Texte transmis par Claude Timmerman, 23-03-2003.
Le
"Rapport de la Montagne de fer"
clef de la politique américaine
et de la guerre en Irak
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Conférence donnée par Claude Timmerman le
15 mars 2003 Paris, maison des Salésiens
au colloque d'Ile de France du Centre d'Etudes et de Prospective pour la
Science
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Introduction (*)
Le
rapport dit "de la Montagne de fer" est paru en 1967 aux Etats Unis
chez Dial Press sous le titre original de:
"Report
from the Iron Mountain on the possibility and the desirability of peace"
sans
nom d'auteur, mais avec une introduction de Leonard C. Lewin qui y explique
comment ce document lui est parvenu dans les mains et pourquoi il se devait de
le faire connaître en le publiant, même sans autorisation.
Ce
document était accompagné d'une préface d'un dénommé Herschel Mac Landress -
que personne ne connaissait physiquement, mais dont le nom était connu par des
articles économiques paraissant dans la revue "Esquire", certains
d'ailleurs cosignés au début des années 60 par un certain John Fitzgerald
Kennedy - qui attestait de la véracité et de la réalité des travaux dont ce
rapport était à l'origine.
Compte
tenu des conclusions de ce rapport, il créa une polémique importante lors de sa
parution. Une controverse s'en suivit, étouffée à la demande de la Maison Blanche qui refusa toujours de
reconnaître la moindre implication gouvernementale dans cette affaire.
Nous
sommes alors en pleine guerre du Vietnam et Lyndon Johnson peut aisément agir
sur la presse pour calmer le jeu...
Le
rapport de la Montagne de Fer allait sombrer dans les oubliettes de l'Histoire
devant les impératifs médiatiques de la guerre froide et du désengagement
vietnamien...
Quel
est le thème de ce rapport?
Rien moins que l'étude des
bouleversements de la civilisation provoqués par l'éventualité d'un régime de
paix perpétuelle et des substituts à trouver aux fonctions de la guerre pour
maintenir, en régime de paix, la cohésion des sociétés.
A
cette poque, aux Etats Unis, plusieurs études de ce genre, d'origines diverses,
virent le jour.
Nous
ne citerons que le livre de H. Kahn : «
Thinking about the unthinkale » ce que nous traduirons par "Penser
l'impensable " destiné à sensibiliser l'opinion américaine sur la nouvelle
façon de penser la guerre et la paix à l'ère nuclaire.
Le
"Rapport de la Montagne de Fer" comme il fut dénommé se retrouva donc
relégué sur les rayons des bibliothèques universitaires comme n'importe quelle
étude de sociologie politique.
Il
fut pourtant traduit en français par Jean Bloch-Michel et publié en 1968 chez
Calmann - Lévy sous le titre:
"La paix indésirable? Rapport sur
l'utilité des guerres."
avec
une préface du grand économiste américain J.K.Galbraith qui y déclare deux
choses:
a)
Il reconnaît être Herschel MacLandress, pseudonyme qu'il utilisait couramment
dans ses écrits, notamment ceux cosignés par Kennedy qui était alors son élève!
b)
Il déclare avoir été convié "par un ami fort connu, astronome, physicien et spécialiste des communications",(p.xxii)
à une réunion à Iron Mountain au cours de l'été 1963, invitation qu'il avait
décliné, devant participer à un important séminaire sur la psychométrie en
Italie pour lequel il s'était engagé à cette date. Voir cet ami " fort
connu " en annexe...
Quoiqu'il en soit, Galbraith reconnaît
sans aucune équivoque l'existence des réunions d'Iron Mountain et la véracité
du rapport qui en découla...
Il tenait visiblement à épauler Léonard
C.Lewin devant les dificultés d'édition de ce rapport.
Il
conclua sa préface ainsi:
« De même que je
prends personnellement la responsabilité de l'authenticité de ce document, je
puis témoigner en faveur de la justesse de ses conclusions. Mes réserves ne
concernent que l'imprudence avec laquelle il a été mis à la disposition d'un
public qui n'était évidemment pas prêt à le comprendre.» (p.xxvii)
Cela
se passe de commentaires!
Paru
en France au sortir des "évènements" de mai 68 et entouré d'une
discrétion médiatique exemplaire, le rapport sombra dans l'oubli bien que
l'édition en fut épuisée rapidement.
Il
fut réédité en 1984.
I - Historique
Comment
Léonard C. Lewin s'est-il trouvé en possession d'un exemplaire de ce rapport?
Il
l'explique très clairement dans l'introduction qu'il a rédigée pour l'édition
originale.
Il
fut contacté l''hiver 1966 / 67 par un dénommé John Doe, c'est du moins le
pseudonyme qu'il lui a conservé, "professeur
dans une grande université du Middle West. Sa spcialité est une des sciences de
l'homme, mais je ne le caractériserai pas avec plus de précision".(p.
09)
John
Doe lui explique qu'il a été contacté téléphoniquement de Washington, l'été
1963, par une certaine Mrs. Potts qui lui indiqua qu'il devrait contacter une
tierce personne au Département d'Etat ce qu'il fit.
Cette
personne annonça alors à John Doe qu'il avait été choisi pour faire partie
d'une commission de la plus haute importance "dont les travaux étaient de déterminer, avec précision et réalisme,
la nature des problèmes que devraient affronter les Etats-Unis dans le cas où
les conditions nécessaires à l'établissement d'une paix permanente seraient
réunies, et d'établir un programme en vue de faire face à cette
éventualité". (p. 10)
A
cet effet il devra se rendre à Iron Mountain, localité du nord de l'Etat de New
York, où il retrouvera les autres membres de la commission sélectionnés comme
lui pour participer à ce "groupe d'étude spéciale".
Iron
Moutain est connu pour l'existence d'un gigantesque abri antiatomique qui sert
à stocker des archives des plus importantes sociétés qui y tiennent parfois des
réunions très confidentielles, notamment les sociétés pétrolières comme la
Shell et la Standart Oil.
John
Doe va y retrouver quatorze personnalités du monde universitaire, politique et
économique (voir en annexe) avec lesquelles, durant trois ans, il va participer
à l'élaboration de ce fameux "rapport du groupe d'étude spéciale".
Effaré
des conclusions de ce rapport, John Doe avait cru nécessaire de le faire
connaître au grand public par l'intermédiaire d'un ami sur lequel il savait
pouvoir compter, même si la commission interministérielle, qui était à
l'origine de ce rapport, avait tenu à le conserver secret: Leonard C. Lewin
allait s'en occuper.
La
ligne générale du rapport est pour le moins inquiétante. Les questions
initiales n'ayant pu trouver de réponses à travers les multiples analyses et
synthèses qui avaient été effectuées, les membres du groupe d'étude spéciale
étaient parvenus à la conclusion suivante:
« La paix durable, bien que n'étant pas
théoriquement impossible, est probablement inaccessible; même dans le cas où il serait possible de l'établir, il ne serait
certainement pas dans l'intérêt le mieux compris d'une société stable de parvenir
à la faire règner.
.../...
