Questions
proposées par Fressinet, réponses du Lieutenant
4
février 2003
F.: J'ai remarqué que les vrais
républicains ne sont guère plus nombreux que les Royalistes. La plupart des
gens ne sont pas contre l'idée royale, mais pensent que c'est charmant mais
dépassé.
Donc
plutôt que de convaincre les gens du bienfait de la monarchie, il est plus
opportun de leur démontrer l'actualité du système et réduire les 2 ou 3 oppositions qu'ils pourraient avoir.
F.: Un roi coûte cher.
L.: Il semble bien que la Royauté
coûte moins que la république. Tous les élus se constituent des équipes et des
cabinets éphémères et grassement payés qui changent de plus leur mobilier à
chaque élection. Chaque président de la république reçoit après son départ une
pension importante et comme on s'en tape dix pour la durée de vie d'un Roi...
Sans parler de la tentation de se remplir les poches pendant un mandat de durée
(très) limitée et incertain quant à sa reconduction. Ces éléments coûtent plus
cher qu'une royauté où le seul élément de coût inconnu en république est
constitué des listes civiles de membres de la famille royale. Mis ces listes
civiles sont limitées à l'héritier ou membres de la famille les plus proches et
qui en échange prestent des activités de représentation qui doivent aussi être
assurées en république par des personnalités qui ne le font pas toute leur vie
et sont prêtes à gaspiller beaucoup pour profiter de la possibilité à nouveau
éphémère de voyager ou à réaménager chaque fois à grands frais les bâtiments de
leur fonction pour marquer leur personnalité.
F.: Pourquoi Lui et pas moi ?
Beaucoup refusent de déclarer telle ou telle personne plus importante qu'eux
même.
L.: En Royauté le problème de la
succession relève par nature du devoir et non de l'ambition et de la lutte pour
le pouvoir qui en république est la règle et autorise ou encourage toutes les
bassesses et fonde ces factions qu'on appelle "partis" par politesse
et qui accaparent le pouvoir sans assumer de responsabilités directes.
F.: Si la Royauté est
constitutionnelle, quel est l'avantage ? Si elle est "absolue", c'est
la dictature.
L.: Constitutionnelle la monarchie
est un compromis ou une solution partielle qui apporte quand même une part des
vertus souhaitées en plaçant à la tête de l'état une personne qui échappe à
toutes les tares dues au court terme déjà évoquées au premier point et qui agit
sur la continuité avec une mentalité de "bon père de famille" et non
d'arriviste. Le Roi y joue au moins l'élément fédérateur et modérateur et son
rôle ne fusse que moral est plus important que l'on ne l'imagine souvent.
"Absolue", cela signifie simplement que la décision finale revient au
roi seul qui, agissant dans la continuité et soumis aux principes chrétiens,
est préoccupé du bien commun à long terme et non des ses intérêts à court terme
et des nécessités imposées par une réélection. Le fait de prendre seul la
responsabilité de ses décisions après consultation des ses proches, des
institutions concernées et de sa conscience est une garantie bien plus
convaincante que l'irresponsabilité camérale en démocratie. C'est très
différent aussi d'un pouvoir totalitaire républicain où la succession est
toujours problématique et mène à toutes les intrigues et guerres internes la
nomenklatura en place.
Cet
échange a pris place dans une discussion initiée par Paul Turbier, dont un
résultat fut la création d'un site internet.
Il
s'agit de "Le
Roi, Pourquoi Pas ?" que vous trouverez en http://leroi.pourquoipas.free.fr