qu'à côté de l'action politique classique, demeure essentielle
l'action de reconstruction sociale, et en particulier le développement de
l'esprit d'association dont parlait Maurras, cet affectio societatis, ces liens
de communauté inhérents à toute société.
Dans
cet esprit, tout ce qui unit est nôtre, à commencer par la famille, la commune,
l'église, le corps de métier, l'armée, la nation enfin...et aussi toutes ces
associations amicales, d'intérêt culturel, religieux, historique ou politique,
qui concourent à faire revivre l'esprit national.
Aussi
j'apprécierai de recevoir votre mailing-liste.
Franco
FIX
Catholix
Bonjour,
Je vous remercie de la confiance que vous m'avez accordée
en m'accueillant parmi vous.
J'ai reçu le
baptême dans l'Église catholique à un âge déjà avancé ( 50 ans ) après quelques
années de recherche.
En fait, je me
suis assez rapidement rendu compte que la dite Église, enfin l'Église réelle,
celle que je fréquentais, était totalement pervertie et sous contrôle
maçonnique. Je dois dire que ce fut assez terrible. Vous demandez : "Deum ostende" et vous voyez le
diable. Ce que j'ai vu et touché est véritablement effarant. Peut-être le
raconterais-je un jour.
A partir de là,
mon parcours a été assez logique : rapprochement des traditionalistes
"ralliés" dans un premier temps, puis des traditionalistes "en
désobéissance" le jour où j'ai compris que, même si ce n'est pas leur
intention, les "Ecclesia Dei" sont indispensables à l'Église
moderniste. En effet, non seulement ils constituent pour elle un objet de
détestation offert en pâture à la haine des pharisiens, mais surtout, et bien
que n'ayant aucun pouvoir réel, ils lui servent de paravent d'orthodoxie permettant
le cas échéant d'affirmer que rien n'a changé. De même, "la droite"
parlementaire permet-elle à la Révolution de subsister.
Je n'ai jamais
été de gauche. J'étais donc "de droite", mais au fond sans savoir
vraiment pourquoi, disons par détestation de l'esprit de révolte et de
l'immoralité. Bien qu'ayant fait des études supérieures (scientifiques), je
dois dire que je n'ai compris que très tard, c'est à dire après mon baptême, le
sens de ce qui se passe en France et dans le monde depuis 250 ans.
Il me semble
qu'un grand nombre de gens honnêtes et même cultivés sont dans ce cas, mais
l'ampleur du bouclage maçonnique est tel qu'ils ne peuvent en sortir sans
s'être heurtés eux-même à la bête puis avoir dévidé avec rigueur l'écheveveau
dont un brin s'offrait à leur prise.
Deux livres ont
participé de manière décisive à ma prise de conscience : les
"Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme" de l'abbé Barruel
et "Deux idoles sanguinaires : la Révolution et son fils Bonaparte"
de Léon Daudet. Dieu bénisse ceux qui me les ont fait connaître (Gérard Tronche
<thomiste@wanadoo.fr> pour le
premier et "Bibliothèque royaliste" <biblioroyaliste@free.fr> pour le
second).
Il est ainsi
devenu progressivement évident pour moi que seule la monarchie était compatible
avec ma foi et que nous vivions un régime monstrueux qui n'est que
l'actualisation (au sens métaphysique du terme) en cours de développement des
principes illuministes.
Je n'ai pas le
temps d'en dire plus pour ce matin.
Très
cordialement,
In Christo Rege
Catholix
Vive le Lys 7-02-2002.
Voici un petit résumé de ce que je pense:
La république n'est pas un bon système pour la France (c'est même
un pléonasme!). Depuis plus de 200 ans la France est en déclin. La
"majorité" politique en France change tous les 2 ou 3 ans, mais
finalement c'est toujours la même chose. Les hommes politiques ne pensent pas à
la France, mais seulement à être réélus. Ils n'ont aucun respect de la Vie, des
vraies valeurs, de la vraie France...
Face à ce constat, une seule solution peut sortir la France du
marasme, des socialo-communistes et autres francs- maçons... Cette solution
c'est la monarchie. Une vraie monarchie... Un Roy légitime qui n'a pas à se
préoccuper d'être réélu, mais qui penserait au bien de ses sujets, au bien de
la France. Un Roy catholique qui ré instaurerait une politique en faveur de la vie,
une vraie politique familiale, qui redonnerait à la France sa grandeur et son
indépendance, qui ferait de la France un pays où il fait bon vivre... Ceci
n'est pas un rêve, je suis persuadé qu'un jour nous conduirons notre Roy à
Reims pour le sacre.
VIVE LE ROY
Le
Schtroumpf du Roi, 11-02-2002.
Bon, je tente un dernier résumé, après, promis,
j’arrête d’embêter tout le monde, je retournerai m’occuper de Callimaque ou de
Li-Po… je vous citerai des vers.
Le capitalisme – qu’il faut appeler pour
être précis techno-capitalisme – a un mode de fonctionnement propre qui lui
fait intégrer à son fonctionnement ses propres dysfonctionnement. (cf l’Anti-Œdipe).
Il est parfaitement vain d’attendre qu’il s’écroule sous ses contradictions,
puisqu’il s’en nourrit justement. Cela lui donne un caractère encore jamais vu
dans l’histoire humaine, fait que les sociétés qu’il touche auront des
caractéristiques sans commune mesure avec ce qui a existé. Cela voue à l’échec
toute tentative de faire revivre de vieilles formes politiques ou sociales. Il
touchera toutes les sociétés par la seule raison qu’on vit mieux avec que sans
ce techno-capitalisme, seul système qui a prouvé – malgré ses imperfections –
qu’avec lui on ne crevait pas généralement de faim.
Le pays phare de ce techno-capitalisme est
les Etats-Unis d’Amérique, seule des deux « supra-sociétés » décrites
par A. Zinoviev ( La suprasociété globale et la Russie) à avoir
survécu à la guerre froide. Toutefois il ne faut pas confondre le fait que les
Etats-Unis sont les plus avancés dans cette voie et cette voie elle-même.
Il y a autant de distance entre les sociétés
(exprimées classiquement comme des Etats-nations) et cette supra-société qu’il
a pu y en avoir entre le clan ou la famille élargie et la société.
Si bien que nous ne savons pas du tout ce
que sera demain exister pour un peuple. On peut légitimement douter
que les cadres anciens, même les plus stables, survivront à ces changements.
Les idées d’Etat, de nation, de territoire même seront sinon abandonnées, du
moins considérablement modifiées.
Ces changements ne sont pas le fait du démon
et prier NSJC, même à grands coups de larmoiements rageurs, ne dispense pas de
chercher à les penser.