La guerre remplit certaines fonctions
essentielles à la stabilité de notre société; jusqu'au moment où d'autres procédés susceptibles de remplir les mêmes fonctions
n'auront pas été découverts, le système qui repose sur la guerre devra être
maintenu - et amélioré quant à son
efficacité. (p. 14)
On
comprend qu'une telle analyse ait pu poser des problèmes moraux à "notre
ami" John Doe et qu'il ait tenu, ayant participé à la rédaction dudit
rapport, à soulager sa conscience en donnant les moyens de faire connaître ces
travaux au grand public.
En
fait l'initiative de ce "groupe d'étude spéciale" remonte à l'hiver
1961et sera mise en place par l'administration Kennedy sous l'égide de
MacNamara et des deux conseillers Busk et Rusk.
Le
Département d'Etat mettra deux ans à sélectionner les quinze protagonistes de
ce groupe.
C'est
l'époque de la crise des missiles de Cuba..
L'idée
primitive était d'étudier les conséquences à long terme de la planification
d'une paix perpétuelle. Le choix de ses membres prit plus de deux ans et les
convocations furent adressées l'été 1963. Vu les liens qui unissaient Galbraith
et Kennedy, on comprend que le premier ait été pressenti pour faire parti de ce
groupe!
Les
membres eurent pour seule instruction de poursuivre leurs travaux selon trois
critères:
a) une objectivité de style militaire,
b) le refus de toute idée ou idéologie
préconçue,
c) la prise en considration dans tous les
domaines, des théories ou des faits en rapport avec le problème. (p.
57)
Les
réunions ne se tinrent pas toujours au "bunker" de Iron Hill, mais
souvent dans des hôtels un peu partout dans l'état de New York.
Paradoxalement,
Kennedy ayant été assassiné le 22 octobre 1963, époque du tout début des
travaux du groupe, c'est l'administration Johnson qui suivit ces travaux durant
le début de la guerre du Vietnam.
II - Démarche de
recherche des "fonctions de la guerre".
Joseph
de Maistre dans "Les soirées de Saint Pétersbourg" faisait déjà dire
à l'un de ses personnages dans la conversation consacrée à la guerre au chaptre
VII :
«
La guerre est un mal nécessaire. »
Plus
proches de nous, divers analystes réfléchissant sur la nature de la violence sociale et son expression opposent:
-
La guerre, expression de la violence organisée et maîtrisée par une société
stable,
et
-
Les désordres de rue qualifiés aujourd'hui pudiquement
"d'incivilités", fruits de l'expression de la violence individuelle
ou de petits groupes d'individus plus ou moins organisés en marge de la société
dont ils se trouvent marginalisés.
Ces
désordres, s'ils dégénèrent en troubles graves, traduisent l'incapacité de leur
société d'origine à contrôler leurs excès et contribuent à son instabilité (insécurité,
pillages, émeutes, coups d'état, etc...)
Force
nous est de constater que dans toutes les civilisations connues à ce jour,
l'idée de paix ne se définit jamais autrement que par rapport à la guerre. Les
définitions des dictionnaires français eux-mêmes en disent long sur la
conception que s'en est faite notre civilisation.
On
lit classiquement en effet deux définitions de la paix:
Paix
: "Intervalle de temps séparant deux guerres",
Paix
: "Etat de non-belligérence",
On
est pas plus explicite!
On
peut aussi se rappeler la maxime de Clémenceau :
«
La paix n'est que la continuation de la guerre par d'autres moyens. »
Nul
doute que les membres du "groupe d'étude spéciale" n'aient eu présent
à l'esprit ces concepts lorsqu'ils cherchent dans un premier temps à définir et à classer les diverses
fonctions de la guerre dans notre civilisation.
Leur
travail s'axe d'emblée sur deux questions:
«
A quoi faut-il s'attendre dans le cas où
la paix surviendrait?
A quoi devons-nous nous préparer pour faire face à une telle
éventualité? » (p.53)
Le
groupe part en effet de cette constatation:
Il n'y a certainement aucune exagération à dire qu'un état de paix
générale dans le monde conduira à des changements dans les structures sociales
de toutes les nations du monde, changements qui seraient d'une ampleur sans
équivalent dans l'histoire, et révolutionnaires.
Les conséquences économiques d'un
désarmement général, pour ne parler que de la conséquence la plus évidente de
la paix, obligeraient à reconsidérer toutes les modalités de la production et
de la distribution dans le monde, dans une mesure qui ferait paraître
insignifiants les changements survenus au cours des cinquante dernières années.
Des changements gros de conséquences se
produiraient également dans les domaines politique, sociologique, culturel et
écologique. (p.52)
Pour
avoir un maximum d'indépendance d'esprit, le groupe a décidé de s'affranchir
dans ses recherches de tout jugement de valeur morale ou religieuse, de bannir
toute idée de "bien", de "bon" ou de "mal" et de
s'attacher aux seuls concepts globaux nominatifs liés à la société.
« Nous avons essayé d'appliquer à notre
manière de penser les critères de la physique, dont les caractéristiques ne
sont pas, comme on le croit, d'être exclusivement quantitatifs mais comme le
dit Whitehead :
"d'ignorer tout jugement de valeur; et, par exemple, tout jugement
esthétique ou moral." .../...
[ Le choix que nous avons retenu ] Dans
le cas qui nous concerne, cela a été simplement la survie de la société humaine
en général, et de la société américaine en particulier, et, ceci étant le
corollaire de la survie, la stabilité de la société.» (p. 61)
Sur
les rapports entre la guerre et la société, le groupe de recherche spéciale
affirme:
«
L'erreur fondamentale consiste à affirmer de façon inexacte que la guerre, en
temps qu'institution est subordonnée au système social qu'elle est censée
défendre » (p. 84)
Et
de conclure son analyse sur la guerre de cette façon:
« La capacité d'une nation de faire la
guerre constitue l'exercice de son plus grand pouvoir social; la guerre, faite ou prévue, est une
question de vie ou de mort, dans les proportions les plus importantes, pour le
contrôle de la société.
Il ne fa ut
donc pas s'étonner si les institutions militaires, dans chaque société,
réclament de passer les premières dans tous les domaines.» (p.88)
III - Les fonctions de
la guerre
A
partir de ces considérations le groupe définit cinq fonctions principales liées
à la guerre, en dehors bien entendu d'un quelconque rôle militaire:
a)
Une fonction économique,
A
propos de la production et de l'économie de guerre le groupe constate:
«...dans le cas du "gaspillage"
militaire, il est évident que l'utilité sociale est manifeste.
Cela provient du fait que le
"gaspillage" de la production de guerre s'accomplit complètement en
dehors des cadres de l'économie de l'offre et de la demande. En tant que tel, ce "gaspillage"
constitue le seul secteur important de l'économie globale qui soit sujet à un
contrôle complet et discrétionnaire de la part de l'autorité centrale. » (p.
93)
Et
le groupe d'ajouter que si la guerre est le moyen d'écouler les stocks, ce qui
est un raisonnement trop "simpliste" (sic), l'économie de guerre
d'une manière générale contribue à la stabilisation des progrès des
économies...« ...du fait que ce secteur
n'est pas sensible aux contractions qui peuvent se produire dans le secteur
privé, et qu'il a fourni une sorte de pare-chocs ou de balancier de l'économie »
. (p.95)
Et
de constater que durant la seconde guerre mondiale le niveau de vie américain
avait augmenté!
