LA QUESTION
FONDAMENTALE QUE DOIT SE POSER UN CATHOLIQUE POUR APPRECIER LA VALEUR D’UN
REGIME, n’est pas d’abord d’ordre
temporel. Elle est : CE REGIME ME PERMET-IL, malgré mes faiblesses et mes
blessures, d’accéder au mieux à mes FINS DERNIERES ? i.e. DE ME PRESENTER
DEVANT DIEU DANS LA VERTU ?
Voilà LA
véritable question qui devrait intéresser un catholique. Malheureusement, si
personne ou presque ne l’aborde jamais, c’est que l’Eglise « de notre temps »,
prêchant de fait le salut universel « oublie » de le dire.
SI JE SUIS
ROYALISTE, C’EST POUR CELA, et pour rien d’autre qui vaille la peine de se
battre.
Simone Weil (se
méfier des contrefaçons) a écrit des lignes admirables sur le sujet. Extraits :
« Toutes les
choses crées refusent pour moi d’être des fins. » [...] Les choses crées ont
pour essence d’être des intermédiaires. Elles sont des intermédiaires les unes
vers les autres, et cela n’a pas de fin. Elles sont des intermédiaires vers
Dieu. Les éprouver comme telles. [...] Seul celui qui aime Dieu peut regarder
les moyens seulement comme des moyens. [...] LA PUISSANCE (et l’argent, ce
passe-partout de la puissance) EST LE MOYEN PUR. PAR LA MÊME, C’EST LA FIN
SUPRÊME POUR TOUS CEUX QUI N’ONT PAS COMPRIS. [...] NE PRIVER AUCUN ÊTRE HUMAIN
DE SES METAXU, C’est-à-dire de ces bien relatifs et mélangés (FOYER, PATRIE,
TRADITION, CULTURE, etc...) QUI RECHAUFFENT ET NOURRISSENT L’ÂME et sans
lesquels, en dehors de la sainteté, une vie humaine n’est pas possible. [...]
Pour respecter par exemple les patries étrangères, IL FAUT FAIRE DE SA PROPRE
PATRIE, NON PAS UNE IDOLE, MAIS UN ECHELON VERS DIEU. [...] »
« La pesanteur et la grâce », préface de Gustave Thibon. Agora, 35
F.
POUR DIEU ET POUR
LE ROY, parce que PAR LE ROY.
N.B. Je dédie
particulièrement ce message aux adeptes du christianisme sans la croix, aux
adeptes du christianisme-décoration (version patine antiquaire ), aux adeptes
du christianisme radieux (version haut de gamme avec déclenchement automatique
des essuie-glaces en cas pluie) . Qu’ils n’en soient pas offensés.
Message de Catholix du 17-01-02.
L’écrivain
catholique Louis Veuillot écrivait que « la perfection d’une idée fausse est
d’arriver à la contradiction ». Il est clair que c’est à ce point que nous en
sommes arrivés avec la notion de laïcité, prise dans le sens qu’on lui donne
dans nos démocraties occidentales.
L’Etat laïque ne
reconnaît aucune religion en particulier, mais accorde néanmoins à chaque «
citoyen » le droit de pratiquer celle de son choix. Il est possible que les
athées et certains des catholiques « ouverts » qui défendent ce principe -
imposé par des doctrinaires beaucoup moins naïfs - soient sincèrement
convaincus de sa justesse indépassable. Que voulez-vous : certains disent que
deux et deux font quatre, d’autres qu’ils font cinq et d’autres encore trois ;
il n’y a donc pas de vérité. Ce sophisme fait que pour un athée, toutes les
religions se valent et ne sont que des avatars de la superstition. Mais la «
tolérance », vertu républicaine, exige de respecter les crédules dans leurs
croyances, si bêtes soient-elles. Il est bien entendu que cette tolérance doit
s’entendre dans des limites très strictes que l’on pourrait résumer par «
immanence », mot signifiant « qui reste dedans ». La religion doit être
immanente à la pensée de ses adeptes, sa pratique confinée aux lieux de culte,
et ne doit avoir aucune incidence sur l’organisation de la société, sur ses
lois. Car, c’est entendu, les lois doivent être « neutres », ... c’est à dires
athées.