La seule autorité qui au Moyen-Age puis à la
Renaissance s’est trouvée confrontée à des changements qui ressemblent un peu à
ce que nous vivons est la royauté. Elle à fait la preuve qu’elle pouvait
s’adapter à de tels changements.
C’est précisément pour cela que je crois que
la royauté est un meilleur système que les autres pour aller dans cet inconnu
qui s’ouvre. Je crois en revanche que s’il s’agit d’administrer la section
« France catholique, royale et traditionnelle » d’un éco-musée, la
république ou n’importe quoi d’autre le fera fort bien, pas besoin de s’acharner
à ramener un roi sur le trône.
Le schtroumpf du roi
F. Dupont 30-03-2002.
Ave,
Pourquoi suis-je royaliste?
Je ne me suis jamais posé la question.
C'est comme ça. Un peu comme on
croît en Dieu, à la multiplication des pains, à la consubstantialité de la Sainte
Trinité, au Filioque. Pourtant avec un
papa gaulliste de gauche (ou de droite je ne sais pas), et une maman qui lisait
Point de Vue Image du Monde (mais qui fait très bien la blanquette), j'étais
mal parti.
Je me rappelle que tout jeune déjà
j'aimais collectionner les armoiries qui ornaient la première page de
PVIM. C'est jolie des armoiries. Superbes, les pleines armes de France. Ca doit être une bonne raison ça pour être
royaliste.
Alors voila, c'est comme ça.
Bien sûr, plus tard, (c'était quand
déjà?), j'ai lu tous les livres (non la chair n'est pas triste du tout), la
question dynastique, les lois fondamentales...
Et le plus surprenant, et qu'avec tous ces rasoirs qui pontifient, je
suis resté royaliste.
Je ne sais pas si j'ai de bonnes raisons d'être royaliste,
certainement aucune d'être républicain.
Et puis cela n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui compte, quand on est royaliste, c'est
l'acceptation d'un ordre ancien qui nous dépasse; où le n'arrive pas avec son
moi, ses droits, et tout le saint-frusquin...
C'est tout simplement de
soumettre son orgueil à la beauté de la création divine.
En fait, être Royaliste, c'est croire
en Dieu.
Moriturus te salutat,
F DUPONT
Vice-Consul de Patagonie près l'Agong
di Pertuan et son cousin le Sultan de Brunei
Dupo Dormiens Nunquam Titillandus
Micky 29-04-2002 :
... Je souhaite trouver dans votre liste un lieu d'échanges
courtois, où retrouver des gens partageant ma sensibilité royaliste.
Royaliste par tradition familiale confirmée par mon adhésion personnelle, nationaliste et catholique, je n'ai pas par mes engagements la volonté d'appartenir à un "camp" en rivalité avec d'autres.
Au contraire, ces convictions traduisent mon attente d'une
véritable réconciliation nationale, dans un pays divisé par la Révolution,
aggravée par l'épuration gaullo-communiste de 45 et le terrorisme intellectuel
post-68.
Royaliste, je pense que cette réconciliation ne pourra
pleinement se faire sous le régime actuel. Ou bien qu'une réconciliation
nationale aboutira nécessairement à renouer avec le régime qui fut le plus
naturel à la France.
A ce titre, je considère l'actuelle élection présidentielle
comme symptomatique. Au soir du 5 mai, l'élu ne sera pas le président "de
tous les français", mais un chef de camp.
Nationaliste, en attendant le retour du seul régime légitime, je
prends position sur les sujets liés à l'actualité politique, mais avec en visée
ma perception de l'intérêt de la nation. Il m'est arrivé à ce titre de prendre
position en faveur du 'deuxième homme' de ce scrutin, mais sans me sentir
inféodé à son parti. A lire quelques messages sur votre liste, je ne semble pas
un cas isolé...
Catholique, je ne donne pas d'autre sens à mes engagements
royalistes et nationalistes que celui de retrouver une nation travaillant à la
gloire de la Chrétienté. Ils lui sont subordonnés.
D'ordinaire discret dans mes engagements, j'espère trouver dans
votre liste de quoi contrebalancer mon isolement, ainsi que l'occasion
d'approfondir mes connaissances.
Cordialement,
Micky
Paul
T. 14-06-2002.
Andre
Clert a écrit :
<<
Paul T. et le SduR, dans plusieurs messages récents, nous disent qu'il faut
arrêter de rêver .>>
Mon
cher André,
Malgré les apparences, SdR et moi rêvons aussi, puisque nous persistons à fréquenter VR. Simplement ,et pour mon compte personnel, SdR pense peut-être autrement, il m'arrive parfois d'avoir des réveils douloureux car lucides.
Entre quelles rives naviguons-nous ?
L'une dominée par la fabrication quotidienne
de dollars ( how many dollars did you made, today, George ?) à tout prix. Ils nous vendront la corde
pour les pendre disait Lénine qui pour
le coup n'avait pas tort.
L'autre coincée dans une folie idéologique
et toute plongée dans l'orgueil qui tuera l'humanité au nom de chimériques
droits de l'Homme. Au milieu un îlot basané et furieux qui ne vit que pour
faire tomber notre Croix.
Et nous qui pensons bêtement qu'il serait
si facile d'être heureux au pied de notre arbre ou dans la pénombre douce de
nos cathédrales. En cela nous rêvons et quitte à rêver, nous nous rêvons un
Roi.
Cependant, il reste néanmoins une lueur
d'espoir, bien faible et bien vacillante certes mais réelle . Lorsque le
courant entre les deux rives et près de l'îlot se transformera en tourbillon
furieux, le recours au Roi sera appelé pourvu que le Roi soit alors visible.
Quel Roi? Celui que tous verrons. Cette visibilité, c'est à quoi nous
travaillons maladroitement, sans efficacité apparente, comme des fourmis. En
cela nous ne rêvons pas.
Bonne nuit à ceux qui seront encore à leur
clavier tout à l'heure et bonjour à ceux qui me liront demain matin.
Paul
T.
Colonel Toulouse, 26-08-2002.
Présentation
1. Qui est le Colonel Toulouse ?
Le Colonel Toulouse est une barbouze,
remarquablement interprétée par Jean Rochefort dans l'excellentissime
"Grand blond avec une chaussure noire". Est-ce à dire que je suis
également une barbouze ? Non, le personnage me fait beaucoup rire, c'est tout.
J'admire son goût pour la stratégie tordue et son sens esthétique. A la fin du
"Retour du Grand blond", défait par ses adversaires démocrates, il
simule un suicide et s'enfuit (probablement au Brésil, si on est cohérent).