« Le
fait que la guerre soit un"gaspillage" est précisément ce qui la rend
susceptible de remplir ses propres fonctions. Et plus vite l'économie
accomplit des progrès, plus lourd doit être ce volant de secours. »
(p.94)
Ce
qui avait été souligné, en 1957, par un ancien secrétaire à la Défense, Frank
Pace, par cette formule:
«
S'il existe, comme je le suppose, une relation directe entre le pouvoir
stimulant que comportent de grandes dépenses d'armement et une augmentation
substantielle du taux d'accroissement
du produit national brut, cela provient simplement du fait que les
dépenses militaires, per se, peuvent être favorisées exclusivement pour des
motifs économiques en tant que stimulant du métabolisme national. »
b)
Une fonction politique,
La
fonction essentielle de la guerre sur le plan politique concerne la stabilité
sociale et la reconnaissance d'un état en temps que nation de par la puissance
qu'il est susceptible d'imposer aux autres s'il en a les moyens techniques.
« La guerre, en temps que système social,
a non seulement constitué un élément essentiel de l'existence des nations en
temps qu'entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable
à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun
gouvernement n'a jamais été capable de faire reconnaître sa
"légitimité", ou son droit à diriger la société. La possibilité d'une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure
sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir ».(p.100)
C'est
donc par la menace que l'on maintient la cohésion politique d'une société: tout
le travail du "groupe d'étude spéciale" sera, nous allons le voir, de
définir et d'exploiter la meilleure menace possible. Pour lui, la guerre est
garante de la légitimité politique de l'état!
c)
Une fonction sociologique,
La
fonction essentielle sociologique observée est celle de l'utilisation des
éléments asociaux ou de conserver un rôle nécessaire aux éléments antisociaux
dans la société.
« Les mouvements sociaux, facteurs de
désintégration et d'instabilité, décrits en gros comme "fascistes",
ont traditionnellement pris naissance dans des sociétés à qui manquaient des
soupapes de sûreté, militaires ou paramilitaires, susceptibles de satisfaire
les besoins de ses éléments.» (p.104)
«Les
euphémismes courants - "délinquence juvénile" et
"aliénation" - ont connu des équivalents à toutes les époques.
Autrefois de tels problèmes étaient réglés par les militaires sans
complications judiciaires, par le moyen des bandes armées et de
l'asservissement pur et simple.
Mais il n'est pas difficile d'imaginer,
par exemple , le degré de
désintégration sociale jusqu'où auraient pu aller les Etats-Unis au
cours des deux dernières décennies, si le problème des rebelles sociaux, nés de
la Deuxième Guerre Mondiale, n'avait pas été prévu et réglé de manière
efficace. Les plus jeunes de ces rebelles, et les plus dangereux, ont été pris
en main par le système de service militaire sélectif (Selective Service System ).» (p.104)
La
seconde fonction observée est celle de l'utilisation de personnes inaptes à
tout type d'emploi dans l'administration, le commerce, l'industrie ou
l'agriculture, ce que l'on a pu appeler autrefois "la chair à canons"
et plus récemment de façon moins péjorative "les chiens de guerre",
pour lesquelles l'armée et les activités guerrières étaient les seules
possibles.
En
matière de cohésion sociale, le rapport insiste sur l'analyse des sociétés
anciennes pour souligner le rôle des meurtres rituels et des sacrifices
humains, par exemple dans les sociétés précolombiennes.
« Dans ces sociétés, le sacrifice humain
avait pour but de maintenir le vestige d'un "gage" de l'aptitude que
conservait la société à faire la guerre et de sa volonté de la faire -
autrement dit de tuer et d'être tué - dans le cas où quelque circonstance
mystérieuse - c'est à dire imprévue - rendrait cette éventualité possible. .... / ...
C'était avant tout, sinon exclusivement,
une façon symbolique de rappeler que la guerre avait été autrefois la force
centrale organisatrice de la société, et que les conditions de sa réapparition
pouvait revenir.» (p.112)
Sans
préjuger de la remise en place d'une forme "moins barbare" lors de la transition vers des régimes de paix, le groupe
retient que:
«L'existence
d'une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est, par conséquent,
essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu'à l'acceptation d'une autorité
politique.»
(p.113)
d)
Une fonction écologique
La
fonction essentielle observée sur le plan écologique est celle de régulation
des populations.
Mais
le groupe constate que la guerre a un effet sélectif (on pourraît
presque dire une pression de sélection au sens darwinien) négatif.
En
effet, dans la plupart des sociétés, ce sont les éléments les plus doués et les
plus forts qui historiquement embrassaient la carrière militaire et se
trouvaient de ce fait les plus exposés.
«
Dans les sociétés humaines, ceux qui se battent et qui meurent dans des guerres
nécessaires à la survie de l'espèce sont en général les plus forts de ses
membres sur le plan biologique. Il s'agit là donc d'une sélection naturelle à
l'envers » (p.115)
Le
rapport évoque les autres moyens classiquement utilisés dans les sociétés
anciennes pour réguler les populations
-
l'infanticide (Chine, Amérique précolombienne)
-
la vie monastique (Tibet, Europe chrétienne)
-
l'émigration forcée
-
l'application étendue de la peine de mort (Chine Impériale)
On
peut également songer à la pratique de la capture d'esclaves comme en Afrique
Noire ou dans les Balkans (Janissaires, femmes circasiennes, etc...)
Le
rapport souligne enfin l'intérêt des nouvelles armes de destruction massive qui
n'éliminent plus préférentiellement les militaires mais massiverment les
populations civiles dans leur globalité.
« Le
second facteur, encore actuel, est l'efficacité des méthodes modernes de
destruction de masse. Même s'il n'était pas nécessaire de recourir à leur
usage pour lutter contre une crise de surpopulation mondiale, elles offrent
peut-être paradoxalement, la première possibilité, dans l'histoire de
l'humanité, de mettre fin aux effets régressifs de la guerre sur la sélection
naturelle. Les armes nucléaires ne
choisissent pas. Leur usage mettrait fin à la destruction disproportionnée des
membres les plus forts de l'espèce...» (p. 117 /
118)
Enfin
le rapport souligne que la régression des maladies, l'accroissement de la
longévité et la très forte régression des maladies infantiles autrefois fatales
conduisent à laisser se développer des mutations indésirables pour l'espèce.
«
Il semble clair qu'une nouvelle fonction quasi-eugénique de la guerre est en
train de se développer, dont il faudra tenir compte dans tout plan de
transition vers la paix.»
(p.119)
e)
Une fonction scientifique et culturelle,
Le
rapport constate que la guere et les activités militaires constituent le moteur
essentiel de la recherche scientifique et que celle-ci a largement influencé le
développement de l'art surtout en matière de peinture, sculpture, littérature
et musique.
« La guerre est la principale force qui
soit à l'origine du développement de la science, à tous les niveaux, depuis la
conception abstraite jusqu'à l'application technique. La société moderne accorde
une grande valeur à la science "pure", mais il est historiquement
indiscutable que toutes les découvertes d'importance majeure qui ont été faites
dans les sciences naturelles ont été inspirées par les nécessités, réelles ou
imaginaires, de leur époque. Les
conséquences de ces découvertes se sont étendues beaucoup plus loin, mais la
guerre a toujours fourni le stimulant qui a été à leur origine. » (p.122)
On
ne peut que songer en lisant ces lignes au nombre colossal de publications sur
l'acétylcholinestérase...premier enzyme "travaillé" par la biologie
moléculaire des laboratoires militaires, car il intervient dans les mécanismes
physiologiques de paralysie respiratoire liés aux gaz de combat, notamment les
gaz asphixiants!
D'autres
fonctions mineures de la guerre sont également évoquées:
-
Un "facteur de libération sociale", facteur psychologique de
dispersion des tensions
-
Un facteur de stabilisation des conflits entre générations, permettant «... aux
générations les plus âgées et par conséquent physiquement diminuées, aptes à
maintenir leur contrôle sur les générations les plus jeunes, en les détruisant
au besoin.» (p. 125)
-
Un facteur de contrôle du chômage, en permettant bien évidemment de recréer des
emplois par l'économie de guerre et en éliminant certains de ceux qui se
seraient engagés, ou plutôt de ceux qui auraient été enrôlés...
IV - Les substituts
aux fonctions de la guerre
Le
rapport en évalue toute une série se rapportant aux cinq principales fonctions
précédemment diagnostiquées.
a)
Substituts aux fonctions économiques
Le
groupe d'étude spéciale chiffre à 10% du PNB ( p.131) la quantité de richesses
à détruire chaque année pour équilibrer la stabilité de l'expansion économique
liée au "gaspillage" de la guerre.
Il
imagine alors un programme de recherche de bien-être social lié à la
réalisation onéreuse de nombreux investissements et aménagements (hôpitaux,
cliniques, écoles, bibliothèques, logements, transports en commun, amélioration
de l'environnement et dépollution de l'eau, enfin lutte généralisée contre la
pauvreté).
Mais
force est de constater qu'un tel programme connaîtra un terme au bout duquel
seul seront nécessaires des crédits de
fonctionnement, annuels, modestes en comparaison et cela dans le cadre même de
l'économie générale. (p.135)
Il
envisage ensuite la recherche spatiale qui offre l'avantage d'être indéfinie
dans l'espace et dans le temps, d'être infiniment dispendieuse.
Par
ailleurs, cette recherche est en soit indissociable de la recherche à des fins
militaires:
« A l'exception d'une fraction
restreinte, tout le budget de recherches spatiales, si on l'estime en vertu de
critères appliqués à des objectifs scientifiques comparables, doit être imputé
de facto à l'économie militaire. Les recherches spatiales futures, prévues en
temps que substitut à la guerre réduiraient les justifications
"scientifiques" de leur budget à un pourcentage absolument minuscule.
» (p. 137)
D'où
l'intérêt de la recherche spatiale en temps que substitut économique au
gaspillage de la guerre!
Dernier
point, envisager un programme de désarmement universel qui, même s'il ne
représente pas de dépenses considérables, devra être mis en place lors de la
phase de transition nécessaire au passage à la paix.
b)
Substituts au rôle politique
«
Le système fondé sur la guerre rend possible la stabilité des gouvernements. Il
y parvient essentiellement en fournissant à la société la nécessité permanente
d'accepter une autorité politique. » (p. 140)
Pour
se faire on peut envisager l'accroissement du poids et des missions des
institutions internationales, créer un tribunal mondial, etc...
En
l'absence de conflit il faut trouver une menace suffisamment importante pour
amener les sociétés à accepter leur sujetion à leur gouvernement.
On
peut envisager, mais le groupe d'étude spéciale reste sceptique, de lancer
l'idée d'une menace interplanétaire.
« On a affirmé avec chaleur qu'une telle
menace donnerait "le dernier et le meilleur espoir de paix"en
unissant l'humanité toute entière contre le danger de sa destruction par des
"créatures" venues d'autres planètes ou de l'espace.»
(p.143)
Mais
on peut également créer artificiellement des menaces terrestres
"naturelles":
« ...pour
être efficace, un substitut politique à la guerre devrait nécessiter des
"ennemis de remplacement" dont certains risqueraient de paraître un
tant soit peu "tirés par les cheveux" dans le contexte de l'actuel
système fondé sur la guerre.
Il pourrait consister en ceci, par
exemple, que la pollution totale du milieu pourrait remplacer la possibilité de
destruction en masse par des engins nucléaires, en tant que principale menace
apparente exercée contre la survie de l'espèce.
L'empoisonnement
de l'air ainsi que des ressources principales de nourriture et d'eau est déjà
en bonne voie et, à première vue, pourrait apparaître comme prometteur, vu sous
cet angle; cet empoisonnement constitue une menace contre laquelle on ne peut
se défendre qu'en utilisant à fond l'organisation sociale et le pouvoir
politique.
Mais
selon ce que l'on sait aujourd'hui, il faudra encore attendre la vie d'une
génération ou d'une génération et demie avant que la pollution du milieu
ambiant, si grave qu'elle soit déjà, devienne suffisamment menaçante, à
l'échelle mondiale, pour pouvoir offrir une base possible à une solution de ce
genre.»
(p.143)
[
Nous rappelons que ce texte a été écrit il y a quarante ans!!!]
D'une
façon générale on est contraint, aux yeux des rédacteurs, par la logique de ce
système:
« Si invraisemblables que puissent paraître
les ennemis de remplacement dont nous venons de parler, il nous faut insister
sur le fait qu'il faudra bien en trouver un, d'une ampleur et d'une crédibilité
suffisantes, si l'on veut que la transition vers la paix aboutisse un jour sans
desintégration sociale. Il est plus que
probable, selon nous, qu'une telle menace devra être imaginée plutôt que créée,
à partir de situations inconnues.» (p. 145)
c)
réflexion sociologique
Comme
il l'avait été souligné, il importe de pouvoir remédier à la capacité de
nuisance sociale des délinquants, révoltés, associaux, récidivistes, etc...
Dans
cette hypothèse le groupe spécial ne prévoit aucune solution originale autre
qu'une certaine "forme d'embrigadement" ce que l'on a pu observer à
diverses époques des ateliers nationaux
aux chantiers de jeunesse.
Dans
la ligne de MacNamara qui venait d'exposer ce problème avant de lancer le
groupe d'étude spéciale, nous le rappelons, les rédacteurs du rapport imagine
une extension du Peace Corps, ce "Corps de la Paix" susceptible
d'encadrer les éléments les plus durs et les moins fiables de la société vers
des activités de type humanitaire "en
faveur du progrès"!
Par
ailleurs, on songe sérieusement à réintroduire l'esclavage sous une forme
insidieuse, telle qu'elle a pu être imaginée dans certains romans
d'anticipation, dont bien entendu le fameux "meilleur des mondes"
d'Aldous Huxley.
« Il
est parfaitement possible que la création d'une forme subtile d'esclavage soit
une condition préalable absolue à la direction d'une société appartenant à un
monde sans guerres. En pratique, la transformation des codes de discipline
militaire en une forme d'esclavage, appelée par euphémisme d'un autre nom, ne
réclamerait, de façon surprenante, qu'une révision de faible importance...»
(p. 150)
Par
ailleurs l'ennemi de remplacement doit apparaître suffisamment menaçant pour justifier d' exiger la nécessité "de
payer le prix du sang" dans de très larges domaines des affaires humaines.
