Message d’Annelysdefrance,
31-12-2005 :
Les
manants du roi ont envoyé, pour finir cette année, un si beau texte que je ne
résiste pas au désir de vous l'envoyer avec tous mes voeux pour une bonne et
belle année, une année royale pour tout dire.
Vive
le Christ-Roi ! vive le roi
!
Anne
Source :
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article71145.php
Nous
sommes de France, de toute la France, de toutes les Frances, du Royaume de
France !
Elle se complait dans
ses défaites. Elle se met en frais pour témoigner de Trafalgar et met son
drapeau en berne pour Austerlitz !
En d'autres temps,
nous aurions pu en rire. Et nos amis, et ceux qui le sont moins, ne peuvent
nous taxer d'une quelconque nostalgie napoléonienne.
Mais nous sommes de
France, de toutes les Frances !
Nous sommes les
héritiers de la bataille de Tolbiac et de celle de Vouillé. Nous avions le cour léger à Bouvines. Nous avons craint le pire à
Poitiers. Nous poussions fort sur le pont de Cocherel,
avec les Bretons de du Guesclin !
Et que dire de nous
devant Orléans, avec Jeanne La Pucelle ?
Nous sommes de toutes
les victoires et de toutes les défaites de notre France.
Combien de larmes
avons-nous versé à la mort du preux Bayard ?
Nous avons trinqué
sans retenue à la santé du jeune duc d'Enghien après la victoire de Rocroi !
Nous avons pleuré
avec la Palatine, sur les excès commis dans le Palatinat.
Nous avons tous été
transpercés par les baïonnettes prussiennes au cri de "A moi,
Auvergne"... lancé par le chevalier d'Assas à la bataille de Kloster-Kamp, et nous le pleurons encore...
Nous ne nous sommes
pas dérobés à l'appel de « la Patrie en danger » et nous avons embrassé les
vieux soldats qui ont refusé de brûler leurs vieux drapeaux.
Nous ne rougissons
pas de Valmy ou de Fleurus.
Nous n'oublions pas
que nous sommes aussi de
Nous ne renions pas
la prise de la Smala d'Abd el-Kader.
Nous levons nos verres à la santé du capitaine Marchand. Nous sommes de
Fachoda.
Nous ne baissons pas
les yeux à l'évocation de nos conduites héroïques ou misérables.
Nous n'avons jamais
rêvé à un « homme nouveau » engendré par la République des vertus !
Nous sommes de Monte
Cassino avec les Tabors, des Aurès aussi. Un peu de nous a croupi dans les
rizières et nous sommes aussi de Dien Bien Phu.
Nous aimons notre
pays, nous l'aimons de tout notre cour et nous
acceptons tout son héritage.
Nous préférons, comme
tout un chacun, certaines heures de son histoire plus que d'autres. Nous
chérissons des héros qui ne sont pas nécessairement partagés par tous. Mais
tous sont gens de France ! Et nous ne méprisons pas pour autant ceux qui sont
honorés par d'autres...
Il faut s'aimer pour
aimer autrui.
Portemont, le 29 décembre 2005.