2. Quelles sont mes options politiques
?
Je suis royaliste, évidemment, mais
franchement fascisant, du moins au sens bolchevique du terme (c'est-à-dire que
je ne suis pas stalinien, en fait). J'ai du fasciste un certain goût pour les
régimes autoritaires, mais surtout pour leur esthétique.
3. Pourquoi je suis royaliste ?
Parce que je ne suis pas démocrate ;
parce que je ne suis pas vraiment fasciste, non plus. Je suis pour un Etat fort
dans ses prérogatives ("régaliennes", pour faire mon petit
nostalgique maurraso-pétainiste), mais exclu de la sphère de la société civile
("l'autorité en haut, les libertés en bas", et paf ! la nostalchie
refait surface) - c'est-à-dire l'exact inverse de la "démocratie
totalitaire" actuelle (oui, je sais, je viens de citer Jean-Marie Le Pen -
c'est mon côté gauchiste). J'espère donc beaucoup dans le sacre de notre Roi,
quel qu'il soit, même si j'ai une préférence marquée pour Louis.
4. Opinions globales ?
Je suis indifférent à l'Euro (j'aime
particulièrement la pièce de dix centimes italienne, superbe) et au capitalisme
d'une manière générale, je suis anti-islam (pro-Croate contre les Serbes,
pro-Serbe contre les Albanais, pro-Israëlien contre les Palestiniens,
pro-Américain contre les Afghans), je peux pas blairer les gays, les
communistes et les francs-maçons, je suis pour la libéralisation du droit de
détenir et de porter des armes, je suis pour la peine de mort, mais contre
l'avortement, et je suis écolo ma non troppo.
5. Livres favoris, actuellement :
Burroughs, les cités de la nuit
écarlate - Mishima, la mort en été - Foncine, le foulard de sang - Ellis,
Glamorama - Barbey d'A., les diaboliques - Jean Genet, Pompes funèbres.
6. Films favoris, actuellement :
Lynch, Lost highway - Cameron, Terminator - Robert, le
grand blond avec une chaussure noire - Loncraine, Richard III - Scott, Black hawk down et
bien sûr le Seigneur des Anneaux de l'excellentissime Peter Jackson.
Voila, pour compléter, je suis
sympathisant du PNR
(http://www.pnr.da.ru).
Ciao,
C/T
"Maybe I'm just
like my Mauser,
She's never
satisfied".
Aingea Framont,
Bonjour
à tous,
Me voilà inscrite à votre conjuration, je tiens à vous présenter les raisons de cet engagement.
Pourquoi rejoindre cette liste, car il me faut l'avouer , je ne suis point une "royaliste pratiquante". Malgré tout, l'histoire du génocide vendéen me touche. Peut être est ce le fait que je descend moi même d'un peuple qui a subit son élimination du fait de son appartenance à une terre, ses racines et ses traditions. Vint aussi la lecture de livres sur la guerre de Vendée, lesquels me permirent de comprendre ( historiquement et non académiquement...) l'évènement, puis de m'attacher à ce peuple.
En conclusion , mes motivations ne sont pas très explicites. Mais d'apprendre qu'en 1945, le parti communiste choletais détruisait le monument du "Vendéen" de Cholet à la dynamite, me font croire que le combat n'est pas terminé...
Voilà
pourquoi je vous rejoins aujourd'hui.
Merci,
a bientôt.
Annelysdefrance, 14-10-2002 :
Pour une fois, j'aimerais, sans répondre directement à certains
messages, exposer clairement ma position sur des sujets qui fâchent (religion,
racisme, et autres...)
Pour moi, le royaume de France est un pays de grande majorité
blanche et de civilisation chrétienne.
J'ai bien dit "grande majorité blanche" et non
"exclusivement blanc".En effet, bien avant que les Alsaciens, les
Lorrains (sauf à Metz, Toul et Verdun), les Savoyards ou les Niçois soient
Français, nos rois avaient des sujets noirs aux Antilles, à la Réunion, au
Sénégal. Ils avaient des sujets indiens au Canada et dans le Sud des Etats-Unis
actuels. Ils avaient des sujets dans l'Inde...
Ce qui signifie qu'à mes yeux, nous devons accepter comme des
nôtres, quelle que soit la couleur de leur peau et leur ethnie, ceux qu'une
histoire multiséculaire lie à nous.
J'ai de même dit "de civilisation chrétienne", non
"de religion chrétienne", parce que, même si je crois que la religion
chrétienne, catholique, apostolique et romaine est inséparable de la royauté
française, je crois qu'il faut et qu'il suffit d'en accepter la civilisation et
les principes, même si l'on n'en est pas croyant ou pratiquant, pour être
fidèle sujet du roi.
Ce qui exclut, bien entendu, quelle que soit la couleur de leur
peau, leur ethnie ou leur religion, les "Français de papier" qui ne viennent
que pour tirer profit de notre civilisation et de notre travail.
Cela dit, je persiste et signe :
Vive le Christ-Roi ! vive le roi !
Anne
Cyril,
17-12-2002.
Bonjour, cette lettre n'est pas celle d'un fasciste ou celle d'un réactionnaire, mais celle d'un progressiste, d'un progressiste pour qui la monarchie représente l'avenir. Je souhaite une monarchie démocratique dans laquelle le roi joue le rôle d'un arbitre et surtout pas celui d'un dictateur. La France a besoin d'un chef, ce chef ce sera le roi. Le XXI ème siècle aura besoin d'un Henri IV ou d'un Louis XIV qui de son empreinte marquera la France. La république, qui fait tous les cinq ans un président n'est pas un régime assez stable pour que le président puisse faire de grande choses, de plus, le roi auréolé du passé de ses ancêtres pourra donner de la France une image de grandeur à l'étranger. J'ai eu l'occasion d'interviewer des hommes politiques de tout premier plan et des proches du président, tous disent que la République est mal adaptée à la construction d'un véritable destin pour la France. Mes motivations exposées, j'espère que vous voudrez bien m'inscrire sur votre liste. Journaliste dans la rédaction d'une célèbre chaîne de télévision je ne peux vous dévoiler mon identité je vous demanderais seulement de m'appeler Cyril (l'adresse mail n'indique pas mon véritable nom). Mes motivations exposées, j'espère que vous voudrez m'accepter parmi vous.
Pour
que vive la France, vive le Roi!
Cyril.
Marc : 19-12-2002 :
Bonjour à tous!
Je m'appel Marc, j'ai vingt-trois ans et habite
Orléans. Je suis royaliste depuis un an environ. L'origine de mon royalisme et
dû à ma passion pour l'Histoire de France, puis politique ensuite. Au début je
pensais être l'une des rares personnes à être royaliste, mais j'ai pus voir sur
Internet qu'il y avait pas mal de sites consacrés à ce sujet.
Pour l'instant je n'est pas de préférence pour le
prétendant au trône. Mais je souhaite qu'il y arrive vite, car je pense que
seule une monarchie pourrait faire avancer ce pays, parce que ce n'est pas avec
un Président de la République élu pour cinq ans qui le ferra, ce n'est
d'ailleurs pas assez long pour mener à terme son programme et ses engagements
(s'il les tiens). De plus, si après ce quinquennat, c'est le parti adverse qui
vient au pouvoir, il ne continuera pas le programme et ferra le contraire. Je
pense que ce système politique est un frein pour la France.
J'espère que mes arguments suffirons pour ma présentation.
Vive le Roy!
Marc
David, 8 janvier 2002 :
J'ai omis de me présenter plus tôt,
je vais donc rattraper mon retard. Je suis un royaliste légitimiste vivant en
France, parmi mes ancêtres je compte des nobles et des roturiers, et je viens
de créer un site internet plus un autre que je dois encore améliorer)
concernant le prétendant légitime au trône de France:Louis Alphonse de
Bourbon ; L'adresse:
http://cf.geocities.com/legitimiste03/clublouisxx.html
J'éspère que ce site fera un peu plus connaître l'idée légitimiste dans notre
pays, même si ce n'est pas grand-chose, mais s'il plait au moins à une
personne, c'est déjà ça de gagné.
De plus j'aimerais voir de quoi
discutent les royalistes dans cette liste.
J'éspère avoir donné suffisamment
d'informations,
Cordialement,
David
Serge B.20/09/2003 :
Je me présente donc ,75% de savoyard ,25% de breton donne forcément un très mauvais caractère, surtout qu'avec l'âge ça ne s'arrange pas. Je verrais bien la Maison de Savoie prendre en mains les destinées de la France. Et abomination de la désolation je suis partisan de la Messe Tridentine de Saint-pie v ,vu que je l'ai servie longtemps en étant préposé au "Missale Romanum, vous savez le gros livre rouge que seul le prêtre et le premier enfant de choeur avait le droit de toucher. A Dieu va!
Condor T, 9 mai 2003 :
Bonjour a tous,
Me voici enfin inscrit a Vexilla Regis.Je vous
envoie ces quelques lignes pour me presenter rapidement et vous faire part de
ce qui m'a motivé a m'inscrire. Ces motivations sont simples:
J'adhère aux idées royalistes et je pense que seul
un roi sera capable de relever la France qui sombre dans la misère depuis 200
ans.
J'espère d'ailleurs fermement un jour son retour.
Catholique, je suis certain que le salut de la chrétienté en France est lié à
la monarchie.
Quant a la question du prétendant, peu m'importe
pourvu qu'il incarne le principe royal et qu'il soit prêt a répondre a son
rôle. en cela je me place plutôt chez les Légitimistes, mais je serai du coté
du premier prétendant qui se présentera clairement comme capable de répondre a
sa mission.
Hélas, il n'est pas facile de penser tout ça isolé
(quoique j'ai rejoint cette année un milieu plus propice en ayant choisi de
préparer l'Ecole Navale dans un des lycées militaire resté suffisamment
"tradi"; Deo Gratias), dans une France républicaine et laïque, dans
un milieux assez identique, il faut le dire.
C'est pourquoi, je pense que même si ma
participation a cette liste ne pourra pas être très active, il est bon de
profiter de cette occasion , ne serait-ce que pour participer à l'unité
des royalistes (ils en ont bien besoin). Cela est rassurant de savoir qu'il
existe encore des hommes raisonnés qui aspirent au Bien de la France et de
l'Eglise et qui regrettent la Monarchie. Voila ; Bien sur, ceci n'est pas une
"profession de Foi" complète et détaillée, mais j'espère que ces
quelques lignes suffiront a vous éclairer sur mes idées.
Vive Dieu, Vive le Roy, Vive la France.
Condor T
Anne Lys de France, le 1er
juin 2003 :
Ce qui nous unit, c'est que nous sommes tous convaincus que le système
royaliste, avec son souverain désigné par sa naissance et donc non soumis aux
contraintes (recherche d'argent, soumission aux lobbies, etc...) d'élections
successives, n'ayant personnellement aucun intérêt financier et une volonté
essentielle : accroître la beauté et la prospérité de son royaume, ou, au
moins, les conserver, pour lui-même d'abord, pour son fils et héritier naturel
ensuite, est le moins mauvais système politique, particulièrement en France.
Et le refus absolu, systématique, de la République corruptrice des uns,
folle et utopiste des autres, corrompue pour tous dont nous voyons les vices
s'accroître chaque jour..
Tout le reste, effectivement, peut nous diviser.: la branche
familiale dont devra sortir le Roi, notre religion ou notre façon de la
concevoir, notre projet même pour la royauté.
Mais il me semble que notre unité peut se faire sans mal (et, de fait, se
fait) sur ce qui ne nous divise pas.
Et afin de nous réjouir, je vous cite les premières lignes de l'éditorial
de Christine Clerc dans le "Figaro-Madame" d'aujourd'hui (pour une
fois qu'il y a quelque chose d'intéressant dans ce supplément de luxe d'assez
mauvais aloi du "Figaro" !) :
"Est-ce parce que nous avons été gavés l'an dernier d'hymnes
républicains ? ou parce que nous sommes déjà saturés, cette année, de slogans
syndicaux ? Dans l'air de ce printemps 2003 se glisse comme un parfum de
royaume de France. Bouffées de lys, odeur de buis taillé. Et ce très vieux cri,
au loin : "<<Dieu et mon roi !>>".
Vive le Christ-Roi ! vive le roi !
Amitiés
Anne
Xavier Couvert, 28 juin 2003 :
Pour moi, les choses sont simples :
L'objectif d'un forum comme celui-ci devrait être la volonté de restaurer
notre pays, notre patrie, en ce qu'elle a d'essentiel.
La politique, c'est la "res publica", la "chose
publique", c'est donc la recherche du bien commun. Parce que c'est seulement
par le Bien commun que chaque membre du Pays peut s'épanouir, et connaître,
comprendre, trouver où est son bonheur. La finalité de tout homme est la Vie
éternelle. La finalité de toute société est de mettre en place les institutions
qui permettent à chaque homme de réussir sa vie, c'est-à-dire d'acquérir sur
terre ce qui lui permettra d'aller au Ciel.
Les moyens pour restaurer le Bien commun, c'est la gestion du pays par les
institutions publiques, celles qui fondent la vie en société : de la Famille,
la première des institutions, la cellule de base de la société, à l'Etat, en
passant par les multiples institutions intermédiaires, les "corps
intermédiaires", que sont les entreprises, les institutions régionales,
communales, les corporations professionnelles, etc....
Pour pouvoir régir au mieux cette multitude d'institutions, faire en sorte
qu'elles puissent vivre et se développer, il faut des règles du jeu, les lois
du pays, qui reposent sur les lois non écrites, les lois naturelles. Pour faire
respecter ces règles, l'Etat s'appuie sur ses bras séculiers (ses pouvoirs
régaliens) que sont la justice, la police, et pour protéger son peuple des
éventuelles agressions extérieures, l'armée.
Pour que ces règles soient les meilleures possibles, l'Etat doit se
protéger de ses ennemis. Mais quels sont ces ennemis : ce sont les
Révolutionnaires, ceux qui veulent détruire l'Etat, parce que Satan refuse la
fin ultime de l'homme, le bonheur éternel, et souhaite donc détruire les
institutions qui permettent à l'homme d'atteindre sa finalité.
Depuis deux siècles (et plus), Satan est le Maître du pouvoir. Nos
institutions ne permettent donc plus aux hommes d'atteindre leur finalité : la
vie éternelle.
Si nous sommes clairs sur la finalité, ce qui n'est déjà pas certain...,
nous avons donc, me semble t'il, deux dimensions dans nos réflexions et dans
nos actions :
- la première : la restauration des institutions : la famille, les
corporations professionnelles, les institutions intermédiaires, communales,
régionales, les associations de bienfaisance, etc....
- la deuxième : le combat permanent contre ceux qui veulent détruire les
institutions. Encore faut-il les connaître. Ils se regroupent sous le vocable
classique, la Révolution. Et se distinguent de multiples façons : des
institutions vérolées et corrompues, la famille détruite, l'école et les
métiers assassinés, les communes irresponsables, une justice sans repaire, une
armée qui sert à tout sauf à sa destinée naturelle, etc...
Et ces institutions corrompues et vérolées sont dirigées de main de maître,
par les ténors de la Révolution, ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre, les
sectes sataniques, dont la Franc-Maçonnerie est la première, la plus importante
et la plus efficace.
Ces deux combats sont absolument indissociables l'un de l'autre et se
nourrissent mutuellement. Pas possible, par angélisme, de vouloir restaurer une
vraie monarchie respectueuse du Bien commun, protectrice des familles et
permettant à chacun d'accéder au Bonheur, à la Vie éternelle, en refusant de
combattre les ennemis de l'ordre naturel et chrétien.
pypm,
19-09-2003 :
Bonjour
!
Je
viens sur la liste suite à l'émission de Serge de Beketch hier. Je ne sais pas
si je suis royaliste, pour la bonne (?) raison que je ne vois pas la France
prête à accueillir un roi. Je suis royaliste dans le principe, par contre pour
la mise en oeuvre.... je crains qu'il ne faille attendre. Je suis donc
très curieux de lire ce qu'en disent les abonnés de Vexilla Regis.
J'ajoute
qu'il y a au moins une chose dont je suis sûr: je ne suis pas républicain.
Cordialement,
pypm
Jean-Michel Lehaire, 19-09-2003.
Bonjour !
Je tiens tout d'abord à remercier Messieurs Serge de Becketch et
Jean-Richard d‘Amphernet pour leur si brillante intervention sur les ondes de
Radio Courtoisie.
Petit-fils d'un "Camelot du Roi" et d'une militante de
l'"Action française" ; fils d'un militant "Action
française" qui fut conduit à s'égarer dans la "Division
Charlemagne" pour poursuivre sa lutte contre le "Komunisme" ; le
principe royal est au coeur de mes réflexions et de mon action. Je suis à
l'école du Front national en qualité d'adhérent, de militant et de candidat et
j'ai adhéré cet été à l'"Alliance royale" pour préparer, à ma modeste
échelle, l'arrivée de la lumière après deux siècles des "lumières
éteintes", selon la trop exacte formule de Jean Dutourd.
Suivant la leçon de Charles Maurras : "Politique d'abord",
j'aimerais voir renaître un rôle politique majeur de la royauté et y prendre
une part active et féconde.
Voilà la simple ambition qui alimente mon désir de rencontrer des
personnes qui ont la même motivation, qui ont entrepris le même combat pour le
salut de la nation et des hommes qui la composent.
Je vous remercie de votre attention.
Que Dieu vous garde !
Montjoye Saint-Denis !
jml
Catulle, 20/09/2003 :
Bonjour les amis, mon pseudo, Catulle, ne vous en dira pas plus que les
idées que je défends depuis que ma digne mère m'a fait comme je suis et que je
suis devenu un royaliste utopique aux yeux de certains. Convaincu du rôle
réunificateur et transcendantale de la fonction royale (l'alter Christus) dont
le symbole premier serait la croix, comme notre ami, pypm, je ne vois pas
beaucoup de prétendants de nos jours qui nous donnerait un signe apparent de majesté...
Je vous lis tous attentivement depuis deux jours, pour la première fois, et
mise à part les chicaneries et l'humour au second degré de certains
commentaires, je constate que le terme de "conjurés", s'il commence
mal, fini tout même avec l'espoir de bien juger. Lorsque l'un de vous s'engage
à casser la gueule aux sceptiques qui douteraient de la virilité du Prince
Louis, au point de laisser croire aux royales performances de sa belle santé,
j'avoue ne pas être un lecteur assidu de la "presse people". Aussi,
je me déterminerai sur ce point dès lors que le prétendant sera doctement tâté
et déclaré : "bene pendentes"... Comme cela avait lieu aux élections
papales des premiers temps. Est-ce que Naillac Louis serait d'accord pour
officier ainsi devant nous tous ?... Avec des gants, bien sûr ! Alors,
s'agissant de légitimé héréditaire ou de tare historique, il m'est revenu à
l'esprit que Pierre Corneille avait écrit CINNA : une tragédie de la
conjuration qui se termine bien... Corneille achève sa pièce ainsi : Auguste,
lorsqu'il est indigné, accablé, prêt à céder aux affres de la tyrannie, prend
sur lui la décision de s'élever à une dimension supérieure par l'application de
la clémence ; il entraîne ainsi la conversion des conjurés. Le monde de la
tyrannie (entendre les idées de gauche et de la démocratie libertaire) bascule
alors dans la souveraineté légitime et les conspirateurs accèdent à cet univers
lumineux sans qu'il soit nécessaire de juger ou de trancher sur leur légitimité
contradictoire.
Avec toutes mes amitiés, bon week-end à tous et que Dieu nous donne vite un
Roi !
Annelysdefrance, 20/09/2003 :
Je pense qu'il est bon que les anciens se présentent, eux aussi, aux
nouveaux. Donc, pour M. B. et pour vous :
Je suis royaliste depuis mon enfance, bien que née dans une famille qui ne
l'était pas, sous l'influence de mon plus ancien ami d'enfance.
Je suis une ancienne du CNRS, aujourd'hui retraitée, grand'mère, et l'une
des plus âgées de cette liste.
Légitimiste par raisonnement historique, mais en fait partisan du
"premier à Reims", catholique traditionnaliste, tendance fraternité
Saint-Pierre, mais sans hostilité ni pour les conciliaires (sauf quand ils font
trop d'erreurs - et je suis gentille) ni pour la fraternité saint Pie X (sauf
contre ceux de ses membres qui sont vraiment trop dogmatiques), et toujours
avec l'idée que rien ne doit diviser les chrétiens ... ni les royalistes.
Vive le Christ-Roi ! vive le roi !
Anne
jml,
le 23 septembre 2003 :
Bonjour
!
Je tiens tout d'abord à remercier Messieurs Serge de Becketch et Jean-Richard
Denfernet pour leur si brillante intervention sur les ondes de Radio
Courtoisie.
Petit-fils d'un "Camelot du Roi" et d'une militante de l'"Action
française" ; fils d'un militant "Action française" qui fut conduit
à s'égarer dans la "Division Charlemagne" pour poursuivre sa lutte
contre le "Komunisme" ; le principe royal est au coeur de mes
réflexions et de mon action. Je suis à l'école du Front national en qualité
d'adhérent, de militant et de candidat et j'ai adhéré cet été à
l'"Alliance royale" pour préparer, à ma modeste échelle, l'arrivée de
la lumière après deux siècles des "lumières éteintes", selon la trop
exacte formule de Jean Dutourd.
Suivant la leçon de Charles Maurras : "Politique d'abord", j'aimerais
voir renaître un rôle politique majeur de la royauté et y prendre une part
active et féconde.
Voilà la simple ambition qui alimente mon désir de rencontrer des personnes qui
ont la même motivation, qui ont entrepris le même combat pour le salut de la
nation et des hommes qui la composent.
Je vous remercie de votre attention.
Que Dieu vous garde !
Montjoye Saint-Denis !
jml
Le Saint, 14 octobre 20032 :
…quelque chose comme :
Française; Français
La république des marchands a montré ses limites. Les gens qui ont pris le
pouvoir vous ont menti ! Depuis un peu plus de deux cents ans, ils promettent à
qui veut entendre un bonheur terrestre universel. Il ont pour cela libéré en
vous tous les désordres que des siècles de catholicisme avaient réussi à
contenir nous permettant de canaliser nos énergies pour faire de notre pays
: la France, la première puissance mondiale... du temps de Louis XVI.
Nous ne pouvons revenir dans le temps d'abord matériellement, ensuite parce
que nous sommes tous modelés par le rouleau compresseur des mensonges
républicains. Nous pouvons par contre rebondir sur ces erreurs en redonnant à
la France un pouvoir qui remettra ces marchands à leurs affaires
commerciales et à un pouvoir indépendant que nous appellerons notre Roi et qui
aura le devoir d'assurer l'exercice d'une Justice sans faille dans les affaires
et, dans notre vie publique.
Ce Roi sera catholique parce que cette religion est aux racines même de
notre pays et que malgré les successifs poisons qui nous ont été administrés
pour nous faire tomber dans la torpeur, malgré les accusations portées sur les
représentant de la catholique France, cette religion est notre religion et sert
de référence universelle au bon équilibre des mœurs et des relations civiques.
....
LESAINT
au clavier levé
Bertrand Lambert, 14-12-2003 :
On peut aussi être royaliste, sans être vraiment chrétien, cela relève
d'une analyse politique et pragmatique, On peut être syndicaliste et royaliste
(je le suis), On peut être syndicaliste authentique, actif, engagé, et ne pas
être de gauche (je le suis).
Un forum, c'est un lieu de discussions, ou chacun doit avoir une certaine
politesse, sinon, autant aller s'engueuler au bistrot du coin, avec les
poivrots de service, Les royalistes ne sont pas des bêtes curieuses, mais des
citoyens, plus intéressants que beaucoup, car désintéressés, ce qui est rare
dans ce monde, et en tout cas pas concernés pour eux par les enjeux électoraux
du moment (même si quelques hurluberlus se disent royalistes tout en nourrissant
des ambitions et en essayant de construire des lobbies dans ce sens...ils
n'iront pas loin, comme d'habitude) Les royalistes, grâce a Dieu, on en trouve
partout, dans tous les milieux sociaux, professionnels, religieux,
philosophiques, artistiques, etc. etc. et dans toutes nos provinces, voire même
dans de nombreux pays, avec leurs spécificités.
Et ce, même et surtout s'ils sont d'Action Française, celle ci se
caractérisant essentiellement par une méthode de pensée, une attitude positive
et empirique, critique et constructive, etc... A priori, ils méritent la
sympathie, et n'exigent pas qu'on soit d'accord avec eux sur tout, et
partout... Affaire de méthode! (L'antipathie ne naît pas de la peur, et la peur
ne génère pas nécessairement de l'antipathie?) Et justement, avec un peu de
pragmatisme et de méthode pourquoi et comment ne pas trouver des points
d'accord? Pourquoi partir de cet a priori selon lequel on ne serait
systématiquement pas d'accord, et/ou on ne trouverait pas de sympathie? Je ne
comprends pas très bien! D'ailleurs le simple fait de participer a un forum,
suppose ou crée quand même une certaine forme de fraternité (qui n'a pas besoin
d'être maçonnique!)
Présentons-nous
donc à neuf, puisque je suis resté éloigné de VR trop longtemps pour prétendre
renouer le fil d'une participation qui date de plus d'un an.
Libéral
sinon libertarien, capitaliste convaincu, américanophile comme on pouvait être
anglophile curieux aux lendemains de la glorious Revolution, et encore malgré
tout convaincu que la royauté pourrait aider la France à saisir les changements
que promet l'occident-monde qui vient pour peu que les royalistes se défassent
de quelques déplorables habitudes qui tournent au fétichisme intellectuel et
masturbatoire et leur font sentir le moisi et la poussière des siècles plus que
le vent de l'avenir. Ajoutons catholique, version. hum. disons tradi
hétérodoxe. Ca existe ? :o) Plus porté à l'héritage néo-platonicien des Pères qu'à
la scolastique d'inspiration aristotélicienne, plus du côté de la lumineuse
théologie de Jean Scot que de la loudeur un peu bovine de Thomas d'Aquin.
Certains ajouteront raciste, voire fasciste et autres qualificatifs amènes,
mais ce sont de mauvaises langues, nous les ignorerons donc avec superbe.
Pour
ceux qui ont une autre adresse mail, utilisez-la : sur celle-ci tout ce qui ne
provient pas de VR est impitoyablement dirigé vers la poubelle comme impropre
même à entrer dans la composition de la litière du chat. Les messages de
certain(e)s iront directement à la poubelle, qu'ils ne m'en veuillent pas et
prennent cela pour de l'indifférence clémente : passé certaines désillusions,
il n'y a plus qu'à singer ou la clémence d'Auguste ou la cruauté de Domitien,
qui, dit Suétone, s'occupait parfois à écraser des mouches avec un poinçon
d'or. La clémence a je-ne-sais-quoi de moins entomologique, mais de plus
flatteur qui, à défaut d'être très convaincue, contente mieux.
Une
devise ? « Madame, Venise n'est pas là-bas, mais là-haut. » (Giacomo Casanova,
Vénitien, s'adressant, en français, à Madame de Pompadour.)
SdR
Chapour Aryamehr, 28-01-2004 :
Tout
d'abord, si vous êtes vous-même un auditeur assidu de Radio Courtoisie, il
n'est pas impossible que vous m'ayez entendu sur les ondes de cette radio
où j'ai été convié plusieurs fois au cours des dernières années (la dernière
fois le 17 juillet dernier) en tant que "royaliste persan"
(pardonnez le pléonasme) et président du Mémorial des Rois (organisation
à vocation PANROYALISTE) pour défendre la royauté en général, la Restauration
monarchique en particulier, et celle à laquelle nous oeuvrons tous, que ce soit
pour la France ou la Perse (Iran).
Francophone,
francophile et panroyaliste comme le fut le défunt Shah au plus haut point,
contrerévolutionnaire né (de vieille tradition aristocratique perse),
anticommuniste viscéral et antiislamiste radical (les deux totalitarismes rouge
et vert que le Shah, si incompris et calomnié, ne cessa de combattre pendant
tout son règne, ce qui lui valut l'hostilité constante de l'intelligentsia
européenne "républicaine" crypto-marxiste et islamophile, communiste
et khomeyniste), ULTRA-ROYALISTE comme tout Persan digne de ce nom
(l'Iran n'ayant connu au cours de TOUTE son histoire plurimillénaire que
le système monarchique, depuis les temps immémoriaux jusqu'en 1979), je ne vous
étonnerai pas en vous disant que selon nous l'un des contrepoisons les plus
efficaces aux chimères utopiques meurtrières de la "Révolution"
(française, russe ou perse) a été sécrété précisément en France par la
roborative et salvatrice Tradition contre-Révolutionnaire française qui est
d'autant plus vigoureuse qu'elle a germé dans un terreau qui, de jadis le
plus propice, est devenu hélas le plus hostile d'entre tous depuis la
Révolution xénocratique de 1789 (si l'on excepte la Restauration de 1815 sur
laquelle il y aurait beaucoup à dire).
Dans
l'attente de rejoindre Vexilla Regis, je conclurai par la devise royale de
l'Iran, inchangée depuis des millénaires:
Khoda Shah Mihan (littéralement
Dieu, Roi, Patrie)
Vous
remarquerez que "Dieu" se dit en persan "Khoda" et non pas
"Allah", mot spécifique aux Musulmans que les Iraniens
n'utilisent pas, à vous d'en tirer les conclusions qui s'imposent. En outre, il
ne vous aura nullement échappé que cette devise n'est pas sans rappeler celle
de bien des monarchies d'Europe.
Stef Stem, 15-03-2004 :
Bonjour,
Je
suis un novice, pas uniquement vis à vis de vous, je suis novice dans mes
opinions "royalistes".
C'est
seul que j'explore depuis quelques années déjà l'histoire de France et du
monde. Je n'ai pas encore trente ans et j'ai le sentiment de prendre conscience
d'un mensonge "Républiquain". Les mensonges de la révolution
constituent pour moi une véritable "révélation". La question que je
me suis posée est simple et peut-être un peu naïve : Comment un régime
démocratique peut véhiculer des mensonges historiques de la sorte.
Les
principes de liberté de notre société sont-ils bâtis sur du sable ? Est-ce que
tout cela n'est pas faux ? Poudre aux yeux ? (Lorsque l'on voit la manipulation
qui a été tentée par le gouvernement espagnol à la suite des attentats de
Madrid dans le seul but de conserver le pouvoir, je suis dubitatif).
La
quête de la vérité ne doit pas nous quitter. Le sursaut doit se produire. Par
le vote ? Mais je ne suis ni un extrémiste ni un fasciste et les partis
incompétents, corrompus et partisans du centre droit ou gauche ne semble pas
etre un choix constructif.
La
première vérité est que le régime actuel est devenu léthargique. La seconde
vérité est qu'une autre voie est envisageable. La voie d'une certaine morale
catholique de société, adossée à un régime dont l'exécutif ne sera ni partisan,
ni "intéressé". Une Monarchie nouvelle, "Berger" de la
France et de son peuple. Un nouvel espoir, un but, un désir commun. Une
Monarchie qui n'anoblira ni les ministres, ni les footballeurs mais ses
véritables défenseurs. Ceux qui ont manqué en 1793.Voilà.
A
bientôt
S.
Myrdyn,
23 août 2004 :
Bonjour,
Voici
en quelques mots les raisons qui ont motivé ma démarche d'inscription à la
liste Vexilla Regis.
Je
recherche un groupe de personne dont les réflexions convergent avec les miennes
au sujet de la dimension délétère de la démocratie, du caractère abominable des
fondements et des origines de la république, de l'importance de la dimension
culturelle des peuples et des traditions qui ont fait la France et l'Europe
occidentale au cours de ces derniers millénaires, ainsi que de ce que l'on doit
aux Rois qui ont fait la France.
Les
réflexions sur ces sujets m'intéressent et j'ai pu lire des points de vue très
riches dans les archives, mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est d'essayer
de discerner ce qui pourrait provoquer une occasion de faire trébucher la
gueuze, de mettre en ouvre des moyens pour convaincre d'autres français et,
finalement, de pouvoir faire ouvre utile pour l'avenir de mes enfants.
Dans
ce domaine, mes colères et mes peurs se rejoignent. Le pouvoir de manipulation
des mass media associés aux tenanciers de la démocratie est énorme. Je ne
décolère pas d'avoir été ainsi manipulé durant toute ma scolarité et d'avoir dû
attendre d'être adulte et suffisamment mûr pour pouvoir m'en affranchir et
chercher à comprendre notre histoire réelle. Cette manipulation se poursuit de
manière d'autant plus discrète qu'elle est omniprésente et que, finalement,
tout le monde fini par la trouver naturelle. Et elle s'amplifie avec la
mainmise de plus en plus lourde de la bureaucratie sur l'analyse et la
psychothérapie comportementaliste. L'ennemi est puissant et nos rangs n'ont
jamais été aussi clairs.
Mais
cette puissance est parfois à double tranchant et c'est ce qui me fait espérer.
En particulier, je suis convaincu qu'une petite armée organisée d'internautes
peut réussir à faire ce que la presse royaliste ne parvient plus à réaliser :
faire réfléchir des français à qui on a expliqué toute leur vie qu'ils étaient
« naturellement démocrates ». Et avec la réflexion, les victoires se multiplieront.
Aucune doctrine, ni aucune idéologie ne peut tenir face aux arguments
royalistes.
C'est
à un tel mouvement que je souhaite pouvoir m'associer pour promouvoir la cause
et réveiller nos princes.
Longue
vie aux ennemis de nos ennemis.
Myrdyn
SdB, 2-12-2004 :
« Royaliste, fasciste,
raciste. »
La question de la compatibilité du
royalisme et de l'appartenance à l’extrême droite me paraît totalement
surréaliste.
On pourrait aussi demander s'il est
compatible d'être blond et d'aimer la soupe au lard.
Le royalisme n'est pas un choix
politique.
L'appartenance à l'extrême droite
n'est pas un acte de foi.
Je suis royaliste parce que, selon
ma foi, le Christ, roi de France désigne son Lieutenant par la naissance.
Je suis d'extrême droite parce que,
selon mon expérience, les libertés ne s'exercent pleinement que dans l'harmonie
raciale et culturelle, la paix publique et la justice sociale.
Je suis entré en politique à douze
ans comme solidariste par tradition familiale puis je suis devenu fasciste par
exécration de la faiblesse des pouvoirs qui ne sert que les intérêts
ploutocratiques au détriment des petits, des faibles, des pauvres.
Étant fasciste, je me suis posé, à
la lumière des expériences passées (en Italie, au Portugal, en Espagne) la
question de la succession dans un régime non parlementaire et en l'absence de
suffrage universel. Je me suis fait la réflexion que le gouvernement de
l¹Église n'était pas de nature démocratique. Le Christ a désigné souverainement
les apôtres et choisi sans consultation préalable et même, au mépris des
ambitions et des espérances, le chef de Son l’Église.
Je me suis dit que ce qui était bon
pour l¹Église l'était sans doute aussi pour la France et que, donc, il fallait
s'en remettre à la Providence du choix du chef.
C'est la définition du royaliste.
Le royaliste d’extrême droite est
donc un homme qui vit dans l'Espérance et dans l'espoir. Espérance que la
Providence voudra nous montrer notre vrai chef naturel. Espoir que ce chef
saura conduire les destinées du royaume conformément aux principes de
l'harmonie raciale et culturelle, de la paix publique et de la justice sociale,
conditions premières du respects des libertés.
Je précise, encore une fois, que mon
racisme n'est en rien hiérarchique. Je ne considère pas la race blanche comme
supérieure aux autres. Je crois simplement que les races sont adéquates à des
milieux et que le blanc n'est pas plus fait pour vivre dans la savane que le
noir sur le macadam. Je tiens que si le Créateur a voulu des races différentes,
c'et qu'Il avait Ses raisons que nous ne comprenons pas forcément mais que nous
devons respecter. ….
SdeB
(Au roi, et vite !)
Orliac, 5-12-2007
Mes respects à tous.
Me voici inscrit dans ce cercle de
discussion royaliste.
Permettez-moi ce message de
présentation.
J'ai 44 ans & je partage de
longue date la conviction politique qui nous réunit.
J'ai la plus grande compassion pour
le roi Louis XVI, mais je préfère de beaucoup les figures historiques &
politiques de Philippe-Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel, Charles V, Louis
XI, François Ier, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XVIII - de France -
& Louis-Philippe - des Français.
Côté Vendée Militaire, mon affection
& ma révérence vont à Cathelineau & à Lescure. Et si je suis ému par le
destin de Monsieur Henri, je crois que je me serais mieux amusé avec Monsieur
de Charette.
Pour la politique contemporaine,
j'avoue une détestation pour le général de Gaulle - qui ne va pas, toutefois,
jusqu'au folklore de lui renier ses étoiles & la minuscule de sa particule
- ainsi que pour plusieurs de ses successeurs.
Côté folklore, précisément, je n'ai
jamais pensé que M. Le Pen fût un homme d'Etat, mais je lui suis reconnaissant
d'avoir toujours été cordial avec mes parents, d'avoir mouché depuis cinquante
ans un nombre considérable de morveux audio-visuels &, surtout, de m'avoir
offert le plus beau spectacle politique de ma vie, dans les deux semaines qui
suivirent LE 21 avril...
Voir mes voisins parisiens bourgeois
& bohèmes aller voter Chirac, avec leur figure de carême, la peur du
croquemitaine au ventre & leur conscience de citoyen-solidaire-vigilant-démocrate-résistant
en sautoir fut une vraie joie.
Comme spectateur dégagé, je suis
satisfait que le fond de commerce de M. de Saint-Cloud ait été repris par M. de
Neuilly, Il ne se fera sans doute rien de plus consistant à l'Elysée qu'il n'en
a été fait au Paquebot, mais M. Sarkozy ne saurait être foncièrement mauvais si
j'en juge par les commentaires de tous ceux chez qui il déclenche une
"colère saine", pour reprendre les mots d'une philosophe de
Poitou-Charentes qui a gardé intacte sa capacité d'indignation.
J'ajoute pour être complet que je
confesse un catholicisme plutôt ultramontin, résolument papiste - depuis deux
pontificats à tout le moins -, parfumé à l'encens de préférence au patchouli
& voussoyant le Bon Dieu, Sa sainte Mère & tous les saints.
Comme la cause royaliste a ceci de
commun avec la fibre écolo qu'on y compte autant de chapelles que de fidèles,
je pressens que je me prendrai de bec avec un certain nombre d'entre vous.
Croyez bien que ce sera sans méchanceté ni rancune. Et je vous prie d'ailleurs
de recevoir mes premières excuses en avancement d'hoirie...
Dieu garde la France, les Français
& leurs princes.
Orliac.