(p. 151)
«
Les modèles fictifs doivent présenter
une force de conviction extraordinaire à laquelle doit s'ajouter une
possibilité notable de sacrifices de vies humaines; la construction d'une
structure mythologique ou religieuse "à la page", à cette fin,
présenterait à notre époque des difficultés, mais mérite d'être prise en
considération.» (p. 151)
Enfin
dans le but de canaliser les déviances de certains associaux, les rédacteurs
n'hésitent pas à envisager la mise à l'honneur de "jeux sanglants" en vue de garder un contrôle effectif sur
les pulsions agressives des individus".(p. 151)
On
ne peut oublier de nos jours les multiples scénarii des jeux de rôle, des jeux
informatiques, des films qui correspondent à cette idée.
On
se rappellera au moins "Les chasses du comte Zarov" qui est
aujourd'hui un morceau d'anthologie.
Les
auteurs imaginent même faire d'une pierre deux coups:
« ...il serait possible de faire des
individus asociaux, dont il faut garder en main le contrôle au moyen d'une
institution quelconque, "l'ennemi de remplacment" nécessaire à la
cohésion de la société. L'impossibilité
accrue, inévitable et irréversible pour certains, d'être employés, et
l'extension parallèle d'une aliénation généralisée par rapport aux valeurs
normalement admises pourrait obliger à envisager de telles mesures, et pourrait
faire qu'elles deviennent nécessaires, même en tant que complément au système
fondé sur la guerre.» (p.152/ 153)
Le
tout est évidemment de savoir ce que l'on appelle les "valeurs normalement
admises" dans un monde qui ne prend en compte que des critères de survie
des plus forts indépendamment de toute valeur éthique ou morale!
d)
rôle écologique des substituts
Il
s'agit de lutter d'abord contre l'effet anti-eugénique de la guerre:
« La
guerre n'a jamais été un facteur de progrès génétique. Mais en tant que système
de contrôle brut de la population, utilisé en vue de préserver l'existence même
de l'espèce, rien ne peut lui être reproché....
Il est évident que l'obligation de
limiter la procréation aux produits de l'insémination artificielle fournirait
un contrôle des niveaux de population parfaitement adapté à son rôle de
substitut de la guerre.Un tel système de reproduction aurait, bien entendu,
l'avantage supplémentaire de pouvoir être directement l'objet d'une
administration eugénique. Ses développements futurs, tels qu'on peut les
prévoir - la conception et la croissance
embryonnaire se produisant en totalité en laboratoire - permettraient
d'étendre le contrôle jusqu'à ses conclusions logiques.
La
fonction écologique de la guerre ne serait pas seulement, dans de telles
conditions, remplacée, mais surpassée dans le domaine de l'efficacité.
La
première étape - contrôle total de la conception grâce à une variante des
"pillules" susceptible d'être répandue partout, par l'eau ou par
l'intermédiaire de certains aliments essentiels, compensée par un
"antidote" également contrôlé - est en train de se réaliser.
Il
ne semble pas qu'il soit nécessaire, dans un avenir prévisible, d'en revenir à
aucune des pratiques démodées dont il a été question au chapître précédent (telles
que l'infanticide, etc...) comme cela aurait été le cas si la possibilité de
passer à un état de paix était survenu il y a deux générations.» (p. 154 / 155) Sic!
Or
conclut le groupe, une telle politique eugéniste ne peut être mise en place tant
que le système fondé sur la guerre est encore pratiqué.
Car
:
« Un
excès de population, c'est du matériel de guerre.
Tant qu'une société quelconque devra
tenir compte d'unepossibilité de guerre, si éloignée soit-elle, elle doit
maintenir le maximum supportable de population, même si, en agissant ainsi,
elle aggrave de façon sérieuse sa situation économique.»
(p. 156)
e)
Culture et sciences
La
dynamique créée par la guerre en matière de recherche scientifique et
culturelle ira s'amenuisant durant encore deux générations en bénéficiant de
l'effet actuel d'entraînement.
Cependant,
les recherches nécessaires à la mise en place des programmes d'eugénisme et les technologies à améliorer pour
réaliser le programme de bien-être social devraient nécessiter la participation
de très nombreux centres de recherche.
Hors
de ces branches, aucun substitut aux effets de la guerre sur la recherche
scientifique ne semblent avoir été trouvé.
«
...par définition, nous sommes incapables
de concevoir les questions scientifiques qui pourraient se poser une fois que
celles que nous sommes capables de comprendre aujourd'hui auront trouvé leur
réponse. » (p. 162)
V - Conclusions du
rapport et implications
Partant du principe que la guerre
est « la base même de l'organistion sur
laquelle toutes les sociétés modernes sont construites.» (p.165) les
auteurs du rapport concluent à la nécessité d'avoir recours aux substituts
précédemment envisagés afin « de se
préparer très soigneusement à l'éventualité de la paix, non que nous pensions que la fin des guerres soit nécessairement
souhaitable, si même elle est possible, mais parce qu'elle pourrait nous
prendre par surprise, sous une forme
à laquelle nous pourrions ne pas être
préparés.» (p.188)
En
particulier, pour les cinq fonctions fondamentales de la guerre, le rapport
rcommande une série de mesures dont nous voyons chaque jour un peu plus la
réalisation prendre forme depuis quarante ans dans les orientations techniques
de la recherche scientifique, l'amélioration des techniques et les
transformations de notre vie quotidienne.
a)
En matière économique
Nécessité
de mettre en place un système de consommation de richesses « à des fins totalement non productives » (p.170)
- Programme de bien-être social pour l'amélioration maximale des conditions
de vie
Ce
sera la mise en place de la société de consommation de biens non plus durables
mais jetables et éternellement renouvelables, ainsi que la quête indéfinie des
revendications matérialistes dans nos sociétés occidentales
"modernes".
-
Programme spatial sans fin « dirigé vers des cibles impossibles à
atteindre » (p.172)
C'est
bien ce qui a été mis en place par la Nasa.
-
Système d'inspection de désarmement
« ultra subtil, ritualisé »
Le
show médiatique hors du commun auquel nous venons d'assister avec l'affaire
d'Iraq en est la parfaite illustration....et se passe de commentaires!
b)
En matière politique
-
Création d'une force de police
internationale omniprésente.
C'est
ce qui est réalisé à travers le renforcement des structures des Nations Unies,
la création du Tribunal Pénal International, au pouvoir discrétionnaire,
puisque les ressortissants israéliens et Américains sont exclus de sa
juridiction.
En
matière de surveillance on soulignera la mise en place du réseau
"échelon" et l'ensemble des systèmes d'écoutes satellitaires mis en
place depuis vingt ans, par les Etats Unis.
Il
est symptômatique de constater que deux pays y jouent un rôle déterminant dans
la mise en place des structures au sol nécessaires: le Royaume Uni et
l'Australie.
Ce
seront, comme par hasard, les seuls pays aux côtés des USA lors de l'invasion
de l'Iraq.
- Accréditer l'existence d'une menace
extra-terrestre
Depuis
la fin de la guerre toute suggestion d'une vie extra-terrestre a été
systématiquement rejetée par les "savants". L'invention du
spectro-photomètre prouvait pourtant, par analyse de la lumière reçue des
étoiles, l'universalité de la structure atomique et du tableau périodique des
éléments de Mendeleieff.
Ces
faits à eux seuls prouvaient que l'existence de la vie sans être certaine était
probable, ailleurs, dans l'espace et dans le temps.
Depuis
une vingtaine d'années, la tendance s'est inversée sur le plan scientifique et
surtout sur le plan médiatique. On assiste en effet à un foisonnement
d'émissions télévisées sur les OVNI, à une multiplication de séries sur les
extra-terrestres, etc...
Nous
citerons parmi les plus connues actuellement : "Les envahisseurs",
"X-files" , "Stargate".
On
peut y remarquer que de plus en plus "les créatures de l'au-delà"
apparaissent dangereuses et impitoyables pour l'espèce humaine.
Même
chose au cinéma où le gentil E.T. comme les sympathiques "aliens" de
Spielberg dans "Rencontre du 3° type" sont mués en envahisseurs
destructeurs impitoyables dans "Mars Attack" ou "Independance
Day".
Tout
est fait aujourd'hui pour accréditer dans l'esprit du grand public que
l'extraterrestre existe nécessairement et sera forcément destructeur s'il
parvenait sur terre.
- Menace sur les sociétés par pollution
massive du milieu ambiant
Les
exemples sont légion...
On
citera au hasard:
.
Les positions antiécologiques du Président George W. Bush (voir en annexe)
.
L'action pour le moins équivoque de grandes associations comme Green Peace dont
les liens avec le lobby pétrolier ne sont plus à démontrer et qui oeuvre contre
le nucléaire pour le maintien de l'emploi superfaitatoire d'énergies fossiles
polluantes. ( effet de serre, pollution aérienne, etc...)
.
L'offensive récente antiécologique de la nouvelle doctrine du
"développement durable" qui prône qu'il n'y a pas "d'état de
nature naturel" puisque la Nature est en perpétuelle évolution et que son
état à un moment donné est fonction des activités humaines que la Nature ne
saurait entraver.
.
La pollution massive du sol et des nappes phréatiques par des pratiques
agricoles sciemment orientées vers l'emploi de plus en plus massif de
substances dangereuses et pratiquement non boidégradables (engrais, pesticides,
herbicides).
.
L'emploi de substances à risque dans l'industrie (mercure, amiante, etc...dont
les effets cancérigènes sont connus)
.
L'existence d'accidents répétés comme la pollution marine par tankers
"poubelles" toujours pas interdits
.
La mise au point d'un ensemble "d'instruments biologiques
destructeurs" dont nous reparlerons au paragra phe suivant.
- La création d'ennemis fictifs
"même tirés par les cheveux" (sic)
A
l'heure de l'invasion de l'Iraq sans aucun motif autre que d'avoir été désigné
comme "l'ennemi des Etats-Unis", et pourquoi pas du genre humain,
tout commentaire est superflu!
On
pourra aussi, et c'est lié, évoquer la curieuse affaire des tours du 11
septembre et la désignation de "l'islamisme" comme cause de tous les
maux...
c)
En matière sociologique
- Encadrement de la population et des
entreprises
Si
le rapport propose "pour faire plaisir" à monsieur McNamara, qui est
à l'origine de l'étude,
une
extension des fonctions du "Peace Corps" - Le Corps de la Paix -
force est de constater qu'avec les progrès de l'informatique et la
généralisation des connections multimedia, les entreprises comme les individus
sont pris dans un faisceau d'éléments de surveillance de plus en plus
performants.
- Création d'une forme moderne de
l'esclavage
Sans
parler d'une exploitation non institutionnalisée des immigrés dans certains
contextes, on songera aux effets de la délocalisation et aux conditions de
travail dans le Tiers Monde.
On
songera aussi à la paupérisation croissante de ces régions, liées à la volonté
des institutions internationales comme la Banque Mondiale ou le F.M.I. qui
obligent par exemple au démantèlement des caisses de stabilisation qui
assuraient un revenu décent aux producteurs de produits agricoles de rente
comme le café ou le cacao, qui ont pesé de tout leur poids pour la dévaluation
de 100% du franc C.F.A., etc...
O
se rappellera aussi qu'il existe un bureau des délocalisations à Bruxelles pour
la C.E.E.
- Pollution ambiante intensifiée
Voir
au paragraphe "politique", les deux sujets politique et sociologie
étant effectivement intimement liés.
- Nouvelles religions et mythologies
On
peut songer à l'émergence soudaine et politiquemment favorisée de l'Islam en
pays traditionnellement chrétiens.
On
peut se rappeler le rôle des Etats-unis dans la guerre du Kosovo, qui ne visait
qu'à l'instauration d'une république musulmane stable dans une zone balkanisée
à la suite de la chute du mur de Berlin.
On
pensera aux nouvelles mythologies nées aux Etats-unis comme le mouvement
"New Age"
Sur
le plan purement religieux on évoquera le foisonnement des sectes aux U.S.A.
qui prolifèrent sous le regard souvent bienveillant des membres de la Haute
Administration...dont certains des acteurs les plus influents sont eux-mêmes
liés à certaines sectes!
On
peut aussi évoquer les mouvements charismatiques ou oecuménistes.
Nous
mentionnerons enfin la multinationale "Universal", nouvelle
"église" née au Brésil où elle compte plus de six millions d'adeptes
et qui prend pied aujourd'hui en Europe par le
Portugal. Sa doctrine fumeuse s'apparente à un synchrétisme chrétien
amalgamé avec les mythes de la musique rock.
Des
séries télévisées d'origine américaine sont consacrées aux sorciers, à Satan,
aux vampires, etc...
Les
sites web sur les mêmes sujets se multiplient sans soulever la moindre
réprobation politique...
On
peut aussi penser aux mythologies payennes remises à l'honneur depuis quelques
années comme le druidisme et les cultes solaires favorisés par certaines sectes
comme le Temple Solaire ou certains films comme "le seigneur des anneaux"
qui popularisent des mythologies oubliées du grand public.
- Jeux "sanglants" d'utilité
sociale
Sans
que nous en soyons encore à la réalisation pratique de "Roller Ball",
nous devons admettre que l'exaltation de la violence est omniprésente dans le
monde médiatique.
C'est
une banalité que de dire que la violence est partout à la télévision.
Depuis
"Orange mécanique" les films sont légion.
Les
jeux vidéo sont tous axés sur la destruction d'ennemis.
Des
films comme "Les chasses du comte Zarov" mettent en scène des chasses
à l'homme.
Des
jeux télévisés de plus en plus nombreux sont conçus autour de l'idée
d'élimination de concurrents à travers des épreuves physiques.
Le
concept de "jeu de rôle" a fait une percée.
Il
s'agit de poursuivre la mise en scène de scénarii souvent sanglants entre des
partenaires fictifs...
La
vulgarisation probable de la technique des hologrammes dans les prochaines
années donnera à cette discipline un nouvel essor et un plus grand
"réalisme".
La
déification des sportifs atteint son paroxysme et la violence sur les stades de
football est courante.
Les
mentalités sont donc conduites à admettre une banalisation de la violence et à
rechercher des "sensations" de plus en plus "fortes" qui
pourraient bien effectivement déboucher sur l'instauration de spectacles
effectivement sanglants, auprès desquels certains combats de boxe Taï
sembleraient dignes des patronnages.
Certaines
enquêtes sérieuses dans le monde pornographique laissent même entendre que des
scènes de viols avec meurtres, surtout en Amérique latine, n'ont pas été
simulées...
d)
Ecologie
Les
recommendations sont orientées vers deux directions : la limitation de la
population et l'eugénisme, d'une part, la pollution du milieu ambiant utilisée
comme menace de pression sur la société pour en maintenir la cohésion, de
l'autre.
Nous
avons déjà évoqué aux paragraphes "sociologie" et
"politique" un ensemble d'effets polluants d'origine
physico-chimiques.
Nous
n'évoquerons donc ici que les éléments d'origine biologique qui viennent en
complément des précédents et / ou oeuvrent dans la même voie.
Tout
un ensemble de méthodes et de recherches concourent à cet effet.
Ils
combinent à la fois des possibilités étendues de limitation de la population et
de pollution du milieu biologique.
Nous
citerons ici, dans l'état actuel de nos connaissances, les réalisations mises
en place à ce jour :
- Les campagnes de vaccination
Mises
en place à l'initiative d'organismes internationnaux comme l'OMS, ces campagnes
préconnisées, voire forcées dans certains pays du Tiers Monde par suite
d'accords avec la Banque Mondiale ou le FMI, sont faites beaucoup plus dans un
but abortif ou contraceptif que dans un but prophyllactique.
Il
est d'ailleurs symptômatique de voir que la vaccination contre la variole,
maladie nullement éradiquée - ( comme si on pouvait éradiquer un virus de la
planète!) - a été arrêtée.
Les
campagnes de vaccination actuelle visent essentiellement les femmes.
Le but à travers le vaccin est
l'incorporation de substances abortives, contraceptives ou stérilisantes.
Ces
compléments aux toxines vaccinales sont de deux ordres: des substances
allogènes contraceptives à forte concentration ou des hormones capables de déclencher
des réactions antifoetales par auto-immunité.
Le
détail de ces techniques ferait à lui seul l'objet d'une conférence et ne
saurait être détaillé ici.
D'autres
substances, ainsi injectables, sont susceptibles de favoriser des cancers sous
l'influence de facteurs déclenchants, c'est notamment ce que l'on observe avec
le cancer du cerveau induit potentiellement par l'abus des téléphones
portables.
Ceci
n'est pas de la science fiction : l'analyse fine par des laboratoires fiables
indépendants à montré l'existence de telles substances de façon indubitable
dans les doses distribuées par certains laboratoires dans le Tiers Monde.
- L'accès à l'eau potable
L'eau
potable, par les traitements qu'elle subit, son universalité et son caractère
indispensable, est un vecteur de choix
pour véhiculer des produits abortifs et contraceptifs.
Rappelons que la conférence de Durban, où
personne ne fut d'accord sur rien, se termina par un document prônant
l'accession immédiate à l'eau potable pour un milliard sept cent millions
d'hommes. Ce n'est pas un hasard!
Les
campagnes des ONG, du Peace Corps, etc...visent toutes à favoriser l'accès à
l'eau potable par des puits forés par leurs soins ou par des adductions et des
stations d'épuration édifiées à leur initiative.
Dans tous les cas, cet accès à l'eau est
assorti du déversement dans les puits et les conduites de substances dont les
effets contribuent de manière non sélective à limiter la population.
- L'épidémiologie
Les
épidémies sont l'occasion de campagnes de vaccination qui ramènent aux cas
précédemment évoqués.Certaines sont
naturelles, mais d'autres sont provoquées.
De
nombreux travaux actuels montrent que le S.I.D.A., certaines formes de choléra
ou de pneumonie ne sont pas d'origine naturelle.
A
l'heure où ces lignes sont écrites l'O.M.S. vient de lancer un grand battage
médiatique, en plein milieu de l'invasion de l'Iraq à propos d'une forme de
pneumopathie particulièrement virulente issue du sud-est asiatique...qui aurait
fait quinze morts!
Il
est clair que ce battage n'est qu'un prétexte à lancer de nouvelles campagnes
de vaccination dont les effets seront de la nature décrite plus haut.
- Les épizooties
Nous
ne citerons pour mémoire que le scandale de la fièvre aphteuse dont les causes
aujourd'hui connues paraissent bien liées au produit de traitement de la
parasitose du vairon - ce que curieusement nient les organismes vétérinaires,
les organisations professionnelles agricoles et les laboratoires
pharmacologiques concernés.
Un
bon nombre de "maladies" animales sont causées par des produits de
traitement qui sont maintenus à l'utilisation.
Ces
produits contribuent à entretenir une menace écologique certaine sur le cheptel
et par voix de conséquence sur la production alimentaire.
- Les O.G.M.
Les
organismes génétiquement modifiés, soit disant à des fins thérapeutiques, ont
surtout été créés pour assurer la maîtrise des productions au profit des
semenciers (grâce aux gênes "Killer" ou "Terminator") et
des industriels de l'agrochimie (fabricants d'engrais et de pesticides)...car
contrairement aux dires de certains, ces plantes sont beaucoup plus exigeantes
et fragiles que les variétés "classiques".
Ces O.G.M. qui sont en passe d'envahir le
monde entier, sous couvert de l'aide humanitaire, vont conduire le Tiers Monde
à se trouver à la merci d'un chantage à la famine de la part des fournisseurs
de semences qui se trouvent être toutes des multinationales à capitaux
américains.
(Nous
soulignons que l'essentiel des travaux brevetés a porté jusqu'ici sur les
céréales d'alimentation de fond du Tiers Monde : maïs, sorgho et riz.)
Par ailleurs, rappelons que nous ne
disposons d'aucun recul pour juger durablement des effets sur l'organisme des
protéines modifiées ou de leurs effets secondaires sur les organismes tant
humains qu'animaux.
Enfin
la multiplication des essais de plein champs va conduire à une généralisation
de la dissémination de ces organismes par les effets de la pollinisation.
Il est clair que la fameuse limitation à
1% de semences contaminées suffira à assurer la conversion totale des espèces
concernées d'ici dix ans en espèces artificielles, donc aux mains des
multinationales.
- "La guerre Climatique"
Nous
nous devons, pour être complet, de mentionner ici le projet "Harp"
qui permet à partir de modifications du champ électromagnétique par des champs
d'antennes, dont les plus importantes sont installées en Alaska, d'induire des
modifications spectaculaires et durables du régime pluviométriques à des
milliers de kilomètres.
Sans que les alternances de sècheresses
et d'inondations soient encore bien ciblées, un certain nombre de perturbations
climatiques, comme les spectaculaires inondations allemandes de l'été 2002, ne
sont pas d'origine naturelle, ce que le chancelier Schroeder avait alors publiquement
souligné.
Pour
ne citer que cela!
Au
total, il existe aujourd'hui tout un arsenal conduisant à faire peser sur les
populations et sur le milieu la menace durable et intense, à la discrétion des
Etats-unis, souhaitée par le rapport!
e)
Sciences et culture
Aucune
recommandation n'est faite dans ces domaines, nous l'avons souligné.
Il
est cependant clair que l'ensemble des travaux à mener pour parachever ce qui a
été évoqué précédemment dans les domaines de la physique, de la chimie, de
l'informatique et de la biologie constituent à eux seuls des moteurs puissants
pour l'incitation à la recherche!
Conclusion
Loin
de la fiction du "Meilleur des Mondes" dont on pourrait croire qu'il
a servi de modèle aux membres du groupe d'étude spéciale, nous constatons que
le rapport dit de "la Montagne de Fer" a servi de trame à la
politique américaine mise en place depuis l'administration Johnson.
La
guerre d'invasion de l'Iraq n'en est qu'une manifestation plus spectaculaire
que d'autres.
Elle aurait pour effet d'achever la
mainmise des Etats Unis sur les réserves énergétiques du monde, face à l'Europe
et à la Chine qui en sont cruellement dépourvues pour le plus grand bénéfice de
certaines multinationales.
Mais
comme le souligne le rapport:
« Il est
bien établi que certains groupes privés et certaines classes capitalistes ont
intérêt à maintenir le système fondé sur la guerre. » (p. 180 / 181)
De
ce point de vue, cette intervention est risquée d'autant que les motivations
officielles de cette guerre sont suffisamment légères pour avoir soulevé la
réprobation du monde entier.
Pourtant
le rapport affirme:
«
...toute
situation de paix authentique et totale, si perfectionnée soit-elle, sera un
facteur de déséquilibre jusqu'à preuve du contraire. » (p. 183)
Mais
les auteurs restent conscients des risques qu'une telle politique belliciste
pose:
«
Il est possible que l'une des plus
grandes puissances se trouve un jour, par l'effet d'un gouvernement maladroit,
dans une position où la classe administrative dirigeante aurait perdu le
contrôle de l'opinion publique ou ne se trouverait plus en mesure de justifier
une guerre nécessaire. Il n'est pas impossible d'imaginer, dans de telles
circonstances, que surgisse une situation où un tel gouvernement serait obligé
d'entreprendre de sérieuses négociations en vue d'un désarmement à grande
échelle...et que de telles négociations conduiraient en fait à la destruction
des installations militaires. Comme
notre rapport l'a montré, une telle situation pourrait se révéler catastrophique.
» (p. 184 / 185)
On
ne saurait mieux dire!
Claude
Timmerman
Annexe I
Liste des membres du
"groupe d'étude spéciale"
Meneur de jeu:
Arthus Able historien, politologue, attaché au départment d'état
Menbres:
Bernard
Baker professeur de droit international
Ckarles
Cox économiste et sociologue
John
Doe professeur de sociologie, ( celui
par qui le scandale est arrivé! )
Edward
Ellis sociologue
Frank
Fox anthropologue
George
Green psychologue, inventeur des tests
individuels
Harold
Hill psychiâtre
John
Jones humaniste, critique littéraire
Martin
Miller chimiste (prix nobel ?)
Paul
Peters biochimiste, spécialiste de la
reproduction
Richard
Roe mathématicien
Samuel
Smith physicien, astronome, spécialiste des
com-munications, (relation de Galbraith)
Thomas
Taylor stratège, théoricien militaire
William
White industriel, membre du Bilderberg group
Tous ces noms sont bien entendu des
pseudonymes.
Cette liste est fournie à titre indicatif
pour donner au lecteur un aperçu de l'éventail des disciplines couvertes par
les membres du "groupe d'étude spéciale" qui a rédigé le rapport sur l'utilité des guerres dit
"Rapport de la Montagne de Fer".
Annexe
II
Premier " bilan
écologique" du président Bush
En quelques mois de présidence, il a
réussi à:
- Réduire
de 35 millions de dollars le budget du programme de formation en médecine
pédiatrique avancée.
- Réduire
de 50% le budget de la recherche sur les énergies renouvelables.
- Repousser
l'émission du règlement réduisant les niveaux “acceptables” d’arsenic dans
l’eau potable.
- Réduire
de 28% le budget du programme de recherche pour des véhicules moins polluants
et moins consommateurs d’énergie.
- Permettre
à la secrétaire de l’Intérieur, Gale Norton, d’explorer la possibilité d’ouvrir
les parcs
nationaux
à l’exploitation forestière et minière et aux forages pétroliers et gaziers.
- Renier
sa promesse de campagne d’investir I 00 millions de dollars par an dans la
protection des forëts tropicales.
- Réduire
de 86% le programme communautaire d’accès aux soins, qui organisait la
coopération des hôpitaux publics, des cliniques privées et autres prestataires
pour venir en aide aux malades dépourvus
d’assurance
médicale.
- Réduire
à néant une proposition visant à accroître l’accès du public aux informations
sur les conséquences potentielles des accidents chimiques industriels.
- Refuser
de signer l’accord de Kyoto sur l’effet de serre, contre la volonté de 178
pays.
- Rejeter
un accord international avant pour but l’application du traite de 1972
bannissant les armements microbiologiques.
- Réduire
d’un demi milliard de dollars le budget de l’EPA (agence de protection de
l’environnement).
- Renier
sa promesse de campagne de réguler les émissions de dioxyde de carbone qui contribuent
fortement à l’effet de serre.
- Nommer
responsable en matière hygiène et de sécurité minières auprès du ministère du
Travail un ancien dirigeant d’une entreprise minière, Dan Laurier.
- Nommer
sous-secrétaire au ministère de l’Intérieur, Lynn Scarlett, un fonctionnaire
qui ne croit pas à l’effet de serre et qui s’oppose à l’introduction de règles
plus contraignantes contre la pollution atmosphérique.
- Approuver
le projet controverse du ministre de l’Intérieur, Gale Norton, qui consiste a
mettre aux enchères des fonds marins proches de la cote est de la Floride aux
fins d’exploitation pétrolifère et gazière.
- Prévoir
l’autorisation de forages pétroliers dans une aire protégée du Montana: la
Lewis and Clark National Forest.
- Menacer
de fermer le Bureau de lutte contre le sida de la maison Blanche.
- Stimuler
le développement d’armements "micro-nucléaires” destinés a atteindre des
cibles souterraines, et, ce en violation du traite d’interdiction des essais
nucléaires.
- Refuser,
comme ses prédécesseurs, de signer la convention internationale sur les mines
anti-personnels.
- Essayer
d’éliminer une législation protégeant 24 millions d’hectares de forêts contre
toute forme
d’exploitation
forestière et contre la construction de routes.
- Nommer
responsable du contrôle des armements et des questions de sécurité
internationale John Bolton, adversaire des traites de non-prolifération et
hostile à l'ONU.
- Nommer
une dirigeante de Monsanto, Linda Fisher, comme administratrice adjointe de
l’Agence de protection de l’environnement..
- Eliminer
la date butoir de 2004 accordée aux constructeurs d’automobiles pour développer
des prototypes de véhicules plus économes en carburant.
- Nommer
secrétaire adjoint à l’intérieur J.Steven Giles, bien connu pour son travail au
service des lobbies du charbon et du pétrole.
- Nommer
responsable pour l’eau et la recherche scientifique auprès du ministère, Bennet
Ralev, adversaire de la législation en faveur de la protection des espèces
menacées.
- Proposer
d’améliorer la procédure d’autorisation de construction de barrages et de
centrales nucléaires, y compris en affaiblissant les critères de protection de
l’environnement.
- Proposer
la vente de zones de forage gazier et pétrolier dans les aires protégées de
l’Alaska.
En si peu de temps quelle besogne !
* Pour la clarté de l'exposé et permettre au lecteur de
retrouver les références de nos dires et de nos citations, notées en italiques,
les chiffres indiqués entre parenthèses font référence à la pagination de la
réédition française de 1984, la seule aujourd'hui disponible.
C'est nous qui en soulignons par les passages en gras les idées les plus caractéristiques.