Une telle
conception dénote une totale ignorance, non de la part des initiateurs, mais des
propagandistes agissant en « désinformés-désinformateurs » qui la propagent, de
ce qu’est la religion, composante ontologique de l’homme. Et même simplement de
ce que sont les fondements d’une civilisation. Elle révèle un état de
déracinement avancé, déracinement qui, comme l’a montré Hannah Arendt est un
pré-requis nécessaire à l’installation d’un totalitarisme.
Mais voici que
l’on découvre avec stupeur que les musulmans installés en grand nombre dans nos
pays anciennement chrétiens, entendent bien, eux, et très logiquement, mettre
leur religion en pratique dans leur vie quotidienne.
Comme la leur
diffère de manière importante de celle des chrétiens, on voit bien
l’incompatibilité foncière qu’il y aurait entre une législation chrétienne et
une législation musulmane. Les chantres de la laïcité auraient-ils donc raison
? Non. Le penser, serait oublier que toute loi est sous-tendue par une
conception de l’homme et de son agir. En l’occurrence, ce sont les conceptions
de l’athéisme qui prévalent, avec la mort et le néant pour fin ultime de
l’homme. Autre immanentisme. On ne peut y échapper : lorsqu’il gouverne, César
a nécessairement une idée en tête. La loi est catholique, protestante,
musulmane, juive ou matérialiste athée ; elle ne peut être neutre. Prétendre le
contraire est une imposture. Telle est précisément l’imposture laïciste.
Cette imposture a
été consolidée en confondant à tort le sens des mots « séparer » et «
distinguer ». La distinction n’exclue pas des liens intimes, une communication,
une concertation : dans un couple bien constitué, on distingue l’époux de
l’épouse qui disposent chacun d’une large autonomie, mais au sein de l’entité
couple les options fondamentales sont concertées et définies en vue d’un
objectif commun. Dans un ménage séparé, tout lien est rompu. Contrairement à ce
qu’affirme une argumentation fallacieuse, « l’alliance du Trône et de l’Autel »
n’a jamais signifié, en Chrétienté, théocratie. Ceux qui seraient tentés de le
croire, n’ont qu’à considérer l’âpreté des luttes entre papauté et monarchie
qui ont marqué l’histoire ! Par contre, nos naïfs militants de la laïcité
commencent à découvrir que cette théocratie, qu’ils redoutent à juste titre car
porteuse de totalitarisme, est inscrite au coeur de l’Islam, accueilli par eux
avec bienveillance et qui, lui, ne distingue pas le spirituel du temporel !
Mais, le laïcisme
a trouvé la parade rhétorique à cette contradiction interne : ceux qui veulent
mettre en pratique leur religion, la voir inspirer les lois, sont des « extrémistes
», des « fondamentalistes », des « intégristes » (l’anticléricalisme virulent
du XIXème siècle parlait de « fanatiques ») et sont jetés indistinctement en
pâture à la vindicte populaire et au lynchage médiatique (pour l’instant). A
l’instar du drogué, prêt à tout pour se procurer une dose toujours plus forte
de narcotique, le matérialisme occidental, prosterné devant son sexe, son
ventre et son bien-être, est affolé à la pensée d’être entravé dans sa
jouissance. C’est pourquoi il lui faut impérativement éliminer la religion
authentique. Les « modérés », c’est à dire les athées pratiques, seront
momentanément conservés à titre de faire-valoir.
Message de Catholix
du 17-01-02.
Attention à ne
pas tomber dans le piège qui nous est tendu par les loges et qui consiste à
créer la confusion entre DISTINCTION et SEPARATION des pouvoirs.
Je déteste la
théocratie autant que vous, mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Il s'agit
de créer et de maintenir des conditions de vie qui ne soient pas contraires à
nos fins, disons, pour faire simple, qui ne nous poussent pas au péché comme
c'est le cas actuellement. Mais l'ordre du politique est distinct de celui du
religieux et même de celui du moral.
Je peux vous dire, au terme d'une étude que je mène depuis plusieurs mois, que la monomanie anti-musulmane ( à ne pas confondre avec une juste prévention et connaissance des risques) qui n'est pas rare dans nos milieux est utilisée, et même encouragée et nourrie pour la retourner contre les catholiques. Le principe de la manoeuvre est très simple : voyez les horreurs talibanes, c'est l'intégrisme, la religion catholique aussi a ses intégristes, il faut donc combattre tous les intégrismes, en particulier le catholicisme.
Message à suivre de Catholix du 18-01